Autres articles
« Je ne prends pas l’avion. » Ces quelques mots ont valu à un ressortissant de République démocratique du Congo (RDC) un jugement en comparution immédiate pour « soustraction à l’exécution d’une mesure de reconduite à la frontière », hier.
Lorsqu’il est arrivé en France, il y a six ans, ce trentenaire a d’abord eu une autorisation de séjour qui lui a permis de travailler. Industrie, restauration, formations… Mais en 2011, le renouvellement de son titre a été refusé et il lui a été demandé de retourner dans son pays d’origine.
Il a finalement été placé en rétention administrative, puis conduit à l’aéroport de Mulhouse-Bâle pour embarquer en direction de Kinshasa via Roissy, jeudi dernier. Comme il l’a expliqué à la barre, il a alors refusé d’obéir aux policiers à la fois en raison du régime politique en RDC et de la présence de sa femme et ses enfants sur le sol français.
Soulignant que les recours déposés par le prévenu étaient épuisés et qu’il avait déjà été condamné à une peine de sursis pour violences, la procureure a requis à son encontre deux mois de prison avec maintien en détention. « Le but est qu’avec cette peine, vous compreniez qu’il faut monter dans l’avion », a-t-elle expliqué.
Après avoir rappelé la situation complexe de son client et la tension en RDC, l’avocate de la défense s’est interrogée sur l’opportunité d’une peine de prison. Son client a finalement été condamné à 15 jours ferme, mais sans mandat de dépôt.
Lorsqu’il est arrivé en France, il y a six ans, ce trentenaire a d’abord eu une autorisation de séjour qui lui a permis de travailler. Industrie, restauration, formations… Mais en 2011, le renouvellement de son titre a été refusé et il lui a été demandé de retourner dans son pays d’origine.
Il a finalement été placé en rétention administrative, puis conduit à l’aéroport de Mulhouse-Bâle pour embarquer en direction de Kinshasa via Roissy, jeudi dernier. Comme il l’a expliqué à la barre, il a alors refusé d’obéir aux policiers à la fois en raison du régime politique en RDC et de la présence de sa femme et ses enfants sur le sol français.
Soulignant que les recours déposés par le prévenu étaient épuisés et qu’il avait déjà été condamné à une peine de sursis pour violences, la procureure a requis à son encontre deux mois de prison avec maintien en détention. « Le but est qu’avec cette peine, vous compreniez qu’il faut monter dans l’avion », a-t-elle expliqué.
Après avoir rappelé la situation complexe de son client et la tension en RDC, l’avocate de la défense s’est interrogée sur l’opportunité d’une peine de prison. Son client a finalement été condamné à 15 jours ferme, mais sans mandat de dépôt.

Polémique








