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Le Front démocratique des partis et groupements politiques du centre solidaire favorable au changement et à la tenue d’un dialogue inclusif

Débat sur le changement de constitution


Par | Lundi 9 Mars 2015 | Lu 348 fois | 0 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - Le Front démocratique des partis et groupements politiques du centre solidaire que dirige Luc Adamo Matéta a tenu un Méga-meeting le 08 mars 2015 à Brazzaville. En présence de leurs militants et sympathisants, il a dit son avis sur le débat en cours autour du changement ou non de la Constitution du 20 janvier 2002. Il s’est dit favorable et a exhorté le chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso à convoquer un dialogue inclusif.



Luc Adamo Matéta, s’est appesanti entre autres sur le contexte dans lequel le débat a lieu en Afrique et au Congo. Après avoir rappelé quelques faits historiques qui caractérisent le Congo Brazzaville, il a rappelé que «l’Afrique et le Congo en particulier se trouvent à un moment décisif de l’histoire : celle du réveil de l’Afrique et de sa restauration».

Il a relevé des faiblesses que comporte l’actuelle loi fondamentale dont la question de révision, du changement ou non ne devait plus faire partie du débat : «Ces faiblesses constatées découlent sans nul doute de la qualité des Constitutions en présence dont celle du 20 janvier 2002. Souvent calquées sur le modèle occidental et ne tiennent pas compte de notre sustratum psychologique, sociologique, mental et de notre histoire ancienne».

Et de souligner que «le Congo a besoin d’une Constitution authentique qui tient compte des véritables aspirations des populations, c’est-à-dire la prospérité pour tous, la solidarité, le partage, l’entente, le bonheur et la paix.Une Constitution qui ne peut contenir en soi les germes d’une auto destruction comme celle d’aujourd’hui».

A travers la déclaration que le Front a rendue publique des faiblesses de cette Constitution ont été mentionnées portant sur la consécration de trop de pouvoirs entre les mains du chef de l’Etat. Et elle entrave le contrôle de l’action gouvernementale par le parlement lequel ne peut même pas dissoudre le l’Assemblée Nationale si ce n’est le chef de l’Etat lui-même.

Cette déclaration a relevé quelques mesures discriminatoires par rapport à la limitation délibérée d’âge au positionnement aux élections présidentielles et sénatoriales de certaines catégories de Congolais.

D’autres faiblesses ont été soulignées :
- L’absence des dispositions pratiques pour assurer une souveraineté réelle ;
- L’absence des dispositions efficaces pour sécuriser nos frontières ;
- L’absence du socle des vertus et qui soutendent nosvaleurs traditionnelles guidées par la justice et l’équité, la sagesse, la solidarité, le partage, le sens aigu de la famille élargie, la tolérance et l’ordre, vertus et valeurs qui constituent le Mbongui ;
- L’absence d’une réelle dynamique de lutte contre le tribalisme et le renforcement de l’unité nationale;
- L’absence d’une réelle vision de réduction significative des inégalités sociales ;
- Le déséquilibre de la durée des mandats des différentes institutions fixé respectivement à sept ans, à cinq ans pour les parlementaires et les conseillers locaux, à six ans pour les sénateurs et à neuf ans pour la Cour constitutionnelle.

«Fort de tout ce qui précède, le Front démocratique des partis et groupements politiques du centre solidaire, conscient des enjeux et de la nécessité pour notre pays de concilier la tradition et la modernité, se prononce favorablement pour le changement profond et véritablement consensuel de la Constitution du 20 janvier 2002»,stipule la déclaration. Le Front conclut sa déclaration en exhortant le président de la République, chef de l’Etat, garant de la souveraineté nationale, de créer les conditions pour permissives de garantir la tenue d’un dialogue inclusif devant prendre en compte toutes les préoccupations légitimes émises par la majorité, l’opposition, le centre et la société civile.

Jean Pascal Ntsikas
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