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Le souvenir du « GENIE DU SIECLE ». Le Chairman Jacques KOYO


Lundi 28 Novembre 2011 - 18:14


Le souvenir du « GENIE DU SIECLE ». Le Chairman  Jacques KOYO
1987 – Découvert d’un phénomène, le chairman Jacques KOYO, la nouvelle vedette du spectacle, pour qui la danse passe avant la chanson.
Jacques KOYO et sa danse « Engondza » vont basculer la hiérarchie, en parachevant toute la dynamique de la nouvelle génération des années 80.
D’abord impresario dans le sport, puis karateka, il fait sa rentrée dans le domaine du spectacle par la grande porte. « Le génie du siècle » tel qu’il se fait appeler, est incontestablement le premier artiste à créer des figures rythmiques modernes, à partir d’une danse traditionnelle dite « Engondza », danse cérémoniale pratiquée dans les districts de Boundji (Cuvette) et d’Okoyo (cuvette-ouest)
La danse « Engondza » est basée essentiellement sur des mouvements de corps, entre la tête et les bras, en même temps des jeux de pieds acrobatiques. Jacques KOYO y insère quelques mouvements de karaté, sport dont il fut d’ailleurs pratiquant et président de la FECOKA (Fédération congolaise de karaté)
Il est sacré Révélation de l’année 1989 grâce à son premier disque « Pè-Bwanga » (Place à la danse) ou encore « Djara Engondza » (martelez les pieds). Si la prestation de Jacques KOYO au chant est relativement faible, il est par contre impressionnant de force, de rudesse et de conviction dans son style de danser. C’est ainsi qu’il a recours à un brillant chanteur ténor BONGOL, qui par sa verbosité et son inspiration à su imposer une tradition vocale rurale. « M.J. Alembe », est le titre de la chanson célèbre et populaire qui a fait entrer KOYO et son chanteur dans la cour des grands. Il est plébiscité au cours de cette année, meilleur chanteur, meilleur vedette du Congo, avant de participer au Prix « Ngwomo Africa » à Kinshasa.
Enfin, la danse « Engondza » fait tâche d’huile à travers l’Afrique. Elle est adoptée par les grands noms de la musique congolaise, tels KOFFI OLOMIDE, ZAIKO, BAKUBA, MAYAULA, TELE MUSIC, KAMIKAZE, etc., puis quelques groupes africains, de la Côte d’Ivoire et d’Europe.
Le règne de Jacques KOYO ne sera pas long, faute de producteur à l’échelle mondiale. Sa danse, par contre est rentrée dans les anales des danses africaines.

Clément OSSINONDE
clement.ossinonde@sfr.fr


SDC, Starducongo.com
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Vos commentaires:

1.Posté par ANTAR le 29/11/2011 10:58 | Alerter
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LE GÉNIE DU SIÈCLE NE L'AI PLUS, POURQUOI ?

2.Posté par koko laura le 29/11/2011 12:19 | Alerter
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On n'est pas éternel, je pense

3.Posté par El Kwakyr le 29/11/2011 14:29 | Alerter
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Il faut reconnaitre qu' avec " Engondza " Jacques Koyo avait introduit quelque chose de nouveau dans la musique moderne, le cinquieme temp qui s'ajoutait a la "Sebene", en tout cas une cadence qui pouvait bien marquee le debut de la quatrieme ecole.

4.Posté par ALOYSE le 30/11/2011 10:59 | Alerter
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Les bonnes choses ou les bonnes initiatives congolaises qui prennent corps à Brazzaville, souffrent toujours par manque de relayeurs. Cette rythmique aurait pris corps à Kinshasa, je suis certains qu'elle aurait gagné le monde entier et resterait encore d'actualité. On peu multiplier plusieurs cas.

Par contre les congolais des Brazzaville demeurent les éternels "Moutons de Panurge" , qui tombent KO dès choses venues d'ailleurs, même si Kinshasa n'est pas tout à fait ailleurs, mais Kinshasa ce n'est pas Brazzaville, la preuve, même en France Paris n'est pas Marseille.

5.Posté par PIERRETA le 30/11/2011 18:18 | Alerter
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Moutons de Panurge c'est bien dit , effectivement les congolais de Brazzaville, sont toujours complexés, des Kinois, au point où ils pensent tout ce qui vient de KIN est absolument meilleur à ce qu'ils inventent. C'est bien dommage

6.Posté par El Kwakyr le 01/12/2011 10:28 | Alerter
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Je crois qu ' il n' ait pas encore tard, ce genre musical " Engonza " peut toujours etre exploite, si Koffi l'avait incopore dans un de ses albums pourqoi les musiciens de Congo - Brazzaville. ne peuvent ils pas le faire ?

Au travail chers musiciens - compatroites a vous d' exploiter et contionuer l' oeuvre de Chairman.

C 'est a partir de rythmes tradiitonels Africains que les Noirs Americains ont invente les musiques qui font danser le monde..


7.Posté par YAMOUWONDA le 01/12/2011 23:50 | Alerter
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La question que je me pose est de savoir pourquoi lui meme qui avait mis a jour , ne l ayant pas créee , et que meme au Congo peu de gens connaissaient cette dance traditionnelle n a t il pas continué a l exploiter ?
Il suffit seulement d etre un bon , je ne dis pas surtout un grand danseur comme moi ,pour placer les pas de cette dance tradtionnelle dans un chauffé.

8.Posté par RUFIN HODJAR " EL SALSERO CALIENTE" le 20/01/2012 07:46 | Alerter
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Engondza est un folkore du Congo, je pense qu'il n'est pas dépassé, ceux des artistes qui estiment qu'ils peuvent jouer ce folklore , libre à eux de le faire. Je ne vois pas le mal, il n'est jamais trop tard. Effectivement comme l’ont souligné par mes prédécesseurs, les congolais souffrent d'un complexe d’infériorité sur le plan musical à Bien des égards. On ne le dira jamais assez, allez dans les bars, ngandas et bistrots et autres bouis_bouis, on joue la musique extérieure à 75 %. Même si la musique est universelle, on doit tout de même commencer par la notre. Il faut voir comment certains de nos compatriotes paniques devant certains musiciens d'en face dont certains ont des compositions (pleines d’insanités) ; ils les prennent pour des" Dieux", mais quelle honte, où va le pays? Ah si les congolais pouvais avoir la fierté qu’on nos sapeurs sur la plan musical, je pense que les choses seraient vues sous un autre angle.

Engodza n'est pas une musique depassée, non et non !!!! Prenez l'exemple de Tshala Muana, depuis quand joue elle le Muntouachi ?(une belle musique avouons le) Elle n'a jamais cessé, et cette musique garde toute sa jouvence. Que l'ainé Chairman, se concentre une fois de plus, et l'on verra il sortira de belles œuvres de sa gibecière.
Cessons d'être complexés devant des étrangers, nous devons soutenir nos musiciens afin que notre culture retrouve ses lettres de noblesse.

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