Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

JO 2012 : le Congo et l'Olympisme, une vieille histoire d'amour jalonnée d'insuccès


Par brazzaville-adiac.com | Mercredi 1 Août 2012 | Lu 1042 fois | 0 Commentaire



Solange Koulinka, emblématique capitaine des Diables rouges de handball dames.
Solange Koulinka, emblématique capitaine des Diables rouges de handball dames.
Les trentièmes olympiades ont été lancées le 27 juillet à Londres, au Royaume-Uni. Rénovée en 1896 par le baron Pierre de Fredy de Coubertin, la plus grande manifestation sportive de la planète réunitjusqu'au 12 août plus de 10 000 athlètes issus des 204 pays membres du Comité international olympique (CIO)

De 1912, quand le continent noir décide par le biais de l'Égypte de se joindre à la fête, jusqu'à aujourd'hui, les succès étincelants des athlètes (Éthiopiens, Kenyans, Nigérians, Ghanéens en particulier) et les coups d'éclat des footballeurs du continent (Nigeria, Ghana, Cameroun) ont fait le tour du monde en mondovision. Cependant, la moisson de médailles reste faible pour le continent et le compteur du Congo en onze participations est resté bloqué à zéro médaille.

Le Congo participe aux Jeux olympiques depuis 1964, à Tokyo, au Japon.Pour des raisons politiques, il a raté l'olympiade de 1968 à Mexico et celle de 1976 à Montréal, des jeux boycottés du reste par d'autres pays du continent.

Pierre de Coubertin, en rénovant les jeux qui naguère étaient l'apanage des Grecs, a voulu privilégier la participation à la performance. « Vous avez gagné,c'est bien ; vous avez perdu, c'est mieux, l'essentiel est d'avoir participé », cette maxime malheureusement poursuit les Africains comme une ombred'autant que le sport s'est professionnalisé avec une obligation de résultat au bout.

Aujourd'hui, les contre-performances du Congo, mais aussi de la plupart des pays africains interpellent les sportifs. Force est de reconnaître que de nombreux handicaps les empêchent de briller : les équipements et infrastructures sportifs qui ne sont pas assez développés ; la préparation des athlètes souvent bâclée et non méthodique qui laisse à désirer : les meilleurs athlètes qui s'exilent vers l'Occident, deviennent binationaux et cèdent aux sirènes occidentales, ce qui amenuise les chances de médailles pour les pays africains. La non-pratique de plusieurs disciplines olympiques sur le continent amoindrit les chances des potentiels podiums ; sur 26 disciplines olympiques,près de la moitié seulement est pratiquée en Afrique. L'aviron, l'équitation, le tir à l'arc, le tir à la carabine, la voile, le water-polo, par exemple, sontpratiquement inexistants en Afrique.

Seulement, il va falloir faire mieux à Londres qu'à Pékin où l'Afrique a récolté40 médailles, contre 35 à Sydney en 2000 et à Athènes en 2004. « Il n'est pasquestion de faire de la figuration, mais de remporter des médailles. Nous souhaitons faire mieux qu'en 2008 », a déclaré Lansana Palenfo, président de l'Association des comités nationaux olympiques africains (Acnoa).

Le Comité national et sportif congolais voudrait bien mettre à profit ce vœu de la plus haute instance sportive africaine, mais la faible représentativité du Congo à ces jeux ne permet pas de rêver. Six athlètes (trois pongistes, deux athlètes, un nageur) défendront les couleurs du Congo à Londres. Pour le nageur Rony Bakalé, évoluant en Roumanie, cette participation est une mise en train en vue des Jeux africains de 2015 que Brazzaville accueillera. L'athlète représente un espoir sérieux de médaille au même titre que les prometteurs pongistes, dont ladiscipline en pleine éclosion ne cesse de donner satisfaction au pays.

Le Congo aux Jeux olympiques

La première participation du Congo aux Jeux olympiques de 1964 avait un goût de préparation en vue des Jeux africains « Brazzaville 1965 ».

Les Diables rouges du Congo handball dames, auréolées de leur titre continental en 1979 en décrochant le Challenge Président-Marien-Ngouabi et en se qualifiant devant les États-Unis lors du tournoi tricontinental organisé à Brazzaville, sont partis aux Jeux olympiques de Moscou avec de réelles ambitions. Mais l'expérience de leurs adversaires des ex-pays de l'est européena eu raison de la volonté et du courage des Diables rouges emmenées par Solange Koulinka, Djimbi Germaine, Yvonne Makouala, Madeleine Mitsotso, Micheline Okemba, Linda Noumazalayi, Alphonsine Mbilampassi, ThérèseKossa... En 1984, les résultats ne furent pas non plus brillants. Les athlètes ont tous été éliminés lors des séries comme les boxeurs et karatékas qui, jusqu'en 2000, ont bu le calice jusqu'à la lie. Ainsi, en onze participations aux Jeux olympiques, le Congo n'a été que l'ombre de lui-même, se contentant de jouerun rôle de figurant.

À Mexico en 1968, à Munich en 1972, à Moscou en 1980, à Los Angeles en 1984, à Séoul 1988, à Barcelone en 1992, à Atlanta en 1996, à Sydney en 2000, à Athènes en 2004, à Beijing en 2008, la participation congolaise n'a été que symbolique. Tous les athlètes ont été débarqués dès leur entrée en lice. À Londres, le public ne s'attend malheureusement à aucun miracle.

Hervé Brice Mampouya
Lu 1042 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer

RD Congo | Actualités | Football | Beauté et Mode | RD Sport | RD Economie | Handball | RD Société | Les arts | Gouvernement | RD Album | Arts martiaux | Monde | High Tech | Basket-ball | Indiscretions | Athlétisme | Sports | Portraits | Autres Sports | Interviews | Tennis | Afrique | Interviews Sports | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Paroles de chansons | Livres | Divertissement | Cuisine congolaise | Vitrine | Ambassades | Actualité RDC | Sante | Economie | RD Politique | RD Tribune | Ils ont dit | Polémique | Live | Concert | Société | Zoom | Anecdotes