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Lettre ouverte de René Serge Blanchard OBA, président de l’IDC suite à la campagne "mensongère" en cours à l'endroit du MSD


Par | Mercredi 14 Septembre 2016 | Lu 1473 fois | 0 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - Nous publions ci-dessous l'intégralité de la lettre ouverte de René Serge Blanchard OBA, Président de l’IDC, suite à la campagne qu'il qualifie de "sordide, méprisante et mensongère" en cours à l'endroit du Mouvement pour la solidarité et le développement (M.S.D) dont il est le président.



Lettre ouverte du Président du MSD, Président de l’IDC suite à la campagne sordide, méprisante et mensongère en cours à l'endroit du MSD

René Serge Blanchard OBA
René Serge Blanchard OBA
Chers Amis, Frères et Sœurs.

Le devoir qui est le mien aujourd’hui m’impose vis-à-vis de vous une rigueur de pensée, corrélée à une vigueur dans l’action opérationnelle inhérente. Ma qualité de Président du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) et de Président par intérim de l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC) l’exige indubitablement.
Cette lettre ouverte est à vous membres et sympathisants du MSD composante de l’IDC.
Se méprendre en donnant de la considération aux persifleurs railleurs c’est mettre à mal le dicton selon lequel on répond aux imbéciles par le Silence.
A ceux donc qui on écrit si gaiement dans leurs journaux sur le WEB qu’ils se félicitaient de mon hospitalisation au CHU de Brazzaville des suites d’un accident de circulation et qu’ils souhaitaient vivement que l’on m’ampute la jambe malade afin que je devienne le Ministre des handicapés de SASSOU NGUESSO, je ne me sent en rien avoir des égards vis-à-vis d’eux et je pense que cela est réciproque.
Je vous invite chers frères et sœurs à partager avec moi la réflexion liée que me procure cette campagne diffamatoire envers notre Parti, touchant notre intégrité politique connue, éclaboussant notre engagement à servir la République.
Depuis quelques temps une race de gens formatée par l’intelligence congolaise, jouant des rôles de basse besogne, se trouve dans un tournis grave.
Cette race de gens ne réalise pas qu’un membre de la famille donc de la même tribu que Mr Denis SASSOU NGUESSO soit capable non seulement de dire non aux siens mais surtout de conduire aux destinées d’une des plateformes les plus conséquentes de l’opposition congolaise.
Ce n’est pas possible disent-ils, c’est un traquenard, encore une manœuvre des Mbochis. SASSOU est trop fort. Cependant après plus de trois décennies au pouvoir, l’opposition n’a jamais pu inquiéter le pouvoir cautionnant et favorisant plutôt allègrement des victoires électorales qui ont légitimé le pouvoir. Comme dans un cirque malicieusement, des subsides de survie leur étaient livré en guise de récompense. Ma position à l’époque me permet d’affirmer cette approche.
Cette race de gens a toujours considérés l’opposition comme un métier, s’adjugeant des grades de fonctionnaire dans l’opposition congolaise.
Aussi, comme batteurs de riz aux fins de tirer des dividendes par des écrits ou des prises de position volage.
Ils s’érigent finalement en donneur de leçons, de guide de l’action politique sur le terrain, jouant en réalité un rôle prescrit par les moyens d’existence, de subsistance.
Cette race de gens ubuesque cerne l’engrenage politique afin de trouver des présumés traitres à une cause mais en réalité secouer le cocotier afin de ramasser les noix mûres.
Ceux qui tiennent les cordes du pouvoir les adorent pour ne pas dire qu’ils les fabriquent car cette race de gens leur permet d’assurer le maintien de la corde en secouant les cocotiers du voisin lorsque ce dernier veut s’en approprier.
Le MSD et son Président René Serge Blanchard OBA, cible idéale, en paye le tribu de temps en temps selon la météo financière de cette race de gens ringarde.
Rassurer les nôtres, dans nos différents engagements avec eux, justifier l’amour que nous leurs témoignons est pour nous une exigence morale, citoyenne et républicaine, même si parfois au passage cette race de gens en profite.
La campagne sordide, méprisante, mensongère qui est menée en ces temps dans les bus de Brazzaville relayée allègrement par cette race de gens sur le WEB à la recherche de subsides auxquels ils sont habitués, contre le MSD et son Président m’a amené à formuler cette lettre ouverte.
