Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Institut français du Congo : De retour de la Fémis, Nadège Batou a présenté «Mwana’a Congo»


Par La Semaine Africaine | Mardi 18 Octobre 2011 | Lu 795 fois | 0 Commentaire



La réalisatrice congolaise pendant la présentation de son film «Mwana’a Congo»
La réalisatrice congolaise pendant la présentation de son film «Mwana’a Congo»
De retour de la Fémis (Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son), à Paris, en France, où elle a passé un stage d’écriture documentaire, la réalisatrice congolaise Nadège Batou, a présenté son film «Mwana’a Congo», le vendredi 7 octobre 2011, dans la salle André Gide de l’Institut français du Congo, à Brazzaville. C’était en présence de nombreux cinéphiles, venus des quatre coins de la capitale congolaise.

Ce film, a dit la réalisatrice congolaise, ce n’est pas pour expérimenter tout ce que Nadège Batou a appris à la formation, mais c’est un exercice d’application, pour voir si la cinéaste a compris les notions étudiées pendant la formation.
Dans «Mwana’a Congo», Nadège Batou met l’accent sur l’identité du cinéma congolais. La réalisatrice se pose la question de savoir à quoi aboutiront toutes les formations qu’elle suit dans des grandes écoles, à l’étranger, si, dans son pays, elle ne dispose pas de moyens techniques pour faire avancer son cinéma. «A quoi ressemble ce cinéma, s’il n’a pas d’identité, ne serait-il pas une illusion?» «…Si rien n’est donné au public, pour lui permettre de s’épanouir, à quoi bon assimiler des formations dans de grandes écoles?», s’interroge-t-elle. Ses films, pense-t-elle, rentreront dans le cadre du cinéma africain où l’on rencontre les cinémas congolais, sénégalais et non le cinéma français, indien, américain.
Nadège Batou s’est dite satisfaite d’avoir passé deux mois de formation à la Fémis, où elle a été au contact de grands réalisateurs de cinéma.
La jeune cinéaste congolaise a saisi cette occasion, pour remercier ceux qui l’ont aidée à bénéficier de cette formation. «Je remercie l’Institut français du Congo, qui m’a choisie, et l’ambassade de France pour ses services, parce qu’elle m’a octroyé la bourse. Sans cette bourse, rien n’était possible. Ce n’est pas l’Institut français du Congo ou l’ambassade qui reçoit les candidats, mais c’est l’école qui sélectionne ses candidats», a-t-elle déclaré.
Après quoi, le public a eu droit à la projection de «Mwana’a Congo», suivie des films d’Evrard Niyomwungeré (Burundi) et d’Houssème Sansa (Tunisie), qui ont, tous deux, bénéficié de la même formation que Nadège Batou, à la Fémis.
Dans son film, Evrard, arrivé à Paris, s’interroge pourquoi les Français abandonnent-ils leurs mamans dans des maisons de retraite? Le réalisateur, dans ce film, a eu une conversation avec la mère de son formateur, qui, elle aussi, vit dans une maison de retraite…
Dans le second film, Houssème Sansa se pose la question de savoir pourquoi, après les révoltes en Tunisie, les jeunes Tunisiens, après avoir conquis la révolution, quittent le pays pour aller en France?
Signalons qu’à la Fémis, Nadège Batou a bénéficié de la même formation que 15 autres stagiaires, venus des pays comme l’Inde, la Russie, le Burkina Faso, l’Algérie, le Chili, la République Démocratique du Congo et le Maroc.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA
Lu 795 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer

RD Congo | Actualités | Football | Beauté et Mode | RD Sport | RD Economie | Handball | RD Société | Les arts | Gouvernement | RD Album | Arts martiaux | Monde | High Tech | Basket-ball | Indiscretions | Athlétisme | Sports | Portraits | Autres Sports | Interviews | Tennis | Afrique | Interviews Sports | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Paroles de chansons | Livres | Divertissement | Cuisine congolaise | Vitrine | Ambassades | Actualité RDC | Sante | Economie | RD Politique | RD Tribune | Ils ont dit | Polémique | Live | Concert | Société | Zoom | Anecdotes