La Littérature congolaise a annoncé l’indépendance du Congo*Jeudi 2 Septembre 2010 - 18:33
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J’ai l’insigne honneur, aujourd’hui, de m’entretenir avec vous sur Comment lire la littérature congolaise dans le contexte de l’Histoire du Congo. En d’autres mots, je vais essayer de donner de la voix sur ce qui a trait à l’imaginaire collectif (voire, les imaginaires !) des écrivains congolais.
Et, cette démarche correspond, ma foi, à une approche sociologique de la littérature congolaise dans sa globalité, ou à une socio-histoire de cette littérature. Cependant, je ne saurais aller plus loin dans mon propos, si je ne remerciais au préalable le Comité de jumelage Reims-Brazzaville, qui a le mérite d’avoir organisé une Semaine culturelle mettant à l’honneur le Congo et la diversité culturelle à Reims, au moment où la Littérature congolaise fête ses 55 ans d’existence officielle !… Cette conférence ne pouvait pas mieux tomber pour cet anniversaire : ainsi, s'est-elle mutée en une occasion festive pour souhaiter Joyeux Anniversaire à notre littérature… Car, un anniversaire, cela se fête !… Et, c’est un moment au cours duquel on repasse les bons souvenirs d’une vie, on parle de ce qui fait son honneur aujourd’hui, pour mieux percevoir ensuite comment se profile son avenir, et sous quels auspices… etc. En m’invitant au « Soleil de Brazzaville », les organisateurs de cette conférence ont voulu en même temps donner l’occasion au parterre de passionnés de littérature ici présents de se rendre compte de la diversité littéraire congolaise. Car je considère que je fais partie, moi, de la dernière génération d’écrivains congolais. De fait, ce qui me rapproche globalement des autres générations d’écrivains congolais, c’est que, comme elles, je ressens le pressant besoin de toujours vouloir partager les valeurs de la Culture congolaise à tous ceux qui les découvrent ou encore de les promouvoir auprès de tous ceux qui les redécouvrent ; pour que, ensuite, dans le dialogue des Cultures, qui nous permet de converger vers la ‘‘Civilisation de l’universelle’’ (chère à Senghor, en son temps), je puisse moi aussi, à mon tour, m’enrichir d’autres différentes façons de concevoir, de dire et de vivre le monde, à partir de la langue française que nous avons en partage comme véhicule de notre Culture et de nos créations internationalement. Car, je pense qu’une Culture qui se referme sur elle-même ne peut s’enrichir ; et, que c’est au contact d’autres cultures qu’elle peut renouveler sa floraison ou s’affirmer, d’autant que plus que c’est surtout quand on est face à d’autres Cultures qu’on arrive à apprécier sa propre Culture. Alors, dans ce sens–là, je peux dire ici aujourd’hui que la transmission du témoin entre la première et la dernière génération d’écrivains congolais s’est bel et bien effectuée : car, comme les pionniers de cette littérature, nous tenons aussi, nous qui appartenons à la dernière génération, à découvrir, autant que faire se peut, les luminaires de la Culture congolaise. Si les spécialistes de la littérature, notamment les Universitaires (ou les Critiques littéraires), étaient à ma place aujourd’hui, ils diraient que ‘‘la création’’, en littérature, ‘‘est un acte individuel et la lecture, un plaisir d’abord solitaire’’, tout en précisant que ‘‘la littérature est toujours imbriquée dans le social’’ (en lien avec la vie des hommes en société ou le vivre-ensemble). Je dirais même que, la littérature, c’est le miroir de la société et le témoin des civilisations, quand elle n’en est pas directement le moteur. Ainsi, toute personne qui voudrait approcher un peuple, de loin, devrait lire la production littéraire de ce peuple. La littérature dit toujours quelque chose de son époque, des heurs et malheurs des époques ; ‘‘elle met en jeu les opinions, propose des valeurs’’ (traditionnelles ou modernes) ‘‘que le lecteur peut suivre ou rejeter à sa guise’’. De la complexité reconnue du fait littéraire, on peut passer à son accessibilité, une fois que l’imaginaire de