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Ils ont aussi du cœur : des Bana Congo tirent la sonnette d’alarme sur le cas Tabu Ley


Par Digitalcongo.net | Samedi 28 Juillet 2012 | Lu 800 fois | 0 Commentaire



Ils ont aussi du cœur : des Bana Congo tirent la sonnette d’alarme sur le cas Tabu Ley
L’Etat congolais, attend-il le décès de Tabu Ley pour se souvenir de lui, accourir, faire le croque-mort et décerner une distinction à titre posthume à l’illustre disparu ?

« C’est la question que, comme certains compatriotes au pays, un groupe de Bana congo », préoccupé par la maladie du chanteur, s’est posée face au cas Rochereau aujourd’hui quasiment abandonné à son triste sort.

Ces «Combattants » s’insurgent contre cet état des choses et accusent l’Etat congolais de payer en monnaie de singe un chanteur qui aura tout donné à la nation, dont il a été digne ambassadeur à travers le monde.

« Artiste en danger » Asbl, par la voix de Tsaka Kongo, son Coordonnateur, embouche la même trompette et a entrepris de sensibiliser le ministère en charge de la Culture et des Arts.

« Pas un nécessiteux... »

Pierre Mowana, beau- frère de Pascal Tabu Ley Rochereau, abordé par le journal Visa, abonde dans le même sens tout en reconnaissant: « Quand il est tombé malade, Tabu Ley était encore ministre provincial de la Culture et des Arts. Le gouvernement s’était alors manifesté. Depuis, plus rien ».

Le frère de Théthé, la défunte épouse de Rochereau, a tenu à préciser que son beau frère est loin d’être un nécessiteux car, il a ses propres moyens.

L’Etat ferait justice au chanteur en lui témoignant sa sollicitude - pas forcément sur le plan financier- plutôt que de donner la nette impression d’avoir jeté le Seigneur Ley dans les oubliettes.

Voici quelque quatre décennies, Rochereau, au lendemain de son retour de l’Olympia de Paris, chantait « Propheta », nous rappelant que nul n’est prophète en son pays.

C’est le cas de s’en souvenir quand on apprend que, de temps à autre des gestes viennent des présidences du Congo- Brazzaville et d’Angola en direction du chanteur qui avait fait l’honneur de l’Afrique en 1970 par son passage historique sur la mythique scène de l’Olympia de Paris.

Faut-il le dire, il n’y a aucun gène à appeler en faveur de Rochereau, aujourd’hui (peut-être irrémédiablement) éloigné du micro la sollicitude et la pleine reconnaissance de l’Etat.

En effet, pour le patrimoine national qu’il est, par l’envergure de sa carrière et de son œuvre autant que par sa contribution de taille au rayonnement international de notre art du son, Tabu Ley a cessé de s’appartenir à lui-même et à sa famille.

Les lauriers à lui tisser post mortem et la reconnaissance de la nation, c’est de son vivant qu’il devrait en jouir. Demain sera trop tard et pure hypocrisie...

Kale Ntondo/Visa
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