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Le retour sur scène de Loko-Massengo "Djeskain" à la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes

Avec "Les Miss Mama Liputa"


Par | Samedi 23 Juillet 2016 | Lu 1875 fois | 1 Commentaire

France, (Starducongo.com) - Le chanteur Loko-Massengo "Djeskain" a retenu la date de Dimanche 14 Août 2016 à la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes pour renouer avec la scène, en compagnie de son groupe "Rumbaya International".



Le retour sur scène de Loko-Massengo "Djeskain" à la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes
Depuis le 02 Juillet 2016 la Guinguette Afro-Caraïbes est devenue l'espace incontournable de la musique, la danse et la gastronomie afro-caribéenne à Suresnes, ville de banlieue parisienne située dans le département des Hauts-de-Seine.

Pour la 5ème édition ce lieu de rencontre et de retrouvailles estivale abrite des spectacles et concerts pour tous. Des airs métissés, des mélodies joyeuses. Parmi les concerts et spectacles, on a vu évoluer les samedis et dimanches à partir de 16 h en plein air du Mont Valérien, les artistes musiciens invités à cette occasion : Ladis Arcade, La Reine Biabi, Luciana Demingongo, Eden Bal et bien d'autres.

Cependant, le public attend avec beaucoup de ferveur le passage tend attendu du rescapé du célébrissime "Trio Madjesi", Loko-Massengo "Djeskain" et le Rumbaya International le Dimanche 14 Août 2016 pour la grande soirée de la fête nationale du Congo-Brazzaville.

La résurgence de Loko-Massengo après plusieurs années de silence est un évènement majeur. En effet, il a joué un rôle important dans le développement de la musique congolaise moderne au Congo et en France au cours des années 1966 à 2000.

Il était en effet arrivé à la musique en 1966, lorsqu'il choisi pour le début de sa carrière musicale, le « Jamel National », le creuset des jeunes talents. Un groupe qui a donné la vedette aux nombreux jeunes artistes dont le chef Tony Kabangu (guitare solo) qui a su s’entourer des noms comme: Bavon « Marie-Marie », Verckys Kiamuangana, Empompo-Loway, Bumba-Massa, Maurice Mauro, Zozo Amba, Deesse, Nejos, etc.

Sollicité par Bavon « Marie-Marie » en 1967, Loko-Massengo quitte le Jamel National pour intégrer l’orchestre Negro Succès. Une promotion idéale pour gravir les marches du professionnalisme. Sa carrière, en effet, a commencé à prendre une véritable forme dans ce groupe, surtout après la tournée fracassante à Mbuji-Mayi et au Kasaï. Loko-Massengo garde de cette tournée un souvenir inoubliable..

En 1968, Loko-Massengo rejoint l'homme fatal de la chanson congolaise : Jeannot Bobenga. En effet, il a un objectif ; devenir l’archétype et le maître à chanter dont le talent devrait aboutir à une importance expérimentale. Il quitte le Négro-Succès pour chanter dans l’orchestre Vox Africa de Jeannot Bobenga, un grand mélodiste, qui lui apprend quelques techniques harmoniques. Avec le Vox Arica, Loko-Massengo effectue une tournée triomphale dans quelques pays de l’Est-Africain, puis en Zambie, le pays qui particulièrement a contribué à sa notoriété.

Toujours en 1968 - De retour à Kinshasa, Loko-Massengo est devenu un brillant virtuose acclamé par un vaste public qui dépasse largement l’auditoire de la Rumba à KIN. Il est à coup sûr un chanteur magnifiquement doué, un très bon compositeur. D’où la préférence de Verckys Kiamuangana (nouvellement parti de l’OK Jazz) pour l’intégrer dans son orchestre « VEVE », un groupe qui s’annonçait promoteur. Verckys avait besoin des nouveaux talents pour s’inspirer du style OK Jazz et lui faire véritablement l'ombre.

L’orchestre VEVE va apporter un nouveau souffle à la musique congolaise. Tout Kinshasa sera conquis par les jeunes et talentueux musiciens qui avaient décidés à révolutionner la musique congolaise, avec comme acteurs potentiels, le chef Kiamuangana « l’homme aux poumons d’acier » et une attaque « bazooka » qui fera date dans l’histoire de la musique congolaise moderne : le trio Saak Sakoul, Mario Matadidi et Loko-Massengo «Djeskin».

1972, l’orchestre VEVE au sommet de sa gloire
, après mieux que jamais s’être affirmé comme un inépuisable créateur des talents nouveaux perd l’attaque « bazooka » Saak Sakoul, Mario Matadidi et Loko-Massengo «Djeskin » qui se sont vu léser dans leurs droits en tant qu'employés dans l'orchestre VEVE.

