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Les frères Dardenne, artisans d'un cinéma social


Par SDC, Starducongo.com | Lundi 23 Mai 2011 | Lu 454 fois | 0 Commentaire



Les frères Dardenne, artisans d'un cinéma social
CANNES — Les frères Dardenne, qui ont décroché le Grand prix dimanche à Cannes pour "Le Gamin au vélo", leur 4ème consécration après deux Palmes d'or et un prix du scénario, défendent sur les écrans un cinéma social filmé au ras des petites gens.

Ils ont été couronnés ex-aequo avec "Once upon in Anatolia" (Il était une fois en Anatolie) du Turc Nuri Bilge Ceylan.

Dans "Le gamin au vélo", Cyril (Thomas Doret), refuse de croire que son père l'a abandonné et trouve refuge chez une bonne fée, Samantha (Cécile de France), qui le recueille et récupère même son vélo, avec lequel il tourne inlassablement dans la ville.

On dit "les Frères" Dardenne en prenant rarement la peine de distinguer Jean-Pierre (60 ans) de Luc (57 ans), son cadet et troisième de la fratrie née dans la banlieue de Liège, ancien haut-lieu de la sidérurgie en Belgique et foyer du mouvement syndicaliste, marqué par de grandes luttes ouvrières.

Présents sur la Croisette depuis 1996 pour "La Promesse", présenté en section parallèle à la Quinzaine des réalisateurs, les frères Dardenne en sont rarement repartis bredouilles.

Palme d'or en 1999 avec "Rosetta", doublée du prix d'interprétation féminine pour Emilie Dequenne, ils obtiennent de nouveau la suprême récompense avec "L'Enfant" en 2005.

Trois ans plus tard, leur quatrième film sélectionné en compétition par le festival de Cannes, "Le Silence de Lorna", drame sur l'imigration, leur apportait le Prix du Scénario.

Entre temps, en 2002, un des acteurs de la famille, Olivier Gourmet, avait obtenu le Prix d'interprétation masculine pour "Le Fils".

Familles éclatées par la galère, immigration, chômage, déclassement, le cinéma des Dardenne dénonce les injustices à travers des personnages poignants, terribles de violence et d'indifférence aussi parfois.

Filmé caméra au poing, à la manière des documentaires qu'ils ont réalisé à la fin des années 70 dans les cités ouvrières, "Rosetta" plongeait le spectateur dans le monde des laissés pour compte, au coeur d'une ville industrielle de la vallée de la Moselle (est de la France).

Avec "L'enfant", la paternité et le difficile passage à l'âge adulte était scruté. Ici, chez "Le Gamin à vélo", c'est encore la famille démantibulée qui fait échouer Cyril dans ce foyer d'accueil alors que son père lui tourne le dos pour "refaire sa vie" et que la mère semble avoir depuis longtemps abandonné son rivage.

Leur manière de travailler est particulière, avait expliqué Luc: "On commence par beaucoup parler tous les deux. On fait un plan de tout le récit. J'écris la première version du scénario que j'envoie à Jean-Pierre. Il fait ses corrections, ses propositions, puis on écrit ensemble les autres versions. Pendant le tournage, l'un est à la mise en scène pendant que l'autre est à l'écran de contrôle, à tour de rôle".

De Anne CHAON (AFP)
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