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Le handball congolais en question


Par Lepatriote-congo | Lundi 14 Mai 2012 | Lu 550 fois | 0 Commentaire



Le handball congolais en question
Qu’il est loin ce temps où le Congo ne jurait que par son handball. Un handball qui était saignant, conquérant, et tout simplement compétitif. Mais depuis un moment tous les acquis ont fondu comme beurre au soleil. Après le beau temps succèdent la morosité et les polémiques.

Une grosse polémique empoisonne en ce moment même les milieux du handball congolais. En tout cas on se suspecte, on s’accuse, on se montre même du doigt et c’est l’ambiance qui devient forcément détestable. L’Inter club et l’Etoile du Congo crient leur déception et leur colère, la Fédération congolaise de handball son innocence, la direction générale des sports et le ministère en charge des sports leur étonnement. C’est la non-participation de l’inter-club (dames) et de l’Etoile du Congo (hommes) à la 28ème coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe qui est à l’origine de tout ce remue-ménage. Naturelle-ment, il est frustrant, pour les dirigeants sportifs, de consentir tant d’énergie, de sacrifices, de temps et surtout d’argent à préparer des sportifs qui, au bout du compte, n’iront nulle part.

Cela peut être interprété comme une injure faite à ces bénévoles qui ont choisi d’accompagner l’Etat dans la promotion et le développement du sport con-golais. Ils ont donc pleinement raison, ces dirigeants de l’Inter-club et de l’Etoile du Congo, de manifester si ouvertement leur mécontentement. Il se trouve, malheureusement, que ce n’est pas un fait nouveau. C’est toujours l’argent, extrêmement difficile à décaisser, qui est souvent la cause de la politique de la chaise vide observée par les sportifs congolais sur l’échiquier international. C’est à se demander si les ministres en charge des sports ont réellement les moyens de leur politique dans la mesure où la culture de préparation manque cruellement dans ce domaine si sensible. On note que les sportifs congolais ne sont presque jamais allés à une compétition internationale après une préparation pas telle qu’on l’aurait souhaitée. Il y a presque toujours l’improvisation, le cafouillage, le bricolage, …etc. On s’accroche toujours à la chance.

Honneur et fierté perdus

Il ne se trouvera personne, aujourd’hui, pour nier qu’à l’entame des années 80 le handball était la discipline sportive la plus performante du pays. Les Diables-Rouges dames et hommes, l’Inter-club (hommes) et l’Etoile du Congo (dames) ont laissé des traces qui resteront à jamais impérissables dans le circuit. Voilà pourquoi le Congo était tout à la fois redouté et respecté. Mais depuis quelque temps, son état laisse plutôt à désirer du moment où plusieurs des « faire-valoir » de l’époque se mettent à lui donner des leçons. Même s’il est vrai qu’il est beaucoup plus facile de parvenir au sommet que de s’y maintenir, il est inadmissible qu’on soit réduit présentement à jouer de seconds rôles. A la dernière édition du challenge Trophy à Ndjamena, le Congo s’est fait proprement malmener en finale hommes par le Tchad (25-36). On ne peut pas non plus oublier le naufrage des Diables-Rouges dames à Maputo (Mozambique) devant l’Angola, la défaite des Diables-Rouges cadettes devant la RDC en demi-finale de la CAN de la catégorie à Ouagadougou et surtout la double raclée subie par nos équipes nationales féminine et masculine devant la RDC à la CAN seniors au Maroc . Tout cela a fait grand bruit en son temps mais sans plus.

Honneur et fierté ont visiblement perdu de leur sens aux yeux des administrateurs de handball. A chaque fois, ils ont eu l’art de laisser passer la tempête avant de recommencer comme si rien n’était. Ils ont recommencé à engager les équipes aux com-pétitions internationales sans se soucier de l’état alarmant des indicateurs. C’est comme s’il suffisait de participer aux compétitions pour élever le niveau du handball. C’est ainsi qu’on a pris le pli d’aller à ces compétitions sans ambition, aucune. On s’obstine alors à participer pour participer. Tant pis pour les échecs, tant pis pour la critique. Il n’y a aucune volonté à vouloir changer les choses. Il n’existe aucune politique de développement de la discipline. Les administrateurs font plutôt un « boulot » pour arrondir les fins de mois et profiter des ballades touristiques. Aujourd’hui, tous les regards sont désormais fixés sur l’argent qu’engendrera le contrat d’objectifs. Il y a de quoi « boucouter » à sa guise. C’est à croire qu’on est fait pour tourner en rond à ne plus en finir. Quelle honte ! Mais que peut-on attendre de ces dirigeants pour qui la critique est toujours très mal vécue. On a toujours tendance à la prendre comme venant des « ennemis », car, dans la réalité congolaise, on aime plutôt être caressé dans le sens du poil. Voilà pourquoi ce handball là est condamné à continuer son plongeon vers l’enfer.

Georges Engouma
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