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J.B. Mpiana, leader de l’orchestre Wenge B.C.B.G de Kinshasa : Il invite un journaliste brazzavillois à Kinshasa et lui pose un gros lapin


Par La Semaine africaine | Dimanche 20 Avril 2014 | Lu 1658 fois | 0 Commentaire

Il est des artistes qui sont réputés pour être de gros «poseurs de lapins». Au nombre de ceux qui sont catalogués dans cette catégorie, figure, sans conteste, J.B. (Jean Bedel) Mpiana, le leader de l’orchestre Wenge B.C.B.G, de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Qui a, récemment, fait faux bond à un journaliste brazzavillois. Avec lequel il avait, pourtant, pris un rendez-vous, en bonne et due forme, pour une interview à réaliser sur la rive gauche du fleuve Congo. Récit d’une vraie mésaventure.



J.B. Mpiana
J.B. Mpiana
Venu à Brazzaville, à l’occasion de la commémoration du deuxième anniversaire de l’explosion, le 4 mars 2012, du dépôt de munitions de Mpila, le chanteur avait pris date, le matin du mardi 4 mars 2014, dans un hôtel de Brazzaville, avec un journaliste brazzavillois. Pour une interview, à réaliser, vendredi 7 mars 2014. Pour le compte d’un bimensuel congolais. L’artiste était flanqué de son bodyguard et d’un membre de son staff, en l’occurrence M. Kiss. Et avait, lui-même, de sa bouche, rassuré son hôte qu’il n’avait pas d’autre rendez-vous particulier, ce vendredi-là.

Vendredi 7 mars, en fin de matinée, l’hôte de J.B. Mpiana traverse le fleuve Congo. Tout en prenant la précaution d’informer Roger Ngandu (porte-parole de Wenge Musica B.C.B.G) de son arrivée à Kinshasa. «Je vais faire un texto à J.B. Mpiana, pour l’en aviser», rassura ce dernier.
C’est en début d’après-midi que le journaliste arrive au domicile du chanteur, sis au quartier Mont Fleury.

Après avoir sonné au portail, un gardien portant une combinaison et une casquette kaki s’amène. «Je suis un journaliste du Congo-Brazzaville, j’ai rendez-vous avec J.B. Mpiana. On s’est vus, récemment, à Brazzaville, et on s’est fixé rendez-vous pour aujourd’hui», dit le visiteur, qui exhibe, aussi, sa carte de presse. «Attendez que j’aille m’enquérir de la situation auprès du chef de sécurité», lui répliqua celui-ci. Avant de refermer, hermétiquement, le portail. Au grand étonnement du visiteur, laissé à la merci du soleil qui lui dardait ses rayons. Après environ quinze minutes, le gardien ressort, accompagné du fameux chef de sécurité. «J.B. est sorti, mais il ne va pas tarder à revenir. Laissez-nous votre numéro de téléphone pour qu’on vous appelle, dès qu’il sera de retour», disent-ils au journaliste. Celui-ci s’exécute, avant de chercher un endroit pour s’abriter, à quelques mètres du domicile du chanteur. Tenez-vous bien, c’est après plus de deux heures d’attente que le visiteur est joint au téléphone par le chauffeur de J.B. Mpiana, le nommé Saki. «Nous avons vu le numéro de téléphone que vous avez laissé. Kiss va vous appeler, d’un moment à l’autre, pour que vous puissiez établir un autre programme avec J.B. Mpiana», dit ce dernier. Et quelques minutes après, le journaliste reçoit le très attendu coup de fil. «J.B. était au studio. Il est tellement fatigué qu’il est entrain de dormir. Comme je ne sais pas à quelle heure il va se réveiller, je propose que vous repartiez sur Brazza, pour qu’on cale un autre rendez-vous. Et, cette fois-là, c’est nous qui prendront en charge tout votre séjour», s’est entendu dire le reporter. Qui, du coup, décide de repartir à Brazza. Mais, manque de pot, arrivé au beach Ngobila, ses documents de voyage sont égarés, par une policière, une certaine Mme Gisèle, chargée de lui remplir les formalités. Le temps qu’on retrouve les fameux sésames, le trafic avait été interrompu. Blasé, l’infortuné journaliste informe M. Kiss de sa mésaventure. Ce dernier le rassure de lui obtenir un autre rendez-vous, le matin du samedi 8 mars. Mais, c’était sans compter sur J.B. Mpiana, réputé couche-tard, qu’il est très difficile de rencontrer la journée, selon de nombreux témoignages recueillis à Brazza comme à Kin.

De sa propre bouche, le leader de Wenge Musica B.C.B.G avait promis réparer le tort causé au reporter brazzavillois. En l’invitant, une nouvelle fois, à Kinshasa, pour qu’il puisse réaliser son interview. Mais là encore, le chanteur n’a pas tenu parole. C’est à se demander s’il connaît, vraiment, l’importance de la presse, appelée, à juste titre, le quatrième pouvoir.

Véran Carrhol YANGA
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