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Le métier de danseuse : Une vie artistique et publique difficile à gérer


Groupelavenir | Lundi 9 Janvier 2012 | 12:00 | Lu 1134 fois Mis à jour le Mardi 17 Janvier 2012 - 23:11



Le métier de danseuse : Une vie artistique et publique difficile à gérer
Le métier de danseuse en RD Congo a un côté noble dans ce sens que depuis l’époque ancestrale jusqu’à ce jour, cela accompagne toutes les circonstances de la vie : joie, tristesse, fête, anniversaire, deuil, etc. En ce sens, il permet de rendre et de traduire la beauté au travers des mouvements cadencés de danse.

D’où, la joie d’être ce reflet devant apporter l’émotion, la joie, la tristesse face aux nombreuses frustrations de la vie sociale. D’où, l’habilité exigée à exécuter correctement les pas de danse. En RD Congo, les orchestres tant traditionnels que modernes sont accompagnés de danseuses depuis plusieurs années. Ce métier ne laisse pas inaperçue la population qui y apporte à sa manière sa considération pour un métier si promoteur ! Etant un métier public et artistique, il n’a pas bonne presse parmi les parents et les mélomanes, si bien que peu voire très peu de parents accepteraient voir leur enfant embrasser le métier danseuse considéré comme étant de seconde zone. D’autre part, le comportement de danseuses, leur accoutrement les rend quelque peu vulnérable vis-à-vis de leur leader et des mélomanes qui les réduiraient au rôle de maîtresse ou celui d’esclave sexuelle.

En dépit de cette considération critique vis-à-vis d’elles, les danseuses elles-mêmes pourront crédibiliser leur métier en le rendant plus honorable et viable. En ce sens que, comme le fait remarquer une sagesse populaire, « il n’y a pas de sot métier ; il n’y a que de sottes gens ». Etant devenu noble en RD Congo, le métier difficile de danseuse en RD Congo nécessite d’être valorisé au regard du travail noble exécuté sur terrain et qui donne lieu à une rémunération équitable. Car de la manière dont le travail est réalisé, et au regard de l’instabilité des danseuses dans les orchestres, il est fort à craindre que beaucoup de danseuses dans des orchestres s’en sortent les mains vides, comme si le travail n’avait pas payé son homme.

Matoko Kambulu Bernardin


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