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Les Bantous de la Capitale réapparaissent sur le marché avec «Explosion»


Vendredi 27 Janvier 2012 - 01:52


Les Bantous de la Capitale réapparaissent sur le marché avec «Explosion»
Des interrogations ont fusé de toutes parts sur l’avenir des «Bantous de la Capitale», ce grand monument de la musique congolaise qui n’a plus fait signe de vie sur le marché du disque. L’on sait que l’animation des grandes cérémonies n’était depuis là que sa seule raison d’être, une survie que l’orchestre a mérité de son riche répertoire qu’il devait rabâcher à ses fans. Certains mélomanes l’ont qualifié d’être à court de créativité pendant que d’autres croyaient à une mort silencieuse. Loin de là. Les Bantous de la capitale ont refait surface. Après une absence prolongée de près de 15 ans sur le marché du disque, le mythique ensemble congolais lance dans quelques jours, un nouvel album intitulé « Explosion », une œuvre qui va sans doute accrocher les mélomanes tant de par sa qualité artistique que par la qualité des thèmes abordés. Le premier exemplaire de cet album enregistré en France a été remis au couple présidentiel le 31 décembre dernier. Le soliste Tsounga Dédé, directeur artistique de cet ensemble nous édifie sur cet opus dans l’interview que nous vous proposons ci-dessous.

Le soliste Tsounga Dédé
Le soliste Tsounga Dédé
Le Patriote : Nous venons d’apprendre que les Bantous de la capitale vont bientôt mettre un album sur le marché. Pouvez-vous nous en dire plus ?

SSTsounga Dédé
 : C’est vrai. L’album est presque prêt. Le mixage a été fait ici à Brazzaville, et le mastering, c’est-à-dire les tout derniers travaux de finition ont été réalisés en France. Incessamment, dans une ou deux semaines, les mélomanes l’auront sur le marché congolais.

L.P. : On peut compter combien de titres dans cet album et quels sont les thèmes abordés ?

T.D.
 : Il y a au total onze com-positions dont les titres phares sont « Christina » qui est une composition d’un des doyens et chefs de l’orchestre, Nino Malapet, « Kadjigo » de Ngouolali Michel, « Pépé Palousie » de Mangouani Simon, et « Kéba na la vie », une chanson de Nkou-ka Célestin. Les thèmes abordés tournent autour de la vie, de l’amour, de la fraternité, de l’édu-cation des populations, de l’unité nationale, des faits de société et d’autres sujets.

L.P. : Comparativement aux précédents tubes de ce grand orchestre qui a fait la fierté du Congo sur le plan international, quelle est la particularité de cet album ?

T.D
. : la particularité est que l’orchestre « Les Bantous de la capitale » a été rajeuni. On y retrouve de jeunes musiciens qui ont apporté un nouveau tempo, par rapport à ce qu’on avait l’habitude d’écouter. En dehors des voix connues de Kabako Lambert, de Mangouani Simon, on y a introduit celles des plus jeunes comme Tout Saint Loemba et Fregh Ganga. Au niveau des saxos et trompettes, ce n’est plus le grand duo Nino Malapet – Essous Faustin qu’on a connu il y a des années. Aujourd’hui, ce rôle est joué par les jeunes comme Bantsimba, Pierre Kissakéno et autres. Les mélomanes vont se rendre compte que ce sont les Bantous de la capitale, mais avec une nouvelle note qui est apportée par l’arrivée de ces jeunes musiciens.

L.P. : Peut-on connaître le producteur de cet album ?

T.D.
 : L’appel de Nino Malapet, Nkounka Célestin et Nganga Edo à la recherche d’un soutien, a été accueilli favorablement par un homme de bonne volonté, Dieudonné Loussakou, qui a bien voulu accepter de produire cet album. Je dirais même qu’il est aujourd’hui l’organisateur des activités de l’orchestre Bantous de la Capitale.

L.P. : A quel prix sera-t-il vendu sur le marché ?

T.D
. : Je ne saurais vous le dire pour le moment. Les CD partiront de France où ont été réalisés les travaux de finition de cette œuvre musicale. Ce qui est vrai, c’est que ce sera à la portée de toutes les bourses, car notre problème n’est pas de vendre un produit qui doit coûter cher, mais d’être présent sur le marché où nous avions été absents durant une quinzaine d’années. A ce sujet, je voudrais préciser que ce sont de nouvelles chansons que nous avons enregistrées ; les onze sont toutes des nouvelles que certains ont écouté lors de nos concerts ici au Congo.

L.P. : On peut avoir une idée sur le nombre d’exemplaires ?

T.D.
 : Le premier exemplaire qui est déjà sorti, nous l’avions remis, le 31 décembre dernier, au couple présidentiel. Pour le public, c’est le producteur Loussakou qui nous donnera le nombre total d’exemplaires. A en croire ce dernier, il y aura un lot important pour que tous les mélomanes soient servis.

L.P. : A quand remonte le dernier album des Bantous de la capitale ?

