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Le maquis : une recette oubliée chez les musiciens congolais


Par Digitalcongo | Lundi 27 Février 2012 | Lu 541 fois | 1 Commentaire



Le maquis : une recette oubliée chez les musiciens congolais
Jadis, il n’était pas rare de voir des artistes musiciens d’un groupe donné s’enfermer quelque part pendant un ou deux mois. Pendant cette période, les productions scéniques étaient suspendues.

Les disciples d’Orphée dudit groupe s’adonnaient uniquement à d’intenses séances des répétitions.

Naturellement, les patrons des orchestres, des parrains et autres sympathisants du groupe mettaient la main à la poche pour mettre les artistes musiciens à l’aise.

Des artistes musiciens pus par ci par là communément appelés « nzonzing » soucieux de réaliser un album entraient également au maquis.

Des fois au terme de ce maquis, on faisait appel à la presse pour jauger la qualité du travail abattu par les « maquisards ».

Et si les chevaliers de la plume accordaient des notes excellentes à ces groupes, ils pouvaient alors redémarrer les concerts et plus tard entrer en studio.

Inutile de dire que cette recette a porté d’excellents fruits. En réalité, à l’époque, nos disciples d’Orphée s’étaient engagés à faire de l’art pour l’art.

Leur devise était tout mettre en oeuvre pour satisfaire réellement le public. Pourquoi s’enfermer quelque part ? Dans le passé, on le sait, la concurrence était rude.

Les orchestres pullulaient. Il y avait des orchestres comme Negro, Succès, Conga, Cobantou, African Fiesta Flash, OK Jazz, Bamboula, African Jazz, Vox Africa, Volcan ni Beto Ba, Revolution....

Pour affronter la salle mythique de l’Olympia, Rochereau et ses poulains, à savoir, Paul Ndombe, Kare, Atel... avaient été internés à Nsele aux frais du gouvernement congolais de l’époque pendant plus de six mois. Le maquis terminé, ils s’étaient produits à l’Olympia pendant un mois d’affilée.

Une recette renvoyée aux calendes grecques

De nos jours, cette pratique a été renvoyée aux calendes grecques. On ne peut demander à nos musiciens de faire exactement comme leurs aînés.

Par ces temps qui courent, il est difficile de demander à un groupe de s’enfermer quelque part pendant deux mois par exemple. Les contraintes économiques en constituent certainement la raison principale.

Souvent, nos orchestres s’arrangent pour répéter une ou deux fois en circuit fermé en lieu et place des maquis.

Massala/Le Phare
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Vos commentaires:

1.Posté par Parineeti le 27/02/2012 12:48 | Alerter
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