Le sélectionneur de l'équipe congolaise des jeunes a attribué l'élimination de ses poulains au manque de préparation sérieuse. Les Diables rouges se sont inclinés le 11 août à Johanesbourg 0-1 devant l'Afrique du Sud en match retour des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des moins de 20 ans Algérie 2013
Les Dépêches de Brazzaville : Coach, vous perdez un zéro face à l'Afrique du Sud, que s'est-il passé ?
Eddie Hudanski : C'est vrai qu'on perd un à zéro sur un match où il n'y a pas à rougir parce qu'on a fait un excellent match. On les a bousculés. Les vingt dernières minutes, ils ont eu très peur. Encore une fois, nous n'avons pas pu marquer. La qualification ne s'est pas jouée à Johannesburg. Elle s'est jouée à Brazzaville. On gagne 2-1 alors qu'on aurait dû en mettre 5 ou 6. Je regrette le manque de préparation internationale. Nous n'avions fait aucun match international, aucun stage avant de jouer contre la redoutable équipe d'Afrique du Sud. C'était beaucoup trop peu pour espérer faire beaucoup de choses.
LDB : Vous encaissez, mais vous ne marquez pas. Peuton dire que le secteur défensif a failli ?
EH : Le secteur défensif n'a pas failli. Il a fait une gosse erreur. Un long ballon aérien. Il y a quatre joueurs autour avec un joueur sud-africain. Chacun a cru que l'autre allait prendre le ballon. Ils ne se sont pas parlé, puis le ballon est retombé au sol juste devant Thabani Mthembo, qui est un véritable avant-centre. Cela fait partie du football. Encore une fois, je regrette les buts qu'on a manqués à la fin. Dans les vingt dernières minutes. On a eu deux occasions très franches. C'est vraiment dommage. Je suis à la fois très déçu bien sûr de ne pas m'être qualifié pour le tour suivant. Ensuite satisfait parce que j'espère que cela va mettre dans la tête des gens de comprendre que ce n'est pas la chance qui nous permet de progresser, mais le travail et la préparation. On ne peut pas faire de haut niveau sans préparation correcte. On le voit aujourd'hui, tout le monde est triste parce que certaines personnes n'ont pas fait leur travail.
LDB : Le calendrier de la préparation établi par le CNFF a-t-il été présenté à temps pour le décaissement des fonds ?
EH : Le Centre national de formation de football établit toujours les stages, les rencontres internationales, tout est toujours prêt deux ou trois mois à l'avance. Il n'y a pas à dire qu'on a été surpris. Le problème est toujours le décaissement des fonds qui est tardif. Donc on a annulé un stage au Rwanda, un autre en Égypte, deux matchs internationaux et on se retrouvait à jouer devant les Bafanas-Bafanas qui sortaient d'avoir joué à l'international où ils ont affronté l'Argentine, le Brésil, le Japon, le Nigeria et le Ghana. Cela a fait une différence énorme de préparation.
LDB : Les juniors étant éliminés, il vous reste les cadets. Qu'en sera-t-il de leur préparation ?
EH : Vous savez cela fait bientôt huit ans que je suis là, hormis les deux premières années où c'était une gestion tout à fait différente. C'était une gestion directe avec la présidence. Depuis, c'est toujours comme ça, je ne vois pas comment cela changerait en deux mois. J'ai bien peur que les cadets passent eux aussi à la trappe si on n'est pas préparés correctement, parce que cette génération qui va quitter le centre maintenant était probablement la meilleure que j'ai eue depuis longtemps. On l'a vue jusqu'en huitième de finale de la Coupe du Monde. Maintenant, ces enfants se retrouvent dans le quartier à s'entraîner avec leur club plus ou moins bien, sans objectif précis, et c'est très dommage.
Propos recueillis par James-Golden Éloué
Les Dépêches de Brazzaville : Coach, vous perdez un zéro face à l'Afrique du Sud, que s'est-il passé ?
Eddie Hudanski : C'est vrai qu'on perd un à zéro sur un match où il n'y a pas à rougir parce qu'on a fait un excellent match. On les a bousculés. Les vingt dernières minutes, ils ont eu très peur. Encore une fois, nous n'avons pas pu marquer. La qualification ne s'est pas jouée à Johannesburg. Elle s'est jouée à Brazzaville. On gagne 2-1 alors qu'on aurait dû en mettre 5 ou 6. Je regrette le manque de préparation internationale. Nous n'avions fait aucun match international, aucun stage avant de jouer contre la redoutable équipe d'Afrique du Sud. C'était beaucoup trop peu pour espérer faire beaucoup de choses.
LDB : Vous encaissez, mais vous ne marquez pas. Peuton dire que le secteur défensif a failli ?
EH : Le secteur défensif n'a pas failli. Il a fait une gosse erreur. Un long ballon aérien. Il y a quatre joueurs autour avec un joueur sud-africain. Chacun a cru que l'autre allait prendre le ballon. Ils ne se sont pas parlé, puis le ballon est retombé au sol juste devant Thabani Mthembo, qui est un véritable avant-centre. Cela fait partie du football. Encore une fois, je regrette les buts qu'on a manqués à la fin. Dans les vingt dernières minutes. On a eu deux occasions très franches. C'est vraiment dommage. Je suis à la fois très déçu bien sûr de ne pas m'être qualifié pour le tour suivant. Ensuite satisfait parce que j'espère que cela va mettre dans la tête des gens de comprendre que ce n'est pas la chance qui nous permet de progresser, mais le travail et la préparation. On ne peut pas faire de haut niveau sans préparation correcte. On le voit aujourd'hui, tout le monde est triste parce que certaines personnes n'ont pas fait leur travail.
LDB : Le calendrier de la préparation établi par le CNFF a-t-il été présenté à temps pour le décaissement des fonds ?
EH : Le Centre national de formation de football établit toujours les stages, les rencontres internationales, tout est toujours prêt deux ou trois mois à l'avance. Il n'y a pas à dire qu'on a été surpris. Le problème est toujours le décaissement des fonds qui est tardif. Donc on a annulé un stage au Rwanda, un autre en Égypte, deux matchs internationaux et on se retrouvait à jouer devant les Bafanas-Bafanas qui sortaient d'avoir joué à l'international où ils ont affronté l'Argentine, le Brésil, le Japon, le Nigeria et le Ghana. Cela a fait une différence énorme de préparation.
LDB : Les juniors étant éliminés, il vous reste les cadets. Qu'en sera-t-il de leur préparation ?
EH : Vous savez cela fait bientôt huit ans que je suis là, hormis les deux premières années où c'était une gestion tout à fait différente. C'était une gestion directe avec la présidence. Depuis, c'est toujours comme ça, je ne vois pas comment cela changerait en deux mois. J'ai bien peur que les cadets passent eux aussi à la trappe si on n'est pas préparés correctement, parce que cette génération qui va quitter le centre maintenant était probablement la meilleure que j'ai eue depuis longtemps. On l'a vue jusqu'en huitième de finale de la Coupe du Monde. Maintenant, ces enfants se retrouvent dans le quartier à s'entraîner avec leur club plus ou moins bien, sans objectif précis, et c'est très dommage.
Propos recueillis par James-Golden Éloué











