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Jean Serge ESSOUS est mort

Mercredi 25 Novembre 2009 à 15 h à l’Hôpital des Armées à Brazzaville


Par SDC, Starducongo.com | Jeudi 26 Novembre 2009 | Lu 14450 fois



Jean Serge ESSOUS est mort
Le décès de Jean Serge ESSOUS ne doit surprendre personne, car le 30 Juillet 2009 sous la plume de votre serviteur sur le site Starducongo, un S.O.S. a été lancé à toute personne de bonne volonté de venir au secours d’ESSOUS très malade, alors qu’il se trouvait sur le sol français, après un séjour artistique de trois mois, des Bantous de la capitale. Faute d’une prise en charge médicale pour le maintenir en France, ESSOUS a été contraint de rentrer à Brazzaville. Et depuis plus rien. Trébuchant à la clôture de la 7ème édition du FESPAM pour recevoir la décoration décerné à son orchestre Les Bantous, personne après n’a eu la présence d’esprit de se préoccuper de son état. Hélas ! Tout est consommé.




Serge essou en 1957
Serge essou en 1957
Le dernier survivant des créateurs actifs de l’OK JAZZ, le 6 Juin 1956 est parti et avec lui toute une partie de l’histoire de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo.

Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge ESSOUS occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant.

Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville. De l’école officielle de Poto-Poto, il passe au collège de Dolisie. De retour à Brazzaville, il est admis à l’école technique professionnelle (aujourd’hui Lycée du 1er Mai). Il adore les maths, ce qui lui vaudra la formation d’électricien. Il n’a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1952 et 1953 à « IBM-France » (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) où il y trouve Marie Isidore DIABOUA et Jacques PELLA « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens lont toujours attiré ESSOUS, il tient à tout pris d’être des leurs avant de s’initier à la flûte.







C’est donc grâce à Marie Isidore DIABOUA que Jean Serge ESSOUS fréquente depuis 1951 Les Ballets Diaboua (à l’époque Ballet « Kongo dia Ntotela ») en compagnie de Liberlin de SHORIBA DIOP, Jacques PELLA « Lamontha », Albert LOUBELO « Beaufort », MBOTO Jocker, Yves MPOUA et tant d’autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C’est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo.

Janvier 1952, DIABOUA qui tient toujours à l’éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son œuvre, par la création d’une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : ESSOUS – PELLA « Lamontha » et MBOTO « Jocker » qui constituait le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA de Léopoldville. : « Kinialala tsula » et « Z’entendis la nuit »

1954. C’est encore Marie Isidore DIABOUA qui donne l’occasion à Jean Serge ESSOUS de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps ESSOUS maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le NEGRO JAZZ dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri BOWANE (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti- et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au NEGRO JAZZ la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». ESSOUS y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art.

En 1956, ESSOUS est devenu un des musiciens des éditions LONINGISA qu’on ne présente plus. Son départ du NEGRO JAZZ au cours de l’année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec LUAMBO MAKIADI Franco et LANDO « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d’un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing OK BAR de son propriétaire Oscar KASHAMA, lequel donne naissance le 6 juin 1956 à la formation de l’OK JAZZ..- ESSOUS en devient facilement le chef d’orchestre, et sous lui LUAMBO « Franco », LANDO « Rossignol », LONGOMBA « Vicky », LOUBELO « De la lune », Saturnin PANDI et BOSUMA « Dessoin » (pour ne pas citer DIABOUA, PELLA « Lamontha », Liberlin De SHORIBA DIOP, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l’OK Jazz)

Dans l’OK Jazz, on compte ESSOUS parmi les meilleurs compositeurs dont l’inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme « Se pamba », « Lina », etc qui ont défrayé la chronique à cette époque.


