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Le Centre culturel français de Brazzaville accueille les deux lauréats du concours Danse, l'Afrique danse


Par Jean Dany Ebouélé | Lundi 20 Avril 2009 | Lu 1111 fois | 0 Commentaire



Le Centre culturel français de Brazzaville accueille les deux lauréats du concours Danse, l'Afrique danse
Une soirée des lauréats du prix RFI de danse du concours intitulé « Danse, l'Afrique danse » 2008 a été organisée au Centre culturel français (CCF) de Brazzaville le 17 avril 2009, en l'honneur de la compagnie Baninga du Congo-Brazzaville et de Neijib Ben Khalfallah de Tunisie.

Les rideaux de la salle de spectacle Savorgan-de-Brazza s'ouvrent avec la chorégraphie de Ndjila na Ndjila, deuxième prix RFI de danse, présentée par la compagnie Baninga du Congolais DeLaVallet Bidiefono. La scène débute dans l'obscurité, dans un silence absolu, en présence des quatre principaux acteurs, dont DeLavallet. Ils tiennent tous en main des lampes torches, qui leur permettent de voir le chemin à parcourir. Il faut marcher et encore marcher jusqu'à en perdre le souffle. L'enjeu revient à piétiner jusqu'à ne plus ressentir le poids de son corps et le sang qui coule dans les veines.

Ndjila na Ndjila, qui signifie « d'une route à l'autre » traite en effet de la route, au mieux des chemins empruntés, de l'instant T de la rencontre où les corps se croisent pour exister. Ndjila na Ndjila est un spectacle qui fréquente désormais les grandes scènes de danse contemporaine.

Le spectacle est entrecoupé par des pannes d'électricité qui privent la scène de sonorisation et le rendent parfois insipide, suscitant ainsi les réactions du public. «On est quand même au CCF, les choses auraient dû se passer autrement», pouvait-on entendre soupirer certains. Déjà, au lieu de commencer à 19 heures, faute d'électricité le spectacle a été retardé de près de 20 minutes. «Je suis attentive quand il y a le spectacle, mais cette longue attente commence à me fatiguer», dit une femme qui a fait le déplacement au CCF avec trois de ses enfants.

Le moins que l'on puisse dire est que les choses ont bien évolué en faveur de la compagnie Baninga depuis son dernier sacre du concours « Danse, l'Afrique danse ». Ainsi, nombreux sont ceux qui ont voulu vivre le spectacle du chorégraphe DeLaVallet Bidiefono, natif de Pointe-Noire, la deuxième ville congolaise. Ils n'ont pas eu tort, car pendant près d'une demi-heure, on a pu croire que la route serait encore longue à parcourir au moment même où la scène prend fin. Le public reste un peu sur sa faim...

Invitée à participer au concours « Danse, l'Afrique danse » des septièmes rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'océan Indien organisées par Cultures France et Ness El Fen, à Tunis, la compagnie Baninga a obtenu le deuxième prix en mai 2008. Ce qui a permis à DeLaVallet et son groupe de montrer leur talent sur les scènes des centres locaux de danse et autres festivals en Europe.

C'est ainsi que la tournée RFI Ndjila na Ndjila en Afrique commence à Brazzaville. Après l'étape de Brazzaville, le programme prévoit les prochaines tournées à Saint-Louis du Sénégal le 21 avril, à Dakar (Sénégal) le 23 avril ; à Accra (Ghana) le 25 avril ; à Kumasi, toujours au Ghana, le 28 avril. La compagnie Baninga se produira à Conakry (Guinée) le 2 mai ; à Bamako (Mali) le 5 mai ; à Niamey (Niger) le 7 mai ; et à Ouagadougou (Burkina Faso) le 9 mai.

Le Centre culturel français de Brazzaville accueille les deux lauréats du concours Danse, l'Afrique danse
Le tour est venu ensuite à Neijib Ben Khalfallah, troisième prix RFI de danse avec Mhayer Sika, une équipe qui fait partie de la génération des danseurs tunisiens qui voguent entre danse et théâtre. Les Brazzavillois ont découvert le talent de cette équipe de chorégraphes dynamiques. «Le corps est d'abord conçu comme lieu symbole de purification. Se décaper littéralement débouche sur une sensation de renouveau, de clarté, de pureté, mais aussi de mise à nu de soi, de confidentialité. Confié au masseur, "el taïeb", c'est sans tabou, que le corps accepte de se débarrasser de ses scories, de ses problèmes. Il se relaxe, se sent devenir autre, retrouve des sensations mises en sourdine par le quotidien», souligne Mhayer Sika.

Troisième prix des rencontres chorégraphiques, Nejib Ben Khalfallah a été comédien, animateur, assistant-metteur en scène sans jamais se départir de la danse : celle des autres, de Imed Jemaa à Walid Aouni ou Sara Jebrane, de même que dans ses propres créations, une dizaine à compter de La Sieste en 1993, Grand Écart, Aventure ou Mhayer Sika, qui venait d'être primée. Enfin, Falsou est son nouvel opus. C'est un solo avec des accessoires tels qu'une chaise à roulettes, une table, un miroir. Nejib Ben Khalfallah entend «s'arrêter un instant. Reprendre son souffle. Repenser sa trajectoire. Déconstruire pour peut-être mieux rebondir.»

BRAZZAVILLE-ADIAC
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