ses créateurs, les écrivains, est appréhendé en rapport à l’imaginaire collectif de la société qui les inspirent ; ou une fois que le Critique littéraire a laborieusement accompli son travail d’éclaireur pour le lecteur. Je vais ici me borner à parler essentiellement des époques qui ont influé sur la plume des écrivains congolais de manière générale. C’est de la vie de la littérature congolaise, témoin scriptural de la Culture congolaise, dont il est question. En effet, comme je venais de le dire, il s’est passé 55 ans, du moment où la Culture congolaise s’est démarquée de l’univers de sa seule expression orale (pour franchir le seuil de l’écriture) à aujourd’hui : cinquante-cinq années bien sonnantes et trébuchantes - poivre et sel, si vous voulez - d’une littérature faite, bien sûr, de périodes de hauts et de bas (comme toute vie d’ailleurs), mais toujours bien représentée par ses chantres. * * * Des périodes qui ont fait l’histoire de cette littérature, nous ne retiendrons ici que les temps forts - qui ne peuvent nous rappeler que de bons souvenirs. Selon mon découpage – qui ne tient pas compte des temps morts possibles - les temps forts sont au nombre de cinq : Le premier temps fort, qui peut être perçu comme le lever du soleil littéraire congolais, s’ouvre naturellement avec la publication par le Congolais Jean Malonga, en 1953, de Cœur d’Aryenne, première œuvre littéraire officielle écrite par un Congolais. Ainsi, c’est l’acte de naissance de la littérature congolaise ; c’est symboliquement un acte d’Etat-civil sur lequel on peut lire : Littérature congolaise, née en 1953 ; Père : Congolais ; Mère : Française (pour la langue française, parce que Cœur d’Aryenne est écrite en langue française). Ce temps, c’est, toutes proportions gardées, une levée de boucliers, ou un lever du soleil, qui annonce les Soleils des Indépendances, qui vont se lever sur toute l’Afrique, comme pour sonner le glas de la période coloniale. C’est donc un moment d’euphorie et de joie pour les Congolais, à l’image de toute naissance d’ailleurs. La voie étant tout fraîchement inaugurée, cette nouvelle joie de vivre va alors aller crescendo, en s’exprimant au travers des créations artistiques diverses ; notamment musicales, théâtrales et littéraires, qui dépassent alors, par leur écho, les frontières de la seule nouvelle république du Congo (née en 1960, soit sept années après que le premier écrivain congolais, Jean Malonga, ait commis)… Ces créations s’expriment notamment avec la traduction et la tradition du mot Indépendance - Dipanda, en lingala (langue nationale du Congo) - ou encore de la Rumba et du Tchatcha, deux danses qui accompagnent cette période euphorique : Indépendance ! Tchatcha ! Tondimi yé (L’indépendance ? Tchatcha ! On la prend !) On peut noter que : la joie de vivre est plus que présente au Congo, et que c’est (approximativement) à cette même période que naît le phénomène de la Sape ou l’Art de bien s’habiller qui n’en finit plus de faire parler de lui. Ne dit-on pas que le premier président du Congo, l’abbé Fulbert Youlou (qui remonte à l’époque du jumelage Reims-Brazzaville) portait des Soutanes venues droit de chez Christian Dior ?… Le goût du luxe habitait déjà le Congo, de la tête à la base. Le deuxième temps fort, qui suit juste après que la voie de l’écriture littéraire a été ouverte, est une sorte de bilan socio-historique fait de réminiscences sur la période coloniale et de l’évocation des temps ancestraux : on y voit fleurir les écrits d’un autre pionnier de la littérature congolaise, Antoine Létembet Ambilly, au travers d’un plaidoyer contre l’Europe (L’Europe inculpée), ou encore se planter l’arbre poétique de Tchicaya U’tamsi avec l’Epitomé ou A Triche-cœur, qui sont aussi une tentative de réhabilitation des civilisations noires, à un moment où le concept de Négritude (pour la dignité des Noirs) bat son plein. Les Congolais prennent le train de la Négritude en marche… Avec ce concept de Négritude, cher à Léopold Sédar Senghor (le Sénégalais), à Léon Gontran Damas (le Guyanais) et à