Décembre 1956, le travail de l’impresario et talentueux musicien Henri BOWANE aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu’ESSOUS, LANDO Rossignol, Saturnin PANDI, Nino MALAPET sont les musiciens qui ont produit sur lui la plus forte impression, a tel point qu’ils éprouvent en 1957 la naissance de l’orchestre ROCK-A-MAMBO au sein des nouvelles éditions ESENGO. Le ROCK-A-MAMBO évoque à lui seul ce que nous avions connu d’admirable dans les arrangements des chansons congolaises que dans l’interprétation des rythmes afro-cubains. Une grande ouverture sur l’Amérique latine dont il avait réservé à l’espagnol une place importante dans les compositions. En effet, si le cha cha cha est né à Cuba en 1951 de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c’est à Jean Serge ESSOUS que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont la sensation à cette époque était proche du vertige.

1959, ESSOUS quitte le ROCK-A-MAMBO, avec lui Saturnin PANDI, notamment à la faveur de la naissance, le 15 Août 1959. de l’Orchestre BANTOUS.- ESSOUS en assure la direction jusqu’au 11 Août 1966 avant de faire le relais à Nino MALAPET, précisément à Dakar, après le Festival mondial des arts nègres. Ici commence son grand parcours aux Antilles avec le RICO JAZZ, où il est le premier congolais à initier la musique congolaise dans cette contrée où seule la biguine régnait. Lui et son groupe sont pour quelque chose dans l’éclosion de KASAV.- ESSOUS fait également partie du célèbre groupe de Manu DIBANGO « l’AFRICAN TEAM » entre 1969 et 1970.

Le 22 Février 1970, ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né en Martinique sont de retour à Brazzaville. Peu de temps après et à la grande satisfaction du monde musical congolais, il est nommé conseiller artistique à la SOCODI (Société congolaise de disque). Naturellement, il rejoint Les Bantous, avant de repartir une fois de plus en exil en France, et à partir de Septembre 1989 jusqu’en 1992 année de son retour définitif au Congo. Cette fois, la présidence de la république, (sous LISSOUBA) qui lui reconnaît beaucoup de talent dans le domaine musical, le nomme conseiller culturel au cabinet du président de la république. En dépit de ses charges, ESSOUS n’abandonne pas pour autant la musique et son orchestre Les Bantous, qui après une période difficile (1997 2005) va se relancer en 2007, grâce aux efforts de Jean Martin MBEMBA, le sauveur qui a remis le groupe en activité et l’a propulsé sur la scène internationale.

Depuis 2006, sous la coupe de Jean Serge ESSOUS et Nino MALAPET, le chemin parcouru s’est enrichi de belles récoltes : 2007 Festival des musiques Métisses Angoulême – 2009 Babel Med Music – Marseille et Olympia Paris.

Enfin, voyageur infatigable, ESSOUS a sillonné pendant plusieurs années l’Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c’est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l’on ne s’en rendait pas compte. Pour Joseph KABASELLE qui avait longtemps joué avec ESSOUS aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l’African Team, ESSOUS, c’était son grand amour.

ESSOUS, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. Impossible en un article de faire le contour de la vie musicale de Jean Serge ESSOUS, que MULAMBA « Mujos » avait prié de tous ses vœux, dans un sentiment généreux son retour au Congo, pendant qu’il était aux Antilles, et dans une célèbre chanson « ESSOUS SPIRITU » (African Team)

ADIEU ESSOUS, que la terre de nos ancêtres te soit légère.

Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr

Lire également: Adieu doyen Essous (poème)

Hommage de DRTV à Jean Serge Essous (avec Ulrich Keteur, 5ème partie)

Voir photos de Serge Essous (souvenirs)

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Vos commentaires:

1.Posté par Qali christian le 26/11/2009 14:19 | Alerter
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Tu restera un monument de la musique congolaise et africaine pour toutes ces générations qui ont eu la chance et le bonheur d'apprécier ton talent et génie.
Que la terre te soit légère!
salut l'artiste!

2.Posté par karamba le 26/11/2009 14:48 | Alerter
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toute la communauté franco-congolaise de lyon, très marquée par la dispariton de jean serge essous présente ses condoléances à toute sa famille.

3.Posté par Munganga le 26/11/2009 15:32 | Alerter
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Hello Serge !

Comme Ousmane Sembene, Franz Fanon, Léopold Sedar-Seghor ,
Aimé Césaire, Birago Diop, El-Muntu, Tshicaya U-Tamsi et autres génies africaines, tes oeuvres sont et resteront indestructibles à jamais......


