Gabriel Boudzoukoutou publie: «Histoire d’hier et d’aujourd’hui»Mercredi 17 Février 2010 - 00:36
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Marié, père de sept enfants, Gabriel Boudzoukoutou est technicien supérieur en mécanique générale. Il évolue au C.f.c.fo (Chemin de fer Congo Océan), à Pointe-Noire, la capitale économique congolaise, comme chef de Bureau de l’organisation du travail (B.o.t), situé au poste d’entretien du matériel remorque du C.f.c.o. Outre ses activités professionnelles, Gabriel Boudzoukoutou est écrivain. Il vient de publier, en fin d’année 2009, aux Editions Culture croisée (France), un livre de 140 pages, intitulé: « Histoires d’hier et d’aujourd’hui ». Nous l’avions interrogé sur la thématique de son œuvre.
Cheminot de carrière, comment êtes-vous arrivé à la littérature? Mes débuts dans le monde de la littérature datent de l’année 1979, quand j’ai commencé à apprendre à jouer à la guitare. J’ai démarré par les poèmes. Mais, cela s’est accentué en 1999, quand nous avions monté la troupe théâtrale Arabana, parce que là, il fallait rédiger les scènes des pièces de théâtre. Aujourd’hui, ses récits de faits marquants de la société congolaise en mutation sont concrétisés. Pouvez-vous nous dévoiler le contenu de votre œuvre? Le livre est composé de plusieurs textes qui concernent, particulièrement, les jeunes. La façon dont nous avions grandi et, maintenant, il y a un grand fossé. Notre jeunesse avait la possibilité d’être maîtrisée. Or, celle d’aujourd’hui, est devenue un peu difficile, parce qu’elle a plusieurs sources d’informations (radio, Internet, cinéma, télévision...). Hier, dans le village, avoir un poste de radio, pire une télévision, était un signe de richesse. Aujourd’hui, une radio peut être en marche toute la journée, sans que personne ne suive, de même pour la télévision. J’ai pensé qu’avec ma manière d’écrire, je pouvais apporter ma pierre à l’édifice dans l’éducation et la conscientisation des jeunes pour une maîtrise de la vie. Tenez! Dans le texte de «Mabiala Mâ Nganga», j’ai raconté une histoire de la colonisation. Dans l’orphelin, comme le titre l’indique, j’ai parlé d’un enfant qui a été abandonné. Mais, par la grâce de Dieu, il a fini par réussir sa vie. Devenu heureux, il a pardonné ses malfaiteurs qui l’avaient chassé. « La bêtise » parle d’un échec social. Un couple qui s’aimait tant a fini par divorcer, ce, malgré les conseils des parents et amis. Dans le texte «Une femme et ses enfants», j’ai parlé d’une femme qui a fait douze enfants avec un homme. Chose curieuse: à la mort de celui-ci, cette femme n’a reconnu que sept enfants. «Le risque suicidaire», lui, parle des gens qui vont chercher la lumière à l’extérieur de leur pays. J’ai pris l’exemple des enfants qui vont mourir vers le Maroc, pour vouloir traverser la Méditerranée, afin de trouver le bonheur en Europe, alors qu’en Afrique, à mon fils et à ses amis», j’ai parlé à la jeunesse, à travers mon fils. Que les jeunes sachent organiser leurs foyers, afin d’éviter les enfants de la rue. Plus où moins est une pièce de théâtre. J’ai essayé de parler des extrémités. Parce que toutes les extrémités pensent que l’une est au-dessus de l’autre. J’ai fait allusion aux extrémités telles: Le plus et le moins, la nuit et le jour, l’homme et la femme, le noir et le blanc... Voilà le contenu de mon œuvre. Propos recueillis par Equateur Denis NGUIMBI (La Semaine africaine) SDC, Starducongo.com
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