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In memoriam: Bruno Houla : Deux ans déjà que ce virtuose du saxo a quitté la terre des hommes


Lundi 12 Décembre 2011 - 02:56


In memoriam: Bruno Houla : Deux ans déjà que ce virtuose du saxo a quitté la terre des hommes
8 décembre 2009 - 8 décembre 2011. Deux ans que disparaissait, à Brazzaville, le talentueux saxophoniste congolais Bruno Houla, «Vieux Bruno», pour les fans. Un artiste qui a marqué d’une pierre blanche l’histoire de la musique congolaise et qu’on ne saurait oublier d’un revers de main. Flash back sur la vie de ce virtuose du saxo.

Bruno Houla est né le 2 juin 1938, à Léopold-ville, actuelle Kinshasa. C’est comme batteur qu’il contracte le virus de la musique, en 1956, dans l’orchestre Rock A mambo, sur la rive gauche du fleuve Congo. Où il trouve Roitelet, Essous Jean Serge, Nino Malapet. Avant que le célèbre musicien camerounais Manu Dibango, de passage à Brazzaville, le découvre et l’emmène à Douala, dans son ensemble musical. Où il apprend le maniement du saxo, aux côtés de son maître Manu. Avant d’aller se perfectionner à Harare, au Zimbabwe.
Revenu à Brazzaville, en 1969, il intègre l’orchestre Sinza Kotoko de Ya Gaby, aux côtés de Dianzolo Gabriel, «Mountouari Pierre, Kimbembe Mouss», Bokassa Anatole. Mais, pas pour longtemps. Puisque Pandzou Auguste Fall, drummer, cofondateur de l’orchestre SBB (Super Boboto), l’enrôle dans cet ensemble musical, au bar Faignond, le premier siège du groupe, avant de s’implanter, définitivement, au bar «Super Jazz», devenu, après, «Temple rouge de la musique congolaise». C’est dans le SBB que Houla Bruno a connu sa plus grande gloire musicale, avec les ténors comme, Nkaya Athanase «Mwana Mukamba», Passy-Djo, Mienandi Michel, Ngavouka François «Ringo», Ange Linaud, Loumandé José, Mbouanga Fulgence, Bados Mbaki, Aaron Mitoga, Kinzonzi André «Du Soleil», Mayindou Jean Pirate, Mazonga Boniface Djohny. En 1970, Houla Bruno signe, aux Editions Boyokani, son tout premier titre phonographique, intitulé: «Zonga zonga Lodass».
Bruno a presque fait le tour du Congo: Pointe-Noire, Dolisie, Kimongo, Nkayi, Kinkala, Owando, Ouesso, Impfondo, etc. En 1971, SBB remporte le 1er prix national du concours culturel de la chanson révolutionnaire, avec des titres comme «Tolanda nzela», de Jean Saïdou, «U.j.s.c», de Mwana Mukamba, «A.r.c», de Mienandi Michou, «U.r.f.c», de Pandzou Auguste. En 1972, SBB est lauréat d’un autre concours organisé par l’U.j.s.c. Houla Bruno apporte une innovation au niveau du maniement du saxo, en introduisant l’ampli. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les œuvres comme «Avocat ya basi», «Mbikeno na sala», «Yanga», «Foncia», «Bayidikila». En 1975, déclarée année internationale de la femme, SBB occupe la première place du hit parade. Houla Bruno ne tarit pas d’inspiration. Il compose, en 1972, la chanson «Maladie ya bolingo» et, en 1975, «Bombanda makassi na boyi».
Au plan international, Houla Bruno n’est pas passé inaperçu. Avec le SBB, il effectue beaucoup de voyages à l’étranger. Déjà, en 1973, il est présent à la première Semaine culturelle soviéto-congolaise estudiantine, à Moscou, en ex-U.r.s.s. La même année, SBB représente le Congo à la 10ème édition du Festival mondial de la jeunesse, à Berlin, en ex-RDA (République démocratique Allemande), où il arrache la médaille d’or, devant plusieurs nations venues du monde entier. En 1974, le Super Boboto accompagne les sportifs congolais aux 2èmes Jeux africains qui se déroulent à Lagos (Nigéria). Sur invitation personnelle de Léopold Sédar Senghor, alors chef de l’Etat sénégalais, SBB anime, avec brio, la première Foire internationale de Dakar.
Technicien en matière de communication, Bruno Houla est recruté, en 1978, à l’O.n.p.t (Office national des postes et télécommunications), où il monte, avec Nelly Okemba, Brazz Antonio, Gabriel Mienandi «Mutchatcho», Roger Pikou, l’orchestre Télé Music «Embouteillage». Bruno y signe le dernier titre de sa vie musicale, intitulé: «Kimbanda Sida». Une chanson qui a fait le tour du monde et qui se chante et se danse encore. L’artiste avait fait valoir ses droits à la retraite en 1994.