Partir,
toujours partir ,
LOI SUPREME

Munganga

4.Posté par myze le 26/11/2009 22:54 | Alerter
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La musique qui éduquait et qui a contribué a assoir notre culture dans nos vies et transmettait des messages qui ont fait "des hommes " c'était la vôtre!

5.Posté par Mboungou-Mpemissi "Edo Mfumu-Kanda" le 27/11/2009 01:31 | Alerter
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L'émotion aidant, pour moi qui suit membre de la grande famille "Les Bantous de la capitale", et qui a en souvenir, l'arrivée émouvante de "3S" sur la scène de la mythique salle " Olympia" de Paris, sans doute sa dernière apparition en concert, j'ai non seulement du mal à accepter sa disparition ( même s'il est vrai qu'on s' y attendait comme le dit mon grand frère C. OSSINONDE ), mais aussi d'avoir le mot pour exprimer ma douleur et il faut le dire, mon incapacité à repousser la mort. Mais comme disait MALHERBE dans : Consolation à M. DUPERIER "Vouloir ce que Dieu veut est la seule science qui puisse nous mettre en repos". 3S de par ton héritage musical, tu es immortel. Adieu!

6.Posté par kibiti christophe le 27/11/2009 11:18 | Alerter
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Tres attrité ce matin, lorsque j'ai lu sur la toile cette annonce tragique qui me coupe le souffle et me fond le coeur de douleur. Difficile de retenir mes glandes lacymogènes.
Papa ESSOUS, ma naîveté me pousse à ne pas y croire et pourtant l'evidence est bien réelle. On n'y passera tous.
ESSOUS SPIRITUS BA KUBILA 3'S'
YO MWANA YA MAMA ADELE OTIKI BISO NA NANI
NDAKO ETIKALI MOLILI
NA SAMBELA ZAKUMBA A YAMBA YO
EPAYI OKEYI KO BOMBAMA

7.Posté par Ntandou le 27/11/2009 19:13 | Alerter
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L'ETERNEL A DONNE,

L'ETERNEL A REPRIS

QUE LE NOM DE L'ETERNEL SOIT BENI.

SINCERES CONDOLEANCES A TOUTE LA FAMILLE Essous ET L´ORCHETRE BANTOU
LE SEIGNEUR LE CHRIST-JESUS NOUS CONSOLE DANS CES MOMENTS DE GRANDE TRISTESSE

Colodn Ntandou

8.Posté par MAGO le 28/11/2009 11:57 | Alerter
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TEL est le destin d'un homme!Papa ESSOUS!3SSS MERCI! MERCI! PAPA ESSOUS notre ICONE. D'aucun ARTISTE sur les deux familles congolaise ne peut contester,TU fais partie de ses POETES qui ont cree LA RUMBA des deux congo à POTO-POTO chez FENIAM! TU fais partie des createurs du TP .OK JAZZencore MERCI A TOI L'ICONE ,TU est mort mes tes oeuvre restent eternels! Tu as choisi d'aller retrouver les siens (PAMELO,FRANCLIN BOUKAKA, POLO KAMBA,MARIE BELA,DU POOL,MAMI CLAUDIA,GERI GERARD,...) Paix à ton ame! mes condeleances à tous les ICONES des BANTOUS DE LA CAPITALE et à sa famille.

9.Posté par ZOLA KUA NANGA le 30/11/2009 13:45 | Alerter
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Condoléances les plus émues et attristées,

L'Afrique en deuil. Nul n'est maître de son souffle pour le conserver pendant longtemps. L'Eternel Dieu des armées et Créateur de ce monde, vient de récupérer le souffle du géniel Essous Jean Serge Trois S. Que pourrons-nous faire encore? Seulement prier pour que son âme se repose en paix.

Mes condoléances les plus attristées à la famille éprouvée, à l'orchestre les Bantous de la Capitale - Bakolo Mboka, à tous les musiciens de deux Congo,
d'Afrique et d'ailleurs. Faites rasseoir vos esprits par la grâce de notre seigneur Jésus-Christ.

