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I.f.c (Institut français du Congo) : Gastineau Massamba et Cheriff Bakala à l’affiche


Par La Semaine Africaine | Mercredi 18 Avril 2012 | Lu 494 fois | 0 Commentaire



Deux artistes congolais à l’affiche à l’I.f.c (Institut français du Congo), à Brazzaville! Il s’agit de Gastineau Massamba Mbongo, peintre et plasticien, et Cheriff Bakala, musicien. Le premier cité tient une exposition intitulée: «Manifeste», du 11 avril au 27 mai 2012. Et le deuxième chantera les textes de Martin Luther King, le 20 avril prochain, pour inciter le public à la non-violence.

Né en 1973, à Brazzaville, Gastineau Massamba Mbongo a, à son actif, plusieurs expositions au Congo (Brazzaville et Pointe-Noire), mais, aussi, à l’étranger, notamment à Liège, Anvers (Belgique) et en France. Il a intitulé sa nouvelle exposition «Manifeste», pour dénoncer les maux qui minent la société dans tous les domaines: politique, esthétique, social, etc. Dans cette perspective, l’auteur a dit, lors d’une conférence de presse donné à l’I.f.c: «Je ne veux pas avoir normalement un silence coupable, je préfère le dire pour que un jour, si je ne suis pas là, je sache avec mon âme, que j’ai été innocent et j’ai été clair avec moi-même. C’est pour cela que l’exposition s’intitule Manifeste».
Vu la démarche depuis dix ans, l’artiste a commencé à ébaucher un travail qui est propre à lui. Il s’interroge face à tout ce qui se passe dans le monde, avec le problème de l’environnement. Gastineau a abandonné de travailler avec les matières polluants, comme la peinture à huile: «J’ai commencé à y faire avec des fils à cheveux que les femmes utilisent ici, pour en faire mes créations, que ça soit dans les installations, dans les peintures et dans les sculptures».
Vanités, enfants soldats et messages politiques se donnent à voir ou se cachent, au contraire, derrière des pans de toiles que Gastineau propose au public d’arracher pour découvrir une vérité nouvelle, jusqu’ici inaccessible, en se plaçant dans une position d’acteur. Gastineau évoque tout autant la difficulté de faire face à la vérité, le rapport sacralisé (attribuer un caractère sacré) entre l’œuvre et son public.
Cheriff Bakala est un ex-membre du groupe de hip hop «Légitime Brigade». Partisan d’une musique métissée et désireux de multiplier les expériences, il s’essaye à un style de musique différent de ce qu’il pratiquait jusqu’à lors, la pop folk: c’est une musique aux confluences du hip hop et de la musique traditionnelle folklorique, empreinte de sonorités kongo.
Cheriff Bakala s’est inspiré des textes de Martin Luther King, apôtre de la non–violence. Ces textes, traduits à 90% en français, sont accompagnés avec de la musique pour dénoncer la violence qu’évitait Martin Luther King. Cheriff veut bien inciter le public de Brazzaville à résoudre tout problème par le dialogue, la non–violence, car, a-t-il soutenu, lors de son face-à-face avec les chevaliers de la plume et du micro, «la violence fait, simplement, grandir la haine».

Schadrac OUAMBA
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