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La SAPE vaut bien un Musée


Par | Vendredi 17 Janvier 2014 | Lu 2124 fois | 4 Commentaires



La SAPE vaut bien un Musée
Congo, (Starducongo.com) - A en croire les derniers challenges du Chemin d’Avenir, le Congo, qui a fixé le cap de son émergence au diapason de 2025, entrerait dans l’ère de la modernité. Cependant, il ne fait plus aucun doute que la modernité du Congo resterait en état de plans, si la dimension culturelle, notamment le phénomène de la SAPE, n’est toujours pas reconnue à sa juste valeur.

C’est pourquoi, l’AGORA congolaise voudrait donner une valeur ajoutée à la culture en général, et donc à la SAPE aussi, à l’occasion de Jeux Africains de 2015 à Brazzaville, avec la tenue du FESTIVAL SAVALA 2015 (SAPE et VALEUR AJOUTEE) au mois de juillet 2015.

Car, une modernité suppose une identité culturelle reconnue et partagée par tout le monde ; à l’instar de celle de Paris, qui s’est forgée autour du luxe, du chic, de l’amour, du glamour ou des droits de l’homme. Or, à ce jour, si le Congo a une identité reconnue dans le monde, c’est une identité culturelle, que représente bien la SAPE : le football, le hand-ball, n’étant plus que leur propre ombre… C’est dire qu’il faut commencer à penser les Grands travaux autour de la culture et de ses aficionados, sachant qu’aucun pays, dans l’Histoire, ne s’est véritablement construit sans la considération de ce qu’il croit être son maillon le plus faible.

Aujourd’hui, de part le monde, le Congolais est connu et reconnu pour être quelqu’un qui se sape bien, d élégant et de BCBG. Comment ne pas penser que cette élégance, ou cet atout, pourrait avoir une valeur ajoutée, dans les industries de mode, du textile, ou, plus généralement, culturelles ; voire dans l’architecture d’une cité qui reste dans la quête perpétuelle du beau ?

La SAPE fait bel et bien partie du patrimoine culturel congolais. Et, l’ambition qu’elle nourrit de faire de Brazzaville la Capitale africaine de la mode ne peut survivre aux détracteurs du mouvement de la SAPE sans l’édification d’infrastructures durables dans le court terme servant à la consolider au vu et au su de tous. Que ce soient les Ivoiriens ou d’autres Africains, aucun pôle d’attraction africain ne dispute la vedette de la SAPE au Congo Brazzaville.

Alors, le sommet sur les Infrastructures, organisé du 5 au 7 février 2014 à Brazzaville devrait être une occasion d’encourager les investissements au Congo à s’orienter également en direction du Pôle d’attraction qu’est la SAPE ; et le Congo ne s’en porterait que bien mieux.

Car, étant un atout culturel congolais qui gagne de plus en plus en épaisseur dans le monde (la société GUINNESS vient de le comprendre), la SAPE vaut bien un musée, comme Paris vaut bien une messe !... Qui dit mieux ?

Aimé EYENGUE
Ecrivain Chroniqueur

http://eyengue.blog.fr/
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Vos commentaires:

1.Posté par Philippe ASSOMPI le 18/01/2014 13:20 | Alerter
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Au Congo, quand une idée dérange le pouvoir on s’attele à vouloir la récupérer voire la détruire.
Un écrivain est un écrivain.

Ce n’est pas parce qu’il a la maitrise de l’écriture qu’il lui revient le droit tout faire.

Le mélange de genres handicape le progrès et institutionnalise l’amateurisme mon cher Eyengué.

La SAPE c’est ni plus ni moins que la mode. Or l’industrie de la mode fait vivre des millions d’individus aux quatre coins du monde.
Avec son pétrole, à l’instar de ce que fait le Qatar, le Congo peut s’imposer dans ce secteur d’activité et gagner des part de marché.

Tanneur, Modéliste en Chaussure et Maroquinerie, l'unique congolais dans ce secteur d'activité, ce qui me donne une légitimité, je milite depuis des années à travers Brazza Vitrine Africaine de la Mode, un projet qui vise à faire de Brazzaville la capitale industrielle de la mode en Afrique, car j’estime que la paix, la vraie paix, s’obtiendra par la répartition des richesses, l’emploi étant la valeur refuge.

Un peuple qui sait se nourrir est assez mature pour solutionner ses différends.

BVAM pose la question du prélèvement à la source de la part du développement économique. Pour que le pétrole profite à la diversification de l’économie de notre pays, il faut ponctionner un pourcentage sur les dividendes issues de ce "don de dieu" afin de l’affecter au redressement économique.
Et pour réussir cette opération, je fais appel au soutien de la communauté international.

Quel est l’intérêt en terme d’emplois de la création d’un musée de la SAPE au Congo si ce n‘est pour divertir les gens mon cher Aimé Bedel Eyengué ?

SOYONS SERIEUX.

http://www.starducongo.com/Diaspora-congolaise-Philippe-Assompi-l-homme-qui-veut-faire-de-la-sape-un-moteur-economique_a1454.html://