C'était en 1978 que j'ai vu Essous pleurant au cours d'un concert des Bantous à la Voix du Zaïre-R.D.Congo. Il fut retiré du podium pour être consolé momentanément, et Vercus-Kiamuangana, lui retira le saxophone pour enchaîner avec les partitions restantes des chansons: « Essous Jean Serge Trois S » et « Isabella ».

C'est lui l'homme de CHA-CHA-CHA : « Lemoti Cha-Cha-Cha ya nzango, Bana Mamelo Bobeta nzango », et celui qui en avait crée dans l'orchestre Rock Mambo, si la mémoire ne me trompe.

Avec sa voix rauque, il brilla par « El Maniceiro ». Cependant, il avait bien rodé le jeune José Missamu pour la finalité de la musique Afro-Cubaine. Il est bien l'homme de flûte, de clarinette et des saxos. Il se retrouvait dans l'Ok Jazz et parfois dans l'African Jazz de Grand Kallé.

Une fois de plus Grand Essous, Adieu ! Que Le Royaume des Cieux vous accepte tel que vous êtes. Comme vous l'avez chanté vous-même: Nzambi A Mpungu, Comité Bantous, Beto Bantous, tua Bana Ba Nzambi ».

ZOLA KUA NANGA - 30 novembre 2010.

10.Posté par RUFIN HODJAR le 01/12/2009 09:49 | Alerter
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Ngombé le 29/11/2009

Adieu Doyen Essous


On l’appelait ESSOUS TROIS S
Il est rare de trouver les musiciens de son espèce
Il nous a fait danser au son de son saxophone
On écoutait sa musique sur un électrophone
Ses ballades qui égayaient nos soirées
D’où nous sortions sans echaffourées

Nous garderons son souvenir en mémoire
Pour tenter d’oublier nos déboires
Qui deviennent notre lot quotidien
Que nous portons comme un nœud gordien

Il a donné ce qu’il avait dans le ventre
Puisqu’il était devenu le chantre
De cette vie pleine de joies et malheurs
Qui nous éloignent du bonheur
Et nous empêchent d’atteindre la cime
Dont l’accès devient chose rarissime

Nous nous contenterons de son héritage
Qui sera l’objet de notre partage
Pour mieux comprendre sa philosophie
Qu’il a expliquée dans sa discographie

Le mauvais vent l’a emporté
Nous sommes entrain de le regretter
Nous le pleurons avec les Bantous
Et nous n’avons plus d’atouts.

Que la terre de nos pères lui soit légère
C’est mon désir sincère, et je le réitère.

Rufin Hodjar
Artiste musicien

11.Posté par ZOLA KUA NANGA le 01/12/2009 17:32 | Alerter
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Mon précèdent message ou commentaires du 26 du mois écoulé, concernant la mort d’Essous Jean Serge, n’a pas été publié, raison pour laquelle, je le reprend ci-dessous:

Franchement, je suis terrassé par la mort de ce grand génie musicien en la personne de Trois S - Essous Jean Serge. Il fut parmi les meilleurs saxophonistes d’Afrique comme Nino Malapet, le génial Manu Dibangu, Vercus-Kiamuangana, Isaac Mosekiwa (Muana ya Rodesie ), pour ne citer que ceux-ci.

Jamais je n’oublierai ses exploits réalisés dans les deux Congo, tout comme à Cuba, en France, dans bien d’autres pays d’Afrique et d’ailleurs. Que le Seigneur Jesus-Christ lui pardonne de tous ses péchés en ayant vécu dans un monde plein des méfaits.

Que Dieu Le Père l’accepte dans son Royaume des Cieux, par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, tel qu’il l’avait chanté lui-même : Beto Bantous, tua bana ba Nzambi. Adieu ! Grand Essous.

Zola Kua Nanga - 26 novembre 2010


12.Posté par ZOLA KUA NANGA le 01/12/2009 17:35 | Alerter
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Mes sincères félicitations aux Bantous de la Capitale Bakolo Mboka pour leur existence de 50 ans. Dans certains milieux des mélomanes des musiques, on laissait croire que les Bantous de la Capitale n’existent plus. Ignorance due peut-être aux perturbations politiques, aux difficultés sociales et économiques, et encore, au manque de possibilités d’avoir l’accès aux informations dignes de foi.