Aimé Césaire (le Martiniquais) - soit le dernier des baobabs noirs, qui vient de quitter cette terre - il est question de mettre en avant l’identité du Noir, de faire entendre sa voix dans le concert des peuples et des civilisations. Aimé Césaire, qui a aussi écrit Une Saison au Congo, définissait le concept de Négritude comme « la Conscience d’être Noir ». Ce concept voit officiellement le jour en 1939, sous la plume d’Aimé Césaire, mais officieusement dans les discours et journaux crées par ces chantres de la Négritude : notamment L’Etudiant Noir et Légitime Défense. A cette période aussi, c’est l’heure du retour au pays quasiment pour toute l’élite congolaise, qui était en formation dans les universités françaises (pour bon nombre de ses membres) ; et, parmi eux, il y a bien sûr des écrivains qui vont faire date ; tous rentrent occuper des postes dans l’Administration de l’Etat essentiellement. En fameux Kalaka (cadres ou Clercs, en français) : leurs aînés, moins formés qu’eux, leur laissent les commandes de la direction du pays. Le troisième temps fort est celui qui je qualifie de ‘‘temps de retour sur terre de l’intelligentsia congolaise’’ ; il est en même temps témoin de la dure réalité du train-train quotidien, de la recherche des voies et moyens de développement par les Congolais, donc de l’épanouissement ; ce qui se fait non sans faire remonter en surface quelque désillusions post-coloniales. C’est ce qui fera parler les Chroniques congolaises, sous la plume du Poète Jean-Baptiste Tati-Loutard (aujourd’hui encore ministre en poste au Congo), ou mettra en exergue les nouvelles du Congo sous la plume d’Henri Lopès, avec Tribaliques (Grand Prix littéraire d’Afrique noire en 1972) ou La Nouvelle Romance… ou encore de la plume d’Emmanuel Boundzéki Ndongala, avec Un Fusil dans la main, Un poème dans la poche (une sorte de poésie martiale), et la poésie de Maxime Ndébéka. Le quatrième temps, qui ne commence qu’au milieu des années 90, dans la foulée d’un changement de régime politique, avec la fin des années du Marxisme-Lénisme, s’ouvre sur la génération d’Alain Mabanckou (A. Mabanckou étant la dernière fierté de la littérature congolaise, à ce jour : Prix Renaudot 2006 avec son roman Mémoires de Porc-épic et Prix des 5 Continents de la Francophonie 2005 avec son roman Verre cassé). Cette époque a suscité des lueurs d’espoirs sociopolitiques, comme pour redonner un second souffle aux Congolais, mais elles sont vite retombées. Hélas !… Et c’est aussi (paradoxalement) en cette période que l’on a commencé à moins entendre parler des écrivains Congolais, et encore moins au Congo qu’à l’extérieur. C’est le temps du désoeuvrement pour une bonne partie de la jeunesse congolaise, face à la montée et la cristallisation du chômage : certains sans-emploi essaient de noyer leur temps du chômage dans la boisson, les quolibets ou les parlotes (autour des potins de stars, notamment de la musique des deux Congo ou du sport-roi, le football), dans un bar ou devant l’épicier du coin, qui tient un petit kiosque ; pendant que d’autres vont se ressourcer dans la religion, ou se requinquer dans la Sape (la seule consolation de toujours, dit-on, qui, au Congo, a traversé toutes les époques aux côtés de la religion). Pour bon nombre de Congolais, la Sape (que l’on définit comme étant la Société des Ambuanceurs et des Personnes Elégants) est la communauté de dandys bourlingueurs ; pour d’autres c’est aussi une religion, qui pourvoit une sorte de baume anesthésiant, un antidote, face aux douleurs et poisons ambiants ; c’est un ‘‘bien paraître’’, mais aussi une sorte d’arbre qui cache la forêt… Somme toute : le bien s’habiller est donc devenu un sport national qui s’exporte bien, une sorte de savoir-vivre estampillé adjugé-vendu au peuple congolais, duquel certains éclaireurs, également appelés Sapelogues ou Sapologues, réclament en être devenus les dépositaires ; et, l’évangile laïque qualifiée d’« idéologie », qui en découle, soutient que « le bon look requinque, aide à avoir foi en l’avenir, à être optimiste… » et « qu’on ne peut pas parler du Congo sans parler de la Sape, qui est aussi une civilisation, une culture moderne». « Il vaut mieux être optimiste toujours, plutôt que pessimiste, face à l’avenir même incertain », disent les apôtres et les idéologues de cette nouvelle Culture essentiellement urbaine. C’est pourquoi, ce phénomène ne peut plus échapper à la plume des écrivains attentionnés, d’autant que, non seulement, il fait intrinsèquement partie de l’imaginaire collectif du peuple congolais, mais aussi il accompagne le vécu de ce peuple. On trouve, en effet, peint de façon romancée, le tableau mozarabe de cette période, sous la plume d’Alain Mabanckou notamment. J’en fais également très longuement étalage dans mon premier roman, La France, si je mens ! C’est au cours de cette même période aussi que commence ce que je qualifie d’‘‘Exode urbain’’ : c’est-à-dire qu’à l’opposé des mouvements de retour au pays natal, les effets de la Mondialisation aidant, c’est à des mouvements de sortie du pays natal que l’on assiste de plus en plus ; les Congolais allant de plus en plus à la rencontre d’autres peuples. Ces mouvements migratoires sont aussi à l’origine d’œuvres littéraires, car ils influent en bien des manières sur la création littéraire des écrivains congolais : les nouveaux univers littéraires se créent au croisement de la Culture congolaise avec les Cultures du monde, pour faire corps avec un grand ensemble littéraire que d’aucuns se plaisent à nommer directement par Littérature-monde. Ainsi, par exemple, la littérature du Voyage, à savoir celle qui consacre l’art de l’évocation des souvenirs d’ici avec les mots d’ailleurs ou les souvenirs d’ailleurs avec les mots d’ici, devient ainsi abondante dans l’ensemble de la production littéraire congolaise (avec le Congo qui devient l’ailleurs pour certains écrivains congolais, et la France, l’Occident et le reste du monde, l’ici). On parle depuis peu de littérature de la ‘‘Migritude’’ (un néologisme congolais), pour qualifier cette nature d’écriture tributaire de la Mondialisation. C’est sur ce transfert de sphères et de supernovae, à la fin de ce quatrième temps fort, qu’est, par exemple, née l’étoile montante Abd Al Malick (ou Régis de son prénom d’Etat civil), ce jeune prodige qu’on appelle Artiste-Ecrivain, Slameur ou Rappeur philosophe d’origine congolaise. Ainsi, c’est de la fin de ce quatrième temps fort qu’est complètement tributaire le cinquième temps, avec lequel il s’imbrique d’ailleurs. Le cinquième et dernier temps, c’est celui qui offre de nouvelles façons de découvrir la littérature congolaise, qui se cherchent encore, dans le tourbillon de la Mondialisation, à un moment où l’on assiste à la naissance d’un courant littéraire qui prône le concept de ‘‘la littérature-monde en français’’. Pour les écrivains congolais, c’est une double épreuve : en effet, on peut se demander, comment écrire après le rayonnement d’Alain Mabanckou, et au milieu d’un monde globalisé ? Cependant, il y a quelques auteurs qui ont déjà répondu présent : notamment Wilfried Nsondé (Artiste-Ecrivain d’origine congolaise, toujours à cheval entre l’Allemagne et la France), avec Le Cœur des enfants léopards (Prix des 5 Continents de la Francophonie, 2007) ou Ghislaine Sathoud (écrivaine congolaise basée au Canada, primée en 2008 du Prix littéraire libanais Naji Naaman, pour ses Nouvelles)… ou encore, les tout derniers venus Eric Dibas-Franck, auteur de Peine perdue… ou Patience Fiélany (militaire de son Etat), auteur de Peine perdue (où la maladie du siècle, problème de société, fait des ravages)… Et, Dieu créa la femme ! Les femmes congolaises montrent de plus en plus qu’elles ont leurs couleurs à mettre sur la peinture de la culture congolaise. C’est également ce dernier temps qui a ouvert la brèche sur laquelle je tiens, pour essayer de trouver une place qui me convienne, au carrefour de nombreux courants littéraires et de questions sociétales qui font couler encre, sang et salive de par le monde (ou tout simplement en France, où je vis), à l’heure de l’écriture