2.Posté par J.A. LE BACHELOR CREATEUR DE LA MARQUE CONNIVENCES le 19/01/2014 01:18 | Alerter
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Je viens ici réagir brièvement au souhait de mon frère Aimé Eyengué de pouvoir installer un musée sur la sape au Congo Brazzaville.S'il m'arrivait de parler de la littérature congolaise sans aucune fois citer les noms des écrivains qui ont participer à son émancipation,cela risque d’être interpréter comme étant de l'ingratitude.J'ose penser que cela relève d'un oubli de la part de mon frère Aimé Eyengué vu son ardeur à défendre le mouvement de la sape face à ses détracteurs professionnels qui en ont fait leur fonds de commerce.Oui,je suis fier des congolais qui par leur élégance ont donné naissance à ce mouvement via lequel ma marque Connivences tire la quasi totalité de son inspiration.Alors soyons fiers de nos créateurs lorsque ces derniers existent.Car si les marques françaises ont l'aura qu'on leur reconnait sur le plan international c'est qu'elles ont d'abord compté sur les achats de leurs compatriotes.Il ne saurait y avoir de musée de la sape ou de l'émergence économique tout court sans patriotisme économique. Que vaudra un musée sur la sape au Congo Brazzaville si nous mêmes les congolais sommes incapables de lui donner ses lettres de noblesses? Nous avons pris la fâcheuse habitude au Congo de citer l'apport du luxe dans le tissu économique de la France.Permettez moi d'en douter un peu pour notre pays.Comme le dit un adage africain,un femme ne tombe pas enceinte si on passe son temps à la regarder.Je m'explique.Les congolais ont beau être des hommes élégants,cela ne fait de nous des capitaines d'industrie dans le domaine du textile.Je ne sais pas si ma petite expérience dans ce domaine me confère une certaine légitimité.Toutefois je tire l'attention de mes compatriotes sur nos pesanteurs qui sont selon moi des freins à l'émergence d'une société économiquement viable.A mon avis,avant de parler de musée de la sape il serait d'abord temps de s'interroger sur la place qu’occupe notre pays dans le domaine de la mode sur l'échiquier africain. La visibilité de la sape congolaise sera tributaire de la capacité de nos créateurs de mode à pouvoir conquérir l'espace africain qui n'attend que çà.Halte aux incantations.Le made in Congo peut être une réalité.Mais aujourd'hui c’est une vue de l'esprit.Je me demande si les congolais sont fiers d’être congolais.A fortiori de consommer des produits d'inspiration congolaise.Suivez mon regard.Combien d'autorités de ce pays de sapeurs sont des égéries des marques congolaises existantes?elles sont prompts à faire l'apologie des marques étrangères.Je tiens à remercier ici les congolaises et les congolais qui part leurs achats dans mes boutiques me donnent la possibilité de pouvoir faire vivre l'esprit vestimentaire congolais.Sans être prétentieux,je participe autant qu'un ministre à la visibilité de mon pays à l'étranger.Mon modeste travail a été récompensé par le livre d'Alexandra Senes intitulé les 100 personnalités de Paris.Mes différentes préstations dans certaines universités en France,à Londres,Amsterdam prouvent à suffisance que la sape est reconnue comme étant un produit culturel et économique.Je remercie aussi mon jeune frère Alain Mabanckou qui par son élan de générosité et d’intelligence a accepté d’être l’égérie de la marque CONNIVENCES et ceci sans contrepartie.C'est pour vous dire qu'il existe un Congo auquel je crois.La récupération du mouvement de la sape par la multinationale GUINNESS dans sa récente pub devrait nous faire réfléchir.Car je continue à penser que le versant de la sape n'a pas encore été exploité par notre pays.Des milliers des metiers donc des emplois peuvent y voir le jour.Ceci n'est que ma modeste contribution au débat.En espérant n'avoir froissé personne.Merci

3.Posté par Philippe ASSOMPI le 19/01/2014 12:47 | Alerter
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Mon cher JA LE BACHELOR.
Il ne se passe pas une semaine sans que nous nous appelons. Il y a même des jours où nous nous appelons plusieurs fois.
Tu n’es pas un ami pour moi, tu es un frère.
J’ai le regret de constater, une fois de plus, que nous ne sommes pas d’accord sur la façon dont il conviendrait que le Congo s’appuie sur ce mouvement pour rendre attractif son économie.

La SAPE c’est la mode.
Comment peux-tu parler de la mode sans faire état de la création et de la production?

L’excentricité, les gesticulations, je veux bien. Mais c’est dans la communication à la fin de la chaîne, lors des défilés par exemple. C’est-ce qui ferait l’identité de la production congolaise.

Voila comment je définie la SAPE.

Si nous mêmes, chacun selon ses compétences voire son implication, nous sommes incapables de créer un front qui puisse transmettre un message de façon lisible, ne demandons pas aux autres d’être solidaires à notre démarche.
Si tu n’associes pas la SAPE à l’industrialisation du Congo, à la formation et à la création d’emplois, je ne vois pas de quelle manière ce pays devra placer son argent dans la SAPE ?
Outre mes compétences dans le domaine de la mode, je suis Agent de Développement de vie Associative. Le montage ou la conduite de projets est mon métier.
La mode c’est l’image.
Et dans le domaine de la mode, l’image se forge à coups d’investissement.
Troisième producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne, à l’instar du Qatar, le Congo a les moyens de s’imposer dans ce secteur d’activité et de se donner l’opportunité de se mettre dans une dynamique de créations d’emplois de masse.

4.Posté par bitoum le 20/01/2014 14:16 | Alerter
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je prefere les sapeurs aux miliciens que nous avons connus :ninjas cocoyes cobras...elements de tsourou.je prefere djo balar, ben moukasha et les autres a ntoumi me daniel tsourou commandant camille colonel anicet lieutenant mabiala jonathan colonel nguembo colonel nkombo b kolelas p lissouba d sassou ng ng moungounga nkombo ....bref l'ensemble des peres des milices du congo. y compris leurs fils aine aujourdhui l'ex colonel marcel tsourou (retrograde entretemps soldat 1ere classe)

oui il faut un musee pour la sape a brazzaville.c'est notre patrimoine cultrurel.entretemps il faut moderniser le cc sony labou tansi de bacongo, la case de gaulle la stele sav de brazza et transformer le cefrad en palais des conferences internationales. c'est au cefrad qu'eut lieu la conf de brazzaville sous le gl de gaulle.

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