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Hervé Mahicka: Hellot Mampouya a défendu à Sibiti ce sur quoi nous ne nous sommes jamais exprimés


Par | Lundi 27 Juillet 2015 | Lu 753 fois | 0 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - "Hellot MAMPOUYA a décidé d’aller à Sibiti défendre ce que nous ne savons pas, ce sur quoi nous ne nous sommes jamais exprimés, se contentant de répandre en petits comités qu’il optait pour le changement de la Constitution, et laissant proliférer une guerre d’intimidation envers ceux qui s’y opposent ouvertement", a fustigé Hervé Mahicka.



Hervé Mahicka, ex-directeur de cabinet du président de La DRD et conseiller technique du ministre Hellot Mampouya
Hervé Mahicka, ex-directeur de cabinet du président de La DRD et conseiller technique du ministre Hellot Mampouya
Dan un entretien accordé à notre confrère Mwinda.org, l'ancien directeur de cabinet du président de La Dynamique Républicaine (DRD) et conseiller technique du ministre a assuré que "jusqu’à ce jour, ni le BEN ni les militants ne sont officiellement informés de ce que leur parti a défendu à Sibiti. Sommes-nous trop idiots pour comprendre ? Pas concernés ? Juste une monnaie d’échange ? Passez-moi l’expression, mais c’est du foutage de gueule".

Hervé Mahicka explique qu'il a mis fin à sa participation au BEN "parce que le débat interne était refusé. Je peux admettre qu’un Président de parti puisse trancher sur la position de son parti sans tenir compte des majorités. Nous ne sommes pas des moutons pour suivre sans savoir, surtout sur un sujet aussi capital que celui-ci. La technique des rumeurs, de la fuite des débats et de l’intimidation ne correspond pas au parti moderne que nous nous étions engagés à créer".

Concernant le dialogue, il a indiqué que c'est une bonne initiative. Par contre, a-t-il estimé, "celui de Sibiti n’était pas assez bien préparé et n’a pas pu connaitre la participation de tous. Ses conclusions sont donc partiales et ne peuvent représenter la société congolaise".

Changement, référendum et bien d'autres sujets ont été abordés dans cette interview indiquant que "Si on a un consensus comme à la Conférence nationale, on change. S’il n’y en a pas, on garde le statu quo. Quant au référendum, la loi ne l’autorise que dans le cadre d’une révision. Aussi, il n’y a pas d’assemblée constituante au Congo pour proposer un nouveau texte à soumettre à l’appréciation du peuple. Sans oublier les délais qui seront dépassés si l’on procède à la mise à jour du système électoral avant tout scrutin. Le camp opposé au changement de la constitution aura bien fait de tenir son dialogue alternatif", a-t-il indiqué.

Enfin, ne pouvant pas concevoir ce en quoi il ne croyait pas, "notamment aller représenter à Sibiti un parti qu’on refuse d’écouter, et plaider une position que je récuse, j’ai rendu mon tablier. Les autres attendent leurs moments", a expliqué.

Adrien Thyg
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