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Institut français du Congo (Brazzaville) : Une soirée au profit de l’Ecole spéciale de Brazzaville


Par | Mercredi 8 Juin 2011 | Lu 917 fois | 0 Commentaire



Les comédiens de la troupe «Les Abrazzifs», après leur spectacle fort réussi.
Les comédiens de la troupe «Les Abrazzifs», après leur spectacle fort réussi.
L’Institut français du Congo a servi de cadre à l’organisation d’une soirée au profit de l’Ecole spéciale de Brazzaville et ses annexes. C’était, jeudi 26 mai 2011. A cette occasion, le public, qui a répondu, massivement, à l’invitation des responsables de ladite école et du Fonds de dotation Sœur Marguerite (S.M), partenaire de l’événement, a suivi une représentation de la pièce de théâtre: «Knock ou le triomphe de la médecine», de Jules Romains, présentée par la troupe «Les Abrazzifs» et mise en scène par Fanny Demerlé.

Composée de trois actes, cette célèbre pièce créée en 1923, interprétée avec maestria par quatre femmes et quatre hommes, jouant quinze personnages, dans la salle Savorgnan De Brazza, pendant environ 1 h 45 mn, met en scène le docteur Knock. Qui reprend un cabinet dans le petit village de Saint-Maurice. Seul problème: la santé des habitants est trop bonne. Knock va devoir redoubler d’inventivité pour «prospérer», en trois mois, avec les nouvelles méthodes de cet étrange médecin, rares sont ceux qui ne sont pas tombés malade! Entre farce bouffonne et comédie grinçante, Knock est une implacable satire des médecins et d’une société terrorisée par la maladie.

Knock ou le triomphe de la médecine constitue encore, aujourd’hui, l’un des sommets de la comédie satirique française et une œuvre emblématique du répertoire. Pourquoi une telle pérennité? Au-delà du texte aussi efficace qu’équilibré, d’une dramaturge à la fois limpide et rigoureuse, Knock nous parle, d’abord, de nous mêmes.

Issue des rêves unanimistes de Jules Romains, philosophe social, l’œuvre confronte le spectateur à une sorte de duel: celui qui oppose nos peurs dont celle de la maladie, la souffrance et la mort, à la fois exaltée de Knock. Mais, la «prise de pouvoir» de Knock sur Saint-Maurice-émouvant et pathétique microcosme de n’importe quelle petite ville n’est possible qu’en raison de l’abdication des habitants au profit d’un seul homme, un homme considéré comme providentiel, mais qui bafoue l’esprit critique du citoyen. Cette leçon de morale - il faut, tout de même, rester vigilant!- n’est pas dépourvue de sens, en ce début de XXIème siècle.

Au-delà de cette pièce de théâtre, cette manifestation a été ponctuée d’une quête, pour soutenir l’œuvre de Sœur Marguerite.

Motsé Akanati, chargée des relations publiques du Fonds de dotation S. M., a déclaré: «Ce Fonds a été lancé à Paris, le 12 avril 2011, à la maison de l’Unesco. Il est parrainé par Carla Bruni Sarkozy, première dame de France et présidé par Antoine Giuliani. Son objet, c’est soutenir, financièrement, et valoriser des initiatives locales d’accès à l’enseignement primaire gratuit en langue française à destination des exclus du système scolaire».

Il a, comme perspectives, de passer à un statut de Fondation reconnue d’utilité publique; être un acteur de référence en matière d’éducation primaire en zone francophone; financer vingt projets au niveau international, à hauteur de 500.000 euros. Sa stratégie est de développer un partenariat durable avec les institutionnels publics et privés. Depuis sa création officielle, en septembre 2010, ce Fonds a, déjà, financé un programme de scolarisation gratuit de 2000 enfants et sera lancé prochainement, à Brazzaville.

Présentant l’Ecole spéciale et ses annexes, sa directrice, la Sœur Brigitte Liyombi, a dit que c’est une école hétérogène de rattrapage, de récupération. Depuis 1975, elle s’occupe de l’alphabétisation des adultes, des ratés de l’enseignement primaire et des déficients mentaux légers. De ces exclus de la société, l’école procure l’éducation, afin de se prendre en charge. L’œuvre a été initiée par Sœur Marguerite Tiberghien, Fille de la Charité, d’origine française, ayant passé plus de 30 ans au Congo, particulièrement à Brazzaville. Sa réussite a été si évidente, dès le début, et son extension souhaitée par des autorités ecclésiales et politiques. Rentrée en France, elle défend, hardiment, la gratuité de l’enseignement, pour permettre à tous marginaux l’accès à l’éducation pour tous.

Alain Patrick MASSAMBA (La Semaine Africaine)
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