T.D.
 : Cela fait très longtemps. Le tout dernier, si je me rappelle bien, était sorti il y a plus d’une dizaine d’années, et c’était non pas de nouvelles chansons, mais une simple reprise de vieilles chansons des Bantous à l’initiative de notre ambassadeur Jean Jules Okabando. C’est donc « Explosion » qui vient de mettre un terme à cette absence pro-longée de cet ensemble sur le marché.

L.P. : Lorsqu’on voit les Bantous de la capitale aujourd’hui, on se rend compte que la ma-jorité de ceux qui composent ce groupe sont des jeunes. On peut savoir la nouvelle politi-que de cette formation musicale ?

T.D
. : Vous dites que la majorité, c’est des jeunes. Je peux quand même rectifier. Jusqu’aujourd’hui, il y a les trois doyens et fondateurs qui sont là présents : Nino Malapet, Nkounka Célestin et Nganga Edo. Mais ils ont fait une organisation de sorte qu’il ait des gens comme le président Dieudonné Loussakou qui s’occupe du patrimoine de l’orchestre, Tsounga Dédé assurant la direction artistique, c’est-à-dire le compartiment musical avec Faustin Ntsakanda, et Lambert Kabako, chargé de la discipline. La nouvelle politique, c’est de travailler à intéresser la génération de jeunes à l’orchestre Bantous de la capitale. Il s’agit, par notre genre et notre style, de conserver notre public connu d’un certain âge, mais aussi de réfléchir sur d’autres genres à faire, pour parvenir à accrocher un autre public. La présence des jeunes que vous remarquez au sein de cet ensemble s’inscrit dans la logique qui voudrait un peu varier le style, faire autre chose, tout en gardant l’essence des Bantous de la capitale.

L.P. : Que dites-vous à vos mélomanes ?

T.D.
 : Je demande aux mélomanes d’acheter cet album et de l’écouter. Nous sommes là pour recevoir soit des félicitations, soit des critiques pour le travail que nous faisons. Notre souhait est que les gens se procurent ce CD dans lequel on y a apporté une touche nouvelle. Ainsi, nous aurons la force d’enregistrer un autre album contenant uniquement des nouveautés.

Propos suscités par Gulit Ngou

Lepatriote-congo.com
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Vos commentaires:

1.Posté par DANIEL le 30/01/2012 10:13
J'attends avec fièvre l'analyse que doit faire Clément Ossinondé sur la disparition de Nino Malapet, le "grtand stratège" des Bantous de la Capitale.

2.Posté par RUFIN HODJAR " EL SALSERO CALIENTE" le 31/01/2012 10:51
C'est une bonne nouvelle d'apprendre que les BAKOLO MBOKA vont mettre sur le marché du disque un nouvel album. Bravo les bantous! L’on commençait déjà à se demander si cet orchestre n'était plus que l'ombre de lui même. Personnellement j'ai grandi avec les chansons des Bantous de la Capitale, ce sont des musiciens qui ont du talent, ils ont défendu les couleurs de la nation à l’étranger à plusieurs reprises. Il est vrai que leur absence sur le marché du disque a été pendant longtemps décriée, ce qui les avait un peu discrédités vis-à-vis des autres orchestres à bien des égards. Mais je pense qu'avec le nouveau souffle qu'apportent les jeunes comme Faustin NSAKANDA, Dede TSOUNGA, Pierre KINSSAKIEONO, Gérard BANTSIMBA et le sonnera Fregh NGANGA , les choses iront de l'avant. Ces jeunes artistes talentueux et pleins d’énergie apporteront un sang nouveau à cet orchestre qui symbolise toute une épopée de la musique au Congo. Cela étant, il faudra que l’orchestre renoue avec les nouvelles compositions, au lieu d’interpréter toujours les "vieilles gloires" des années passées. Des nouvelles compositions qui s’adaptent à l'air du temps feront que cet orchestre retrouve ses lettres de noblesse pour finalement renouer avec le succès.
Les autorités tant politiques que culturels doivent veiller à ce Monument qu'est les Bantous de la Capitale, cet orchestre doit être comme l'orchestre ARAGON de Cuba, l'on dirait même "notre Bantou National" c'est l'orchestre de notre nation, à ce titre c'est un Patrimoine qui doit être scrupuleusement conservé. je suis sûr que ce nouveau disque fera que les Bantous redeviennent ce qu'ils étaient dans le passé.

L’on doit aussi se dire une chose, la majorité des mélomanes des Bantous que j’ai rencontré souhaite toujours le retour de KOSMOS MOUTOUARI dans les Bantous. Il est vrai qu’il a crée son propre orchestre mais il n’en demeure pas moins vrai que ce Grand Nom de la musique congolaise a toujours sa place dans les Bantous, cet orchestre a connu un grand succès à l’époque grâce entre autres à la finesse de ses compositions, cela est connus de tous ceux qui ont suivi l’évolution de cet orchestre.

Le Doyen Nino est parti, paix à son âme, la flamme reviendra à NKOUKA CELESTIN et à NGANGA EDO pour la continuité de cet orchestre.
Vives les Bantous de la capitale!!!

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