Accueil  >  Livres


Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Huguette Nganga Massanga parle de «L'envers du décor»

Journaliste de profession, titulaire d'un master en communication et médias à l'université de Fribourg, en Suisse, Huguette Nganga Massanga, de nationalité congolaise, résidant en France, vient d'agrandir le cercle des écrivains, en publiant, aux éditions Edi-Livre, son coup d’essai, un roman de 72 pages, intitulé: L'envers du décor.



Nganga Massanga
Nganga Massanga
Elle nous en parle dans l’interview qu’elle nous a accordée, il y a quelques jours, à Madingo-Kayes, à plusieurs dizaines de kilomètres de Pointe-Noire, la capitale économique congolaise. A l’occasion de la célébration de la 12ème journée de «Lire en fête». Entretien.

* Journaliste, comment êtes- vous arrivée dans le cercle des écrivains?

** Du journalisme à la littérature, il n'y a qu'un pas. Au départ, écrire, pour moi, était comme un jeu d'enfant. Je n'ai jamais réfléchi pour dire que je voudrais être écrivaine. C'est arrivé tout seul. Membre d'une troupe de théâtre de la paroisse Saint François d'Assise, à Pointe-Noire, j'ai commencé à écrire de petites pièces de théâtre que nous jouions avec les amies de mon âge. J'ai senti le besoin d'écrire, dès mes dix ans, lorsque j'ai gagné le concours de poésie. Ce couronnement m'a poussé d'écrire davantage. Après une longue et lente recherche d'un style qui m'est propre, j'ai décidé de me faire éditer dans un genre nouveau. «L'envers du décor» est mon premier roman.

* Quel est le message véhiculé dans ce roman?

** «L'envers du décor» parle de la problématique devenue récurrente chez nous, qui consiste à mettre la femme et les enfants hors du toit familial, lorsque le mari meurt. «L'envers du décor» parle de histoire dramatique de la jeune fille Pulutsolo, née d'une famille aisée. Dans l'univers de notre pays, faire un enfant au monde est mal vu par nos familles. Chaque année, ce couple prend des vacances pour l'étranger. Cette fois-ci, pour ce voyage, les parents ont précédé.

Malheureusement, pour eux, le couple a fait un accident mortel. Pulutsolo se retrouve seule au milieu des parents paternels. Or, depuis longtemps, cette famille a, toujours, détesté le couple et sa progéniture. Toute la haine familiale va se déverser sur elle. Se sentant en danger permanent, Pulutsolo décide de partir, pour éviter des éventuelles contradictions qui engendreraient la sorcellerie, bien que le testament écrit par son père stipule: «Si je meurs, ma femme et l'enfant héritent de mes biens». Elle erre çà et là. Du coup, la petite orpheline tombe dans la prostitution, pour essayer de survivre, elle qui avait tout, du vivant de son père et de sa mère. Au hasard d'une promenade, elle entre dans une chapelle. Elle voulait relater sa vie à quelqu'un, mais qui ne devrait pas lui répondre. Alors, elle parle pendant longtemps de sa vie à une croix. Le prêtre, vu qu'il était tard, était obligé de la faire sortir pour fermer la chapelle. Le contact va se créer entre les deux. Pulutsolo va être intégrée dans ce centre comme secrétaire. Elle crée une association où elle s'occupe des veuves et orphelins. Bien que la justice soit un mythe dans ce pays, elle rêve d'en faire une réalité, elle promet régler les comptes des escrocs sans scrupule qui déshéritent veuves et orphelins.

* Comment entendez-vous vulgariser votre ouvrage?

** Au Congo, c'est très difficile. Tenez! J'attends de Paris un colis, mais qui n'arrive pas jusqu'à présent, alors que mes jours, ici, se comptent, maintenant, du bout des doigts. J'ai essayé de parler de mon roman aux libraires de Pointe-Noire. Ceux-ci me demandent d'en acheter et de déposer des exemplaires dans leurs rayons, moyennant un pourcentage. Alors qu'en France, la distribution se fait, déjà, puisque c'est mon éditeur qui s'en occupe. Je pense que le fait que votre journal, le seul du pays qui nous parvient en France, via Internet, et que je lis chaque semaine, parle de ce livre, est, déjà, une forme de vulgarisation.

La Semaine africaine

Jeudi 20 Novembre 2008
Propos recueillis par Equateur Denis NGUIMBI
Lu 904 fois



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Publions des commentaires constructifs pour avancer

Actualités | Les arts | Monde | Indiscretions | Sports | Portraits | Interviews | Afrique | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Producteurs | Livres | Vidéo | Horoscope | Vitrine | Ambassades | Organisations Int. | Cuisine | Météo | Ecouter | Dans la presse | Polémique | Live | Concert | Société | People






 





Référencé sur Lenet3000.com