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Koffi Olomide chante le Seigneur ROCHEREAU TABU Ley en 40 chansons


Par SDC, Starducongo.com | Lundi 19 Juillet 2010 | 09:15 | Lu 45709 fois



Koffi  Olomide chante le Seigneur  ROCHEREAU TABU Ley en 40 chansons
Fier d’être le successeur de TABU LEY, c’est l’hommage que KOFFI OLOMIDE rend à son idole et à son « père spirituel », Le Seigneur ROCHEREAU TABU LEY à travers un super CD/DVD en live, produit et distribué par PM International.

L’épopée de TABU LEY dans l’African Fiesta National et l’Afrisa International se trouve merveilleusement retracée par une splendide compilation de 40 chansons en forme de guide, parmi lesquelles, les plus connues et les plus écoutées de toute la carrière musicale du Seigneur ROCHEREAU. Avec des extraits de ses premiers albums, morceaux qui sont devenus des véritables classiques.

KOFFI OLOMIDE marque par cette réalisation un véritable exploit qui pour l’essentiel a extrait au menu : de l’amour, de la tendresse, de l’émotion, de la mélancolie, et pourquoi pas de la nostalgie qui reflètent toute l’évolution de TABU LEY. Peut-être faut-il se réjouir aussi de la voix taillée dans l’or massif de DOMBE OPETUM, les superbes harmonies rythmiques des guitaristes Simaro LUTUMBA, et MAIKA MUNAN. Une voix et des superbes harmonies guitaristique qui transcendent toutes les modes et savent se moquer du temps qui passe.

Professionnalisme impeccable du groupe, simplement accompagné par une section rythmique menée par le guitariste soliste GUVANO (ancien de l’Afrisa), les saxophonistes Gérard KONGI ASKA et Jean Marie MAKUTUKALA signent ici l’un de leurs sonorités les plus émouvantes. Quant à KOFFI OLOMIDE, c’est une étrange frénésie qui le pousse à travers plusieurs chansons qu’il métamorphose en courses contre la mort ou contre le silence. Il faut en particulier écouter l’extraordinaire version qu’il donne des titres comme « Jolie Elie », « Mokitano », « Lina », «Ya Gaby » « « Nzale » et tant d’autres, dans un Song mélancolique transformé en acrobatie vocale fascinant, mais loin de l’uniformité de timbre de l’univers sonore de TABU LEY. Servie par une prise de son exceptionnelle, la jeune chanteuse CINDY fait l’ouverture de cet album par « Beyanga» dont elle a su explorer avec succès les cordes vocales de MBILIA BELL. Elle récidive très bien dans une autre chanson « Kinshasa » dans un climat de tension vocale bien dosée en duo avec KOFFI.

Cet album qui mérite bien son titre « The ultimate collection » est une leçon cinglante à la nouvelle génération des musiciens congolais quant à l’opportunité de pérenniser les œuvres des grands noms de la musique congolaise afin qu’elles soient accessibles à toutes les générations, un peu comme le font les afro-cubains, pour garder intact le patrimoine musical de leurs aïeux à travers des titres mémorables, comme la « habanera », « la Paloma » « Guajira guantanamera » « el manicero » « el que siembra su maiz », et tant d’autres merveilles des années 40 de la musique afro-caribéenne.

Le super album live CD/DVD « KOFFI chante TABU LEY » peu à juste titre faire partie des incontournables documents historiques de la chanson congolaise, au même titre que la collection de plusieurs DVD « Spécial 65ème anniversaire de TABU LEY » réalisée en 2006 à Brazzaville par Norbert DABIRA (DRTV). Une collection merveilleuse qui demeure également un véritable document
d’archive.

Les amateurs de la musique congolaise voient de très bon œil, ces initiatives louables qui permettent aux mélomanes de tout bord d’entrer dans un monde fantastique de leurs idoles, de leur vivant. C’est dire que KOFFI OLOMIDE dans son répertoire des chansons fétiches de TABU LEY a tout prévu pour satisfaire tous ceux qui ont des goûts différents et qui sont complétés dans leur choix.

Enfin, TABU LEY il faut le rappeler a quitté la scène musicale depuis 2008 suite à un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu à Kinshasa. Evacué à Bruxelles (Belgique) le 13 juillet 2008 il a été hospitalisé à la clinique St Luc de Bruxelles où il s’en est sorti sensiblement bien, avant de s’installer en France, notamment à Créteil. Il est dans une trajectoire plus stable et confortant, mais reprendre la scène musicale, demeure encore une équation difficile mais pas impossible.

Clément OSSINONDE
Clément.ossinonde@sfr.fr
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Campagnes CPM Afrique

Vos commentaires:

1.Posté par kake le 20/07/2010 16:31 | Alerter
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Ah! Clémént! soki yo té nani?!

infiniment merci pourle travail Ô combien immense que tu ne cesses d'abattre avec le peu de moyens que tu disposes, si les gouvernements des deux rives du congo pouvaient prendre conscience de lavaleur de la culture et ce qu'elle peut générer comme revenues et attractions touristiques bénéfiques pour un pays...tu serais incontestablement l'homme de la situation.
dis moi Clément si tu pouvais te pencher sur la musique de" la fanfare de notre armée de ses origines coloniales en passant par la gendarmerie, et particulièrement son interprétation de certaines chansons d'Emile OBOA qu'elle a magistralement exécutée en marche militaire en example "OSSINA a BOUAGHE" allez bien à toi

2.Posté par CLEMENT le 22/07/2010 03:31 | Alerter
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cher KAKE, j'ai pris bonne note de ton appréciation et de tes observations. Effectivement tu me mets la puce à l'oreille sur cette partie de notre musique militaire ; la fanfare, surtout au moment où les ayants droit (semble-t'il) de l'hymne "la congolaise" ont présentement saisi les tribunaux pour réclamer des Etats français et congolais les droits d'auteur dûs au compositeur de cette oeuvre qui a commencé a être jouée par les français avant l'indépendance et par le Congo après l'indépendance jusqu'à ce jour. Affaire à suivre.... Mais des noms comme Emmanuel DADET, Pierre MARA, Georges ONDAYE, JM OKOKO, Pascal KAKOU , Félix MALEKA et autres de MELO CONGO, de la FANFARE MUNICIPALE, FANFARE MILITAIRE , de la FANFARE DE LA MILICE ...dans les années 40 sont en bonne place dans cette histoire , et bien sûr Emile OBOA et autresi ont leur tour inspiré les chefs des fanfares, parmi lesquels Philippe MOUKOUAMI......qui ont adaptés les airs congolais dans leur orchestration. En tout cas c'est une histoire fabuleuse qui mérite d'être écrite. Peut-être qu'il faut saisir cette occasion pour solliciter auprès de ceux qui peuvent apporter un témoignage de nous saisir.

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