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Frocad : «Le temps est venu de nous consacrer à la gouvernance électorale»


Par Lasemaineafricaine.net | Jeudi 25 Juin 2015 | Lu 457 fois | 0 Commentaire

Le Frocad (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique) a animé, mercredi 17 juin 2015, à l’hôtel Olympic palace, à Brazzaville, une conférence de presse portant sur la lecture de la situation politique qui prévaut dans le pays.



Les animateurs de la conférence de presse.
Les animateurs de la conférence de presse.
C’était en présence des responsables des partis membres de cette plateforme citoyenne, parmi lesquels René Serge Blanchard Oba, président du M.s.d (Mouvement pour la solidarité et le développement), parti membre de la majorité présidentielle, qui a, récemment, créé un Mouvement pour l’alternance en 2016.

Il a été chaleureusement applaudi. Pour le front, il n’y a plus de temps à perdre, il faut aller à l’essentiel, c’est-à-dire clôturer le débat sur la Constitution, pour se consacrer à la gouvernance électorale.
Dans le mot liminaire lu, par le porte-parole Anaclet Tsomambé, le Frocad a articulé son propos autour de trois principaux thèmes, notamment: les consultations tenues par la présidence de la République; l’illégalité du projet de changement de Constitution et la gouvernance électorale.
Ainsi, pour le premier point, le Frocad a expliqué les raisons de son refus de répondre aux consultations du chef de l’Etat: «Le Frocad avait décliné l’offre de participer à ces consultations pour éviter de légitimer un processus qui est préjudiciable à notre jeune démocratie. Il avait compris que parler de la «situation de l’Etat et de la Nation» était un leurre, car les déclarations des personnalités reçues par le chef de l’Etat n’ont parlé que du changement de Constitution au sortir de la consultation. Ces consultations, qui nous éloignent de l’esprit du dialogue qui devrait permettre de trouver un consensus autour de la gouvernance électorale, ont été contreproductives en termes de leur contribution à la résolution des problèmes politiques du pays».
Pour le Front, cette «parodie de consultations que la présidence de la République a organisée sur le thème central: «La vie de Nation et de l’Etat», n’était qu’un «traquenards» destiné à diviser les partis, les mouvements et les plateformes opposés au changement de la Constitution, à appâter les acteurs politiques sans idéaux et à rouler dans la farine les naïfs».
Le Front note, cependant, que les quelques partis politiques, associations, confessions religieuses, institutions de la République et personnalités reçues ne représentent nullement la majorité de l’opinion congolaise sur les questions qui préoccupent l’ensemble du peuple. Il note, en plus, que, malheureusement, la Cour constitutionnelle, instance habitée pour traiter les questions liées à la Constitution, n’a pas été consultée. S’agissant de la Constitution, le Frocad rappelle: «Le projet de changement de Constitution auquel s’emploie fébrilement le chef de l’Etat est illégitime, parce que l’écrasante majorité des citoyens n’adhèrent pas à cette démarche, y compris de nombreux partis membres de la mouvance présidentielle». «On constate que ce débat, lancé depuis plus d’un an, s’enlise de plus en plus, occultant ainsi le vrai débat sur le bilan des deux mandats du président de la République. Le temps est venu de clôturer ce débat, pour nous permettre de nous consacrer à la gouvernance électorale».
Enfin, en ce qui concerne la gouvernance électorale, le Frocad pense: «La position de sagesse aujourd’hui, pour le chef de l’Etat, n’est pas de s’entêter à réaffirmer son intention de changer la Constitution de 2002, aux fins de briguer un troisième mandat au moyen d’une parodie de référendum. Car, le contexte international marqué par une farouche opposition des Etats-Unis d’Amérique, de la France, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie), de l’Onu, du Vatican et le contexte national caractérisé par le rejet de son projet par le peuple dans son écrasante majorité, les partis politiques, les mouvements, les associations de la société civile, les évêques du Congo et de nombreuses personnalités indépendantes ne lui sont pas favorables».

Pascal-Azad DOKO
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