numérique (Internet oblige), des phrasés Trash, copiés-collés, codés, elliptiques, en mosaïques, où le mélange des genres est possiblement admis. Je cherche ma voie entre le politiquement correct et le politiquement incorrect, avec le romanesque pamphlétaire, le satyrique de combat, le politique civil et le poétique révolté ; et je me considère ainsi comme étant un ''Ecrivain de rue'', dans tous les sens que porte le concept ''rue'', un écrivain du dehors, et non du dedans. S'il y a des ''écrivains voyageurs'', il peut aussi y avoir des ''écrivains de rue''. Et, tout bien pensé, je voudrais bien être un avant-gardiste de ce courant-là, dans la littérature congolaise en particulier, et dans la littérature en générale, si seulement il manque de représentant. * * * Je ne terminerais pas cette intervention sans parler brièvement des genres et de la nature formelle des œuvres de cette littérature. Il y a quasiment autant d’œuvres poétiques qu’il y en a de romanesques dans la panoplie littéraire congolaise, même si ce sont plus les romans qui sont visibles. Du reste, le théâtre n’est pas en reste non plus au Congo (et il y a même des troupes de théâtre qui s’exportent bien). C’est ce qui donne une place prépondérante au langage imagé dans une bonne partie des œuvres littéraires congolaises. Il faut signaler que dès avant 1953, date de naissance officielle de cette littérature, le théâtre et le conte sont déjà deux expressions artistiques qui donnent à voir et à entendre les chef-d’œuvres des artistes congolais. Parmi les œuvres théâtrales connues, il y a, notamment, celles de Sony Labou Tansi (Antoine m’a vendu son destin, Je soussigné cardiaque, La Parenthèse du sang, Conscience de tracteur), et celles de Guy Menga (dont L’Oracle, Grand Prix littéraire africain en 1970)… Dieudonné Niangouna est le nouveau prodige qui représente bien le théâtre congolais à l’étranger (notamment en France) ; et je n’oublie pas de citer Bienvenu Obela, mon ami, mon frère, un grand artiste du Théâtre congolais, et du Théâtre de rue notamment, qui a fait ses preuves dans la France profonde, sans oublier Reims, où il s’est produit mercredi pour honorer ce Soleil de Brazzaville. Enfin, le trait caractéristique majeur qui traverse les cinq temps forts que je viens de décrire ci-dessus, c’est la place de choix que les écrivains congolais accordent au fantastique, au conte et à l’ironie ; l’humour est aussi décapant que délirant dans leurs oeuvres : il correspond à la joie de vivre des Congolais, qui se manifeste toujours, en dépit des turpitudes ou des vicissitudes de la vie ; et correspond aussi à la sagesse ancestrale, qui tire sa source de la Mère Nature. C’est ce qui explique cette tendance à toujours avancer masquer dont fait montre nombre d’écrivains congolais, en écrivant en parabole, en proverbes et en faisant toujours porter un masque au temps qui passe.
Aimé EYENGUE
Les titres des œuvres ou les noms de leurs personnages sont souvent révélateurs de cette tendance ; en disant cela, je pense notamment à La Marmite de Koka MBala, au Destin glorieux du Maréchal Nnikon Nniku, au ‘‘Tonton’’ du Pleurer-Rire, ou aux personnages de African Psycho (Grégoire Nakobomayo ou Angoualima), de Verre Cassé, à Mémoires de Porc-épic… sans oublier Johnny chien méchant, une œuvre de l’écrivain congolais Emmanuel Boundzéki Ndongala, qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique présentée et primée le mois dernier au Festival de Cannes sous le titre anglais (Mondialisation oblige !) de Johnny Mad Dog.
Comme quoi : Tous les arts et les Belles lettres sont bien frères et sœurs. Aimé EYENGUE Ecrivain Reims, le 07 juin 2008 *Conférence sur la Littérature congolaise (sous le patronage de Son Excellence Mr. Henri Lopès, Ambassadeur du Congo en France, dans le cadre du ‘‘Soleil de Brazzaville’’, une manifestation culturelle en l’honneur du Congo organisée par le Comité de Jumelage Reims-Brazzaville. Blog de l'auteur : Http//:eyengue.blog.fr:eyengue.blog.fr SDC, Starducongo.com
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