Equateur Denis NGUIMBI

La Semaine Africaine
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Vos commentaires:

1.Posté par karl kaké le 12/12/2011 09:55 | Alerter
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Triste, très triste nouvelle, je suis désagréablement surpris d'apprendre le décès depuis deux années de ce virtuose du saxo que fut cet excellent musicien. pour moi, je le plaçait tout de suite après nino et Essous. je le revois entrain de s'éclater lors du grand défilé de la fête nationale de l'URFC sur l'avenue de la paix en présence du Président Marien Ngouabi, défilé retransmis sur les chaines de la voix de la révolution congolaise, et commenté par Orphé Okabande qui parlait de >, Paix à son âme. comme toujours le gouvernement congolais a t'il sut récompenser la valeur de ce grand artiste ?... en tout cas merci à l'auteur de cet article.

2.Posté par karl kaké le 12/12/2011 10:12 | Alerter
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j'ai écrit (le commentaire de Orphé Okaband qui parlait d'un défilé haut en couleurs et du rythme endiablé des SBB)

3.Posté par El Kwakyr le 12/12/2011 14:13 | Alerter
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Les saxophonistes il n y a pas qu ' Esous me Nino, faut oublier Max Massengo, Nona Arthur, Jean Saidou, El Diablo.

4.Posté par Gil Bidal le 12/12/2011 17:10 | Alerter
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Un phénoménal saxophoniste. Ecoutez-le sur le Cd des ''Ombres de Brazzaville'' où il a laissé (je crois) ses plus formidables partitions, comme dans cet instrumental de la chanson ''Mé Bala'' de Marlot. Un vrai régal.
http://www.youtube.com/watch?v=gUzRF9vOPl0

5.Posté par oumoun le 13/12/2011 09:23 | Alerter
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oui! Nona Arthur un grand nom du saxo congolais, mais qui a brutalement abrégé sa carrière dans ce domaine , on aimerait au moins savoir ce qu'il est devenu...Jean Saïdou paix à son âme. merci

6.Posté par El Kwakyr le 13/12/2011 11:41 | Alerter
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les Masanos avaient deux saxophonistes dont le confond les Noms Terdjeff El Diablo s'agit ils de deux personnes ou c'est le nom d'une personne, en tout cas un etait gros et l'autre mince, j'eait trop petit quelqu'un peut il m ' elucider.

7.Posté par Molangi'A Pembé le 13/12/2011 13:50 | Alerter
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Mise au point:En 1956 le Rock-A-Mambo n'existe pas encore.Il sera créé un an plus tard,en 1957.Lorsque Bruno Houla intègre cet orchestre,Essous et Pandy ont déjà regagné Brazzaville,en compagnie de De La Lune,Edo et Kouka Célestin de l'OK-Jazz,former l'orchestre Bantous.Nous sommes en 1959 et Bruno Houla remplace Sathurnin Pandy au pied levé.Il participe ainsi à l'enregistrement de "Iyélé","Llamaré" de Nino Malapet,"Tocami" de Essous(mais sans lui) etc...

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