A ce que je sache, si je ne me trompe, Essous s’était rendu à Luanda en 2003, moment auquel il a enregistré un Album avec un ensemble musical composé des artistes angolais. Dans cet album figure une chanson dédiée en hommage de Joseph Kabasele Kallé Jeff.

D’après le journaliste de « Jornal de Angola », la composition des Bantous de la Capitale n’est constituée que des jeunes et que Nino Malapet et Essous sont les seuls doyens qui étaient restés.

Cinquante ans de vie pour un orchestre, il y a de quoi louer l’Eternel car tous les anciens
Orchestres d’entant ont complètement disparu, même ceux créés recensement ont du fil à retordre pour atteindre une quinzaine d’années.

Je suppose que le secret des Bantous réside en la bénédiction de l’Eternel Dieu des armées, à entendre leur chanson : « NZAMBI A MPUNGU, COMITÉ BANTOUS, BETO BANTOUS, TUA BANA BANZAMBI ». Nous espérons que la nouvelle génération des Bantous atteindra encore cinquante ans.

Déduction faite, la mort d’Essous est trop cruelle pour moi. Je ne peux arriver à comprendre ce qui s’était passé à Essous. Manque de prise en charge pour les soins médicaux ? Comment cela pouvait-être possible ? Essou, est-il un inconnu. C’est absurde. De tout ce qu’il a fait pour les deux Congo, dans ce domaine culturel ?

Les deux Gouvernements, bien sûr, de deux Congo sont restés indifférents à la maladie d’Essous ? Les deux Présidents des Congo idem ? Impossible ! Quelle cruauté ? La mort est certaine mais pas dans ces circonstances. La dépêche du Ministère congolais de la Culture, faisant ses éloges au «Cadavre Essous », me semble ne pas avoir de sens.

J’assume toute la responsabilité de mes dires. C’est incroyable. Quelles compositions n’a-t-il faites pour P.C.T.-(Parti Congolais du Travail) ?- L’appel de Juillet est passé sous silence les autorités de deux Congo. Fort dommage, Essous n’est pas mort de sa belle mort, aucune autorité ne voulait lui venir en aide pour qu’il soit soigné en bonne et due forme, comme le cas de Bombardier Kalala de Mazembe et encore Rochereau Tabulei de l’Afrisa. Fin de citation.

Zola Kua Nanga - ler novembre 2009.

13.Posté par Ntandou le 03/12/2009 09:10 | Alerter
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L'artiste ne meurt jamais, c'est ce qu'il a lieu de retenir dans ces moments douloureux. Essous Jean Serge Tu étais et tu seras toujours ,dans nos cœurs Que la Terre te soit légère. Amen

Coldon Ntandou

14.Posté par Mbakha Simplice le 20/01/2010 15:23 | Alerter
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O, toi qui fut pour le Congo
Le coq du matin, Essous,
Tu es toujours avec nous
Dans ce que tu nous laisses
La chanson de la musique Conngolaise.
Nous te chantons à l'unisson
Par Dieu Tout Puissant qui nous mène
Et met fin aux malheurs terrestres...
Là où tu es salue mon cousin Pamelo
Que la terre des nos pères te soit légère.
Ah, Nzambi'a Mpungu

15.Posté par Mbala Ferdinand YA NSI. le 22/02/2010 15:02 | Alerter
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ESSOUS, Ah ce grand monument, tu me manques. J'étais à Brazzaville du 21 au 23 novenbre 2009 dans le cadre de mes activités associatives, j'ai vu Nino Malapet et je lui demandé si je pouvait te voir et te dire bonjour et te remettre un petit que j'avais amené de la Suisse. Il m'a répondu que tu étais très malade. Le 25 novembre, mon ami Manuaku me laça un SMS disant que tu es décédé. Pour ne pas verser mes larmes, j'écoute les Bantous, l'Ok Jazz, Rock-A-Mambo et Mujos qui t'a immortalisé dans Essous Jean-Serge MAkoubila 3S.

TU ES IMMORTEL ESSOUS.

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