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Le Collectif des partis politiques de l’opposition congolaise signe l’acte de décès du FROCAD


Par Mathiasdzon.net | Mercredi 10 Août 2016 | Lu 1554 fois | 1 Commentaire

Samedi 16 juillet 2016 à 14h30, Mathias Dzon a convoqué à son domicile d’Enghien-les-Bains les responsables de l’UPRN et de l’ARD de la cellule parisienne et les responsables des associations politiques de la diaspora congolaise pour expliquer à chacun la nécessité de recomposer cette opposition avec des personnes animées par un sentiment national très engagé autour de quatre principes fondamentaux :



Le Collectif des partis politiques de l’opposition congolaise signe l’acte de décès du FROCAD
La défense et le respect de l’ordre constitutionnel (constitution de juin 2002), le refus de la constitution du 25 octobre 2015 qui est illégale et illégitime, le respect des règles démocratiques et le rejet du tribalisme et de la division, l’attachement aux valeurs de la République, et l’adhésion au processus du dialogue national inclusif par la classe politique dans son ensemble, les associations et la société civile sous l’arbitrage de l’Eglise et de la communauté internationale.

Après avoir énuméré les raisons ayant conduit le collectif des partis politiques de l’opposition à se retirer du Frocad, Mathias Dzon a annoncé que Monsieur Jean Itadi, président par intérim du collectif, publierait un communiqué officialisant la fin de la participation du collectif des partis politiques de l’opposition congolaise au Frocad. Mathias Dzon réaffirme ainsi l’importance de croire en son idéal et de rester fidèle aux principes et objectifs initialement fixés dans une lutte politique pouvant être longue. Le Frocad était quoiqu’il en soit appelé à disparaître un jour ou l’autre. Si des élections transparentes et démocratiques avaient eu lieu, chaque candidat se serait naturellement positionné derrière son parti et se serait dirigé vers une compétition démocratique comme l’avait répété à maintes reprises Mathias Dzon, président de l’UPRN et de l’ARD, lors de différentes interventions au cours de réunions publiques avec d’autres partis de l’opposition.
Ainsi, samedi 23 juillet 2016, le collectif des partis politiques de l’opposition congolaise a publié un communiqué de presse informant l‘opinion congolaise et internationale de son retrait du Frocad, en raison du choix de certains partis politiques et de leurs dirigeants de se présenter à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016 sans le consentement mutuel des autres partis membres du Frocad.

Le front Républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et pour l’alternance démocratique a-t-il sa raison d’exister encore aujourd’hui ?

Cette plateforme regroupant plusieurs partis politiques de l’opposition congolaise a été créée pour lutter contre le changement de la constitution de juin 2002. Elle s’est associée à l’initiative pour la défense de la démocratie (IDC) qui est composée des membres de la majorité présidentielle entendant défendre la constitution de 2002 et ne partageant pas l’idée du changement de constitution souhaité par le PCT, le parti dominant de la mouvance présidentielle et par le président Sassou N’guesso lui-même. Ses membres sont Guy Brice Parfait Kolélas, André Okombi Salissa, Claudine Munari, Charles Zacharie Bowao, formant ainsi le Frocad-IDC et visant à s’opposer au projet machiavélique de Sassou N’guesso.

Le 15 janvier 2015, le collectif des partis politiques de l’opposition congolaise crée le Front Républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) dont-il est membre fondateur et met en place les objectifs suivants :

le respect de l’ordre constitutionnel,
l’alternance démocratique, et
la mise en place de la nouvelle gouvernance électorale.

De ce fait le collectif s’est farouchement battu au sein du Frocad pour atteindre ses objectifs à travers notamment :

le meeting du 3 mai et 17 octobre 2015 à Pointe-Noire,
le dialogue national alternatif du 26 au 29 juillet 2015 à Diata (Brazzaville),
le meeting du 27 septembre 2015 et du 20 octobre 2015 à Brazzaville, et l’appel au boycott du référendum anticonstitutionnel du 25 octobre 2015, appel largement suivi par le peuple congolais. C’est pourquoi, le collectif, fidèle à son idéal et son combat contre la manipulation et la falsification des institutions de la République, a refusé de participer d’une part à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016 organisée par le président imposteur Sassou N’guesso en application d’une nouvelle constitution illégale et illégitime, et d’autre part, à la convention IDC-FROCAD de janvier 2016 appelée à statuer sur la non-participation de cette élection anticipée.

Candidat à cette élection anticipée, Tsaty Mabiala représentait la frange minoritaire du Frocad. Clément Miérassa et Guy Romain Kifoussia ont respectivement soutenu Guy Brice Parfait Kolélas et André Okombi Salissa membres de l’IDC lors de cette pseudo élection. D’autres enfin ont soutenu la candidature de Claudine Munari. L’accord initial de ne pas se présenter à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016 a tout simplement été rompu en raison de comportements guidés par la soif du pouvoir, l’ambition personnelle et un égo surdimensionné. Ces agissements ont signé l’acte de décès du FROCAD.

Aujourd’hui, la recomposition de l’ opposition s’impose mais avec des partenaires fiables et capables de respecter des alliances politiques et non des partenaires guidés par des intérêts personnels servant plutôt ceux du pouvoir au Congo, comme ce fut le cas de certains membres minoritaires du Frocad, candidats à l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Victor N’Koï
Lu 1554 fois


Vos commentaires:

1.Posté par claudine le 11/08/2016 21:58 | Alerter
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cest simple.le pool ne peut pas etre derriere mme munari.

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