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Jossart Nyoka Longo, l’infatigable et l’inusable artististe-musicien


Par Digitalcongo.net | Samedi 5 Octobre 2013 | Lu 1431 fois | 0 Commentaire



Jossart Nyoka Longo
Jossart Nyoka Longo
Agé de 60 ans et trainant derrière lui plus de quarante années de carrière musicale, ne mérite-t-il pas d’être qualifié d’infatigable et d’inusable artiste musicien ?

Né il y a une soixantaine d’années à Léopoldville, Joseph-Roger Nyoka Longo Mvula est un monument-vivant de la musique congolaise moderne.

Il symbolise à la fois le succès de Zaïko Langa- Langa et le maintien de ce dernier sur la scène musicale.

Toujours aussi fort que jamais, son double statut de père et grand père ne lui a pas oté les reflexes de danseur.

L’artiste continue de procurer aux mélomanes la joie et la plaisir. Un voyage dans le passé aidera les lecteurs à savoir qui est l’heureux jubilaire, d’où il vient et ce qu’il a fait.

En 1969, il avait participé, sous l’appellation de Jossart qui veut dire Joseph sera artiste - à la création de Zaïko Langa-Langa, qui venait de naître des cendres du groupe Belguide.

Avec le chanteur Jules-Presley Shungu, le guitariste Pedro Félix Manuaku et le percussionniste Vital Moanda, Joseph-Roger avait pris le risque de se lancer dans l’océan musical où beaucoup d’artistes-musiciens se noient sans avoir atteint le but. Son disque-référence avait pour titre « La Tout Neige ».

Au fil des ans, le groupe allait connaître des défections. Certains membres, grisés par le succès, allaient claquer la porte.

En effet, le chanteur Jules Presley aura été l’un des premiers à fausser compagnie à Jossart Nyoka, en 1974. Il était allé monter le Lokolé -Isifi avec Evoloko Lay, Mavuela Somo et Bozi Boziana.

Six années plus tard, c’était au tour de Manuaku de partir. Le grand guitariste avait créé son Grand Zaiko Wawa. Une année après, c’est-à-dire en 1981, Evoloko et Bozi, qui avaient réintégré Zaïko Langa-Langa, allaient à nouveau claquer la porte.

La conséquence de leur départ était la création de Langa-Langa Stars au sein duquel devraient évoluer les chanteurs Dindo Yogo, Djanana Mpanga, transfuges de Viva la Musica, et le bassiste Djo Mali, venu de Zaiko Langa Langa.

Pendant ce temps, Nyoka Longo, qui avait résisté à tous les vents de défection, était devenu le meneur incontesté du groupe et donnait du fil à retordre à tous les dissidents.

A la disparition de D.V Moanda en 1984, il prit officiellement le titre de président de Zaïko Langa-Langa.

Ce fut la naissance de la légende Président Jossart qui donna à tous les patrons d’orchestres kinois le goût de porter le titre de président.

La grande catastrophe surviendra en 1987 avec le départ massif de musiciens. Bimi Ombale, réputé comme le meilleur chanteur- auteur -compositeur du groupe, Lengi- Lenga, J.P Buse, Popohipo, Djo Mali, Ya Mandjeku, Avedila Petit Poisson, Jimmy Yaba,.Ilo Pablo, soutenus par un sujet gabonais, étaient allés former un autre Zaïko à qui ils allaient ajouter l’épithète Familia Dei.

Cet ensemble, quoique composé d’excellents éléments, n’allait pas tenir longtemps. Après une longue tournée euro-américaine, il avait fini par couler- comme un navire atteint par un obus- à son retour à Kinshasa.

En conséquence, les guitaristes Jimmy Yaba et Avedila, ne trouveront mieux que de rejoindre Nyoka Longo. Quant au soliste Popolipo, il s’associera à Koffi Olomide, dont l’heure de l’ascension venait de sonner.

En 1998, un malentendu entre Jossart Nyoka et le batteur Mery-Djo Ngekermé, né du mauvais partage des recettes de l’album « 77x7 », fut à l’origine du départ de deux anciens musiciens (le bassiste Mwaka Bapius et le batteur Mery-Djo).

Au début du nouveau millénaire, Zaïko Langa-Langa était en perte de vitesse. Face au succès fou de J.B Mpiana et Werra Son, Jossart et son groupe prirent le chemin de l’exil.

Le séjour en Europe allait s’estomper en 2009. Accueilli triomphalement par les nostalgiques, le grand rescapé de la grande époque va curieusement exploser, ça sera le retour en force de Zaïko Langa-Langa Nkobo Mboka avec la danse Mokongo ya Koba.

Qui mieux que ya Jossart peut avoir le souffle de tenir dans une profession où on se casse les dents au terme d’une décennie seulement ? Agé de 60 ans et trainant derrière lui plus de quarante années de carrière musicale, ne mérite-t-il pas d’être qualifié d’infatigable et d’inusable artiste musicien ?

Les amoureux de la bonne musique n’ont pas eu tort de lui faire une grande fête samedi derrière au Grand Hôtel Kinshasa.

La Cité Africaine
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