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La Rumba congolaise en proie à la tentation pornographique


Par Herman Bangi Bayo (AEM) | Jeudi 1 Octobre 2009 | Lu 3414 fois



Dans ces clips mais aussi sur scène, ouvent ce sont des femmes à moitié nues ou très légèrement habillées que l’on voit en train de mimer des gestes érotiques.
Dans ces clips mais aussi sur scène, ouvent ce sont des femmes à moitié nues ou très légèrement habillées que l’on voit en train de mimer des gestes érotiques.
Le phénomène est à la mode et monte en puissance : les artistes musiciens congolais gratifient leurs mélomanes de chansons obscènes et de clips frisant la pornographie. Et cela prend, de plus en plus, de l’ampleur malgré l’indignation que cela suscite. Il suffit d’écouter les derniers albums mis sur le marché pour s’en rendre compte : l’album du patron de Koffi Olomide, « Techno Malewa » de Werrason, ou encore « Crise financière », le dernier album de Bozi Boziana, sans oublier « Arsenal de belles mélodies » de Fally Ipupa.

Pour mieux vendre un album, certains artistes pensent qu’il faut impérativement le truffer de passages obscènes sous forme de métaphores pour tromper la vigilance. Le dernier à s’y adonner est le grand-père Bozi Boziana. Dans son opus mis sur le marché, il est allé plus loin encore en réalisant des clips suggestifs. Et du coup, on ne reconnaît plus ce grand-père du temps de « Doucouré », « La Reine de Sabah » et autres. Des chansons d’anthologie ! Le comble est que ces artistes font fi des reproches qui leur sont faits.

Il devient très embarrassant de regarder certains clips en présence des enfants et on ne sait pas si ces artistes le font chez eux. S’attaquer à ce phénomène par des interdictions ne fait pas l’unanimité car il y a une frange de mélomanes qui y trouvent leur compte. Seulement il s’agit là de produits estampillés tous publics. Ces chants et clips obscènes, présentés au public, blessent délibérément certaines consciences. Souvent ce sont des femmes aux formes proéminentes et protubérantes, à moitié nues ou très légèrement habillées qu’on exhibe en train de mimer des gestes érotiques. Très souvent c’est sur un lit, un canapé, dans les escaliers ou dans les couloirs des hôtels. Manque criant d’inspiration car tous ces clips finissent par se ressembler.

Bien sûr que le phénomène n’est pas nouveau, rapellez-vous : « etutana yango na yango », « ba mama bopesa sima ba papa ba beta tonga », « tokolia bitabe na poso », « tokolongola sachet te » et tout récemment « ba angelu ba meli supu » etc. Et Koffi n’est pas le seul, même si on n’a repris que les extraits de ses chansons. On peut également citer Werrason et Bozi dans le lot. Bon nombre d’artistes excellent dans ce genre musical qui peut être qualifié de pornographique et cette qualification est conforme à la définition de ce mot. Mais la solution peut paraître simple en classant ces chansons et clips X et en les interdisant au moins de 18 ans.

Nos artistes musiciens doivent se mettre à l’esprit qu’au lieu de dépraver les mœurs, ils doivent plutôt moraliser la société en prônant des valeurs positives. Pourquoi ne pas suivre l’exemple de la chanson « Zamba » pour exalter la nature ou « Sofele » pour moraliser les conducteurs et les exemples sont légion.|

Afriqu'Echos Magazine

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