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La Rdc, plaque tournante des œuvres piratées


Par SDC, Starducongo.com | Mercredi 27 Avril 2011 | Lu 468 fois | 0 Commentaire



Kinshasa. A l’occasion de la Journée mondiale de la Propriété intellectuelle, le ministère de l’indus­trie a ouvert, hier mardi 26 avril la paroisse No­tre-Dame de Fatima de la Gombe, la « Semaine de sensibilisation à la Propriété intellectuelle ». Autour du thème international de Concevoir le futur choisi par l’Orga­nisation Mondiale de la Propriété intellectuelle, des nombreux orateurs se sont succédé du haut de la tribune afin de dé­velopper le rôle de cette journée en RD Congo.

Dans le lot, Ilunga Ka­tenda, directeur de la Propriété industrielle, s’est appesanti sur « les royalties et leur apport au développement des secteurs productifs », alors que son collègue de la Recherche scien­tifique a développé le thème de la promotion future des inventions et découverte « dans notre pays ». Quant à Joe Mondonga Moyama, expert en gestion collec­tive des droits d’auteur et des droits voisins, il a entretenu l’assistance sur la prise en charge des créateurs d’œuvres d’art pour assurer leur avenir.

Royalties pour protéger l’artiste

Premier a prendre la parole, le directeur de la Propriété industrielle, Ilunga Katenda, a défini les royalties comme taxe payée a Un inventeur ou un auteur.

D’ores et déjà, il tout savoir que la propriété intellectuelle se divise en deux branches: la propriété industrielle, qui comprend les inventions (brevets), les marques, les dessins et modèles industriels et les indications géographiques et la propriété littéraire et artistique communément appelé le droit d’auteur, qui se rapporte aux œuvres littéraires et artistiques telles que romans, poè­mes et pièces de théâtre, œuvres cinématographi­ques et musicales ou en­core œuvres relevant des arts, plastiques comme les dessins, les peintures, les photographies et les sculp­tures ainsi que les dessins et modèles architecturaux.

Abordant pour sa part le sujet lie aux perspectives d’avenir de la gestion col­lective de droits et de droits voisins en RDC, Joé Mon­donga a souligne qu’une œuvre de l’esprit procure non seulement un bienfait moral, social et spirituel, mais encore conditionne la vie de la société et est vectrice de la croissance économique du bien ­être social.

« C’est la raison pour laquelle, l’artiste doit être rémunéré pour l’utilisation de son œuvre et qui passe par la gestion collective des droits ».

Cependant, la réalité sur le terrain démontre plutôt que l’artiste n’est pas pro­tégé et ne jouit pas correc­tement de ses droits. Pour Joe Mondonga Moyama, c’est l’Etat qui a le devoir d’en assurer la protection.

« Mais cela ne suffit pas. Car, même si ces droits sont protéges, il appartient aux bénéficiaires qui jouis­sent de cette protection de prendre connaissance de leurs droits et, d’exercer les prérogatives y rattachées et d’en être conscients », a-t-il conclu.

Porosité accrue des frontières

Dans un autre re­gistre, Joé Mondonga a fait savoir a l’assistance les méfaits du piratage. Concrètement a-t-il illustré, ce jour il bat son plein dans notre pays, au point que les services officiels du gouvernement ne contrôlent que 14% des œuvres phonographiques, selon les dernières études.

C’est pratiquement 86% des produits pirates qui circulent sur l’ensemble du territoire, alors que divers services (OFIDA, OCC, Police nationale congolaise, les Cours et tribunaux etc.) sont mis en contribu­tion pour lutter contre ce fléau.

Ainsi, à l’heure ac­tuelle, confirme l’Expert assermenté en gestion col­lective de droits d’auteur et des droits voisins, notre pays est transformé en principal sanctuaire des recettes des œuvres piratées en Afrique centrale.

Et pour cause la RDC a 9 pays voisins alors qu’il lui et difficile de contrôler ses frontières d’entrée telles qu’Aru, Fizi, Uvira, Kasumbalesa, Kinshasa, Aketi, Dongo, Boma, Zongo etc. D’où les entrées démesu­rées des œuvres piratées malgré la présence des services officiels.

En guise de conclu­sion, l’expert a salué la pro­mulgation de l’Ordonnance portant autorisation de la création de la Société con­golaise de droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA), qui va remplacer la SONECA en cours de liquidation.

La SOCODA a-t­-on appris, va bénéficier de l’expertise de la SABAM, la Société belge de droits d’auteur à l’issue de la fixa­tion des termes de référen­ce de cette collaboration à Kinshasa du ler au 07 mai prochains.

Il faudrait noter que ces conférences se poursuivent aujourd’hui mercredi 27 avril à Notre­ Dame de Fatima avec les interventions d’éminents orateurs dont l’inventeur et pharmacien Tondele ; le mandataire en propriété intellectuelle, Maître Armand Ciamala et l’ingénieur Roch Biba.

Tshieke Bukasa/Le Phare (Digitalcongo)
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