1972, « Sosoliso » ou La Révolution Rythmique incarnée par "Le Trio Madjesi"

1972, l’avènement du « Trio Madjesi » est comparé à une révolution rythmique. Sa renommée commence lorsqu’il invente des figures chorégraphiques qui donnent à son spectacle scénique une découverte inédite. Le trio va suivre toute une série de succès dû à la fois à l’engouement provoqué par ce sport et la qualité de ses harmonies vocales. Ses premiers succès s’intitulent « Feza », « Longoma Olive », « Camarade ekufaka », « Butteur »….Pas étonnant qu’on ait baptisé sa musique de « révolutionnaire », un genre unique que l’on a comparé aux Beatles. De 1972 à 1975 c’est le règne du Trio Madjesi sur le plan national et international. Un élément important pour la vulgarisation de la nouvelle musique congolaise : introduction du spectacle, organisation scénique, valorisation culturelle et synchronisation chorégraphique. Un véritable mythe rénovateur.

Les belles choses, hélas ! Ne durent pas, le Trio va être victime d’une machination politico-culturelle minutieusement organisée par l’administration Luambo-Makiadi, alors que le groupe préparait l’Olympia. Les mauvaises langues vont spéculer, jusqu’à atteindre la sphère politique. L’Umuza (Union des musiciens zaïrois) y apporte son grain de sel pour fustiger le caractère occulte du Trio dont les composants sont traités d’usurpateurs et seront contraints de regagner leur pays respectifs (Angola) pour Mario Matadidi, (Congo-Brazzaville) pour Loko-Massengo, seul Saak Sakoul, originaire de la RDC est resté à Kinshasa. (puis en France depuis de nombreuses années)

1976 Retour au "bercail" - En 1976, Loko-Massengo qui n’a vécu qu’à Kinshasa depuis son enfance est contraint de retourner au « bercail » Brazzaville dont il n’a que très peu d'affinités. Il n'a pas de choix.

1978 - "Les Trois Frères" : Une légende qui à la vie ne dure pas.

En Novembre 1978, un concours de circonstance fait que Michel Boyibanda, Youlou-Mabiala (transfuges de l’OK Jazz) et Loko-Massengo (Sosoliso) décident de la création à Brazzaville de l’orchestre « Les Trois Frères ». pour redynamiser la musique populaire congolaise, un nouveau cycle pour la carrière de Loko-Massengo, après avoir fait presque le maître à « Kin La Belle ». Une année a suffit pour faire danser tout Brazzaville avec un répertoire choc ; la rumba étant de rigueur, dans des titres endiablés, tels «Nénette », « Sale », « Diallo », « Nabatiya Tuku Tuku », etc. au rythme de la danse « Bloqué Zengué ». Une expérience qui à la vie n'a pas durée (1978-1979).

1980 - Début de la carrière solo - Le Conservatoire - Les groupes Rumbaya et Kekele.

Pour le reste de la carrière de Loko-Massengo notons :

- 1980, début d’une carrière solo. Il est accompagné par le groupe « Rumbaya », aux éditions Safari Ambiance (Mme Lacoste , Mr Mamatakis)

- 1980 – 1983, Toute l’Afrique danse sous le rythme de Loko-Massengo, une période extraordinaire avec l’émission Canal Tropical de Gilles Obringer diffusée sur RFI.

- 1986 – Admission au conservatoire de Paris, grâce à l’obtention d’une bourse d’études de l’Etat congolais.

- 1987 – Il fonde un foyer avec une étudiante congolaise qui lui fait trois filles. Installation définitif en France.

- 2001 – Sous l’impulsion de huit artistes musiciens de renom, dont Loko-Massengo, il est crée à Paris le groupe KEKELE, lequel a pour objectif renouer avec la rumba congolaise originale. Il est produit et soutenu par l’éditeur Sylla Ibrahima qui a déjà sur le marché international 2 albums signés : Syran Mbenza, Nyboma, Bumba Massa, Wuta Mayi, Loko-Massengo, Nedule « Papa Noël et Jean-Papy Ramazani.

2016 - Enfin, à la faveur de la tenue de la Guinguette Afro-Caraïbes de Suresnes, Loko-Massengo renoue avec la scène avec son groupe "Rumbaya International" et "Les Miss Mama Liputa", le dimanche 14 Août 2016 de 16 h à 24 h. A vos marques, prêts, dansez !

Clément Ossinondé
clementossinonde@starducongo.com

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Vos commentaires:

1.Posté par Didier Samson le 04/10/2016 16:45 | Alerter
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Article bien construit rapide et bien renseigné sur Loko Massengo et comme toujours sur la musique congolaise. La période TRIO MADJESSI, a tout changé dans la musique congolaise. Quatre ans ont suffi au Sosoliso pour transformer la musique congolaise. Quatre années pour des compositions inoubliables. C'était la nouvelle vague qui a apporté une lecture nouvelle du genre musical Rumba congolaise. Avez-vous des nouvelles de Matadidi et de Saak Sakoul. Que sont-ils devenus ? Loko Masengo est aujourd'hui considéré comme un maître....Bravo... Belle carrière. Et félicitations à votre rédaction pour vos papiers toujours bien inspirés.
Didier Samson

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