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Fulgence-Franck Nkodia, administrateur de la patinoire de Brazzaville.


Par Journaldebrazza | Mercredi 8 Février 2012 | Lu 781 fois | 2 Commentaires



Fulgence-Franck Nkodia, administrateur de la patinoire de Brazzaville.
Il souhaite faire du patinage, une activité à la portée de tous et non une "affaire" d'enfants de riches

Chaque matin, Fulgence-Franck Nkodia, très passionné, vient ouvrir ses bureaux situés au Complexe sportif Alphonse Massamba-Débat, pour attendre ses jeunes clients. En semaine, ils ne viennent pas nombreux, c’est plutôt le week-end qu’on a du boulot ici, dit-il, sans détourner son attention sur les enfants qui patinent sur les abords du stade. A la manière dont il exerce son travail, on pourrait penser qu'il a été formé à la tâche, que non! Au départ, Franck Nkodia est diplômé en Droit. Faute d'avoir été embauché à la Fonction publique congolaise voilà dix ans, a enchaîné plusieurs sortes de boulots. Il travaille ensuite dans une société de finances, comme contrôleur financier, avant d'atterrir au poste qu'il occupe aujourd’hui, à savoir administrateur de l’unique patinoire de Brazzaville. J’ai aimé ce boulot, je me suis adonné dès le premier jour où on me l’a proposé, assure-t-il avec sourire. "J’ai commencé par apprendre moi-même à patiner afin de bien suivre les enfants. Et depuis, je suis devenu un petit champion ; mais j’ai des encadreurs plus aguerris ici pour ce genre de travail. C’est pour éviter que je sois à la fois au four et au moulin", précise humblement ce papa de deux enfants, la trentaine révolue.

Il y a tout juste un an et quelque deux mois que cette patinoire a vu le jour. Brazzaville n’en avait jamais connu. Et c’est grâce à un Congolais habitant en Russie que ce club est né. Il est venu avec une centaine de patins, accompagné des experts russes qui l’ont aidé à installer le club, se souvient Fulgence, le regard un peu perdu, attentionné sur les gosses qui patinent tout près. Le club est ouvert chaque jour, et reçoit les enfants de six à 14 ans. Ils payent 600F CFA pour une heure. Avec ce tarif, nous pouvons également apprendre aux novices. Trois à quatre séances après, ils se débrouillent tout seuls, affirme-t-il.

Au-delà de 15 ans, les jeunes payent 1000F CFa et s’amusent pendant une heure. Lors que le club a été ouvert, une dizaine de jeunes venaient patiner sur l’esplanade du stade chaque jour. Aujourd’hui, ils sont à peine quatre à cinq à fréquenter le club en semaine. Au départ, on organisait des compétitions ici. Il y a des jeunes que nous avons formés ici, et qui excellaient. Maintenant, avec les difficultés, il arrive parfois les week-ends que certains attendent leur tour, faute de patins disponibles, regrette l’administrateur de la patinoire. Nous ne savons pas comment faire participer ces meilleurs aux compétitions internationales, c’est peut-être trop oser pour nous. C’est pourquoi nous souhaitons d’abord commencer par organiser les compétitions dans la ville, en créant les clubs, envisage Fulgence.

Derrière son bureau, Fulgence-Franck Nkodia aligne sur des étagères une série de patins et de casques de protection. On trouve aussi de protèges, mais parfois dont l’état laisse à désirer. Tout le matériel ici était neuf à l’arrivée. Mais, il s’est usé, et contrairement à ce qu’on attendait, l’Etat ne nous a pas appuyés. Et comme les clients ne viennent pas aussi nombreux, nous sommes en difficulté...Nous continuons à payer le loyer ici, et nos ambitions n’ont pu se réaliser. L'administrateur et son équipe de Onze au départ composée de onze personnes espéraient en effet créer un vélodrome, mais resté seul avec un unique collègue, cela n'est plus envisageable. Je ne peux pas dire qu’on gagne gros ici, mais je vis de ce métier. C’est pourquoi je le préserve. En tout cas, on peut avoir son pain du jour. Ce sont des charges locatives par exemple qui nous pèsent, souligne Franck Nkodia.

Considéré comme un sport réservé aux enfants de riches, le patinage chez Fulgence est pourtant à la portée de tous. Si ce n’était que pour les enfants des riches, on aurait mis le tarif à 2000F Cfa, peut-être. Mais à 600F CFA, on croyait drainer des foules ici. Les gens ne connaissent pas bien le coin, ils passent sur le boulevard, mais ne s’arrêtent pas pour se renseigner, déplore Franck Nkodia.

Par Ngouela Ngoussou
Lu 781 fois


Vos commentaires:

1.Posté par Genelia le 14/02/2012 13:36 | Alerter
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Il y a un certain temps que je n'étais venue sur votre blog et je dois dire que c'est toujours aussi intéressant!
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2.Posté par samantha005 le 16/02/2012 15:12 | Alerter
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Salut,je reviens de vacances puis je suis venu voire ton site que j’aime encore autant qu'auparavant
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