Le Congo notre pays sort d’une période électorale caractérisée par un activisme totalitariste particulier du pouvoir de Brazzaville sérieusement mis à mal par une opposition dynamique incarnée par les plates-formes FROCAD et IDC qui, au cours de sa première convention tenue à Brazzaville a mis en place sa coordination conduite par le Professeur Charles Zacharie BOWAO et a adopté une charte de ses actions à court et moyen terme.
Après la tenue du Dialogue national alternatif de DIATA dont Mr René Serge Blanchard OBA a été le président de la Commission d’organisation, l’opposition congolaise, incarnée par le FROCAD et l’IDC, a, malgré les entraves multiples du pouvoir de Brazzaville, prouvé aux yeux du peuple congolais et du monde sa grande capacité de mobilisation à travers de gigantesques meetings dans tout le pays et dont les plus emblématiques sont les méga meetings des 27 septembre et 17 octobre 2015 tenus respectivement à Brazzaville et Pointe Noire.
Ces meetings furent de hauts moments historiques au cours desquels l’opposition congolaise montra au monde la volonté et la détermination du peuple congolais à rompre avec le passé et à vivre, pour la première fois au Congo, une alternance politique démocratique.
Le référendum anticonstitutionnel organisé à la hussarde par le pouvoir de Brazzaville a été boudé et rejeté par le peuple.
Faut-il, cerise sur le gâteau, rappeler son éclatante victoire « hélas volée » à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016?
Le peuple congolais et la Communauté internationale ont reconnu la force politique de cette opposition rejointe par la composante J3M.
La conséquence à ce jour est que le pseudo-pouvoir de Brazzaville n’est pas reconnu par la Communauté internationale.
Quoi de mieux pour une opposition aux mains nues face à un pouvoir invétéré avide de pouvoir et de brimades, qui utilise la Force brute de l’armée de la police et de la gendarmerie pour bombarder les paisibles populations, les essaimant dans les forêts sans subsistance vitale.
La coordination des actions et de stratégies cohérentes de la grande famille FROCAD-IDC-J3M, et leurs mise en musique ne serait si altérée si elle n’avait, en son sein, quelques membres « valets galeux » du pouvoir de Brazzaville qui ont tenté et continuent d’introduire la diversion.
Ses stratégies de lutte ont, autant que faire se peut, été bien ordonnées et lui ont permis de semer la panique au sein du pouvoir de Brazzaville qui s’est singularisé par des rapts, des rafles, des séquestrations, des embastillements, des privations des libertés, des arrestations arbitraires.
Les dirigeants de l’opposition se trouvent comme dans un poulailler où le maitre chaque matin choisi le coq chanteur à servir au déjeuner.
Une stupide brutalité contre les leaders et les membres de l’opposition qui rappelle l’époque stalinienne, créant la psychose et la désolation, au grand dam du peuple et de la communauté internationale.
Qu’aurait-elle fait de mieux face à un pouvoir qui a perdu raison ?
Prendre les armes ? Non, cela lui est imprescriptible et contraire à ses principes et idéaux.
Les meetings du 27 septembre à Brazzaville et du 17 octobre 2015 à Pointe noire auraient pu être un tournant décisif.
L’engagement, la mobilisation de notre peuple à l’action inhérente avait atteint le paroxysme ce que nous ne pouvons atteindre ce jour.
La charte de la Victoire qui avait été conçue pour gérer les périodes pré et post électorales n’a pas été respectée.
Souvenons-nous de tous ces méfaits aux fins d’engendrer une nouvelle posture d’actions et de combat appropriée à notre vision de ne pas verser de sang.
Les uns et les autres devraient nourrir cette réflexion en cours pour la libération de nos frères emprisonnés au lieu de jeter l’anathème sur le MSD et son Président.
Autant le MSD reconnait le rôle important que la Diaspora à mener et mène à l’international pour permettre une alternance démocratique en relayant efficacement notre désillusion du holdup électoral, autant nous croyons que la cohésion de l’opposition est le gage de notre réussite et que la construction des passerelles vaut mieux que la construction de murs.
Internet ne signera jamais une décision dans le sens de la libération des nôtres et le temps presse pour beaucoup d’entre eux. J’ai fait la prison dans des conditions similaires et je sais ce que c’est que la prison. La prison c’est la rencontre avec Lucifer.
Nous ne sommes pas responsables de ces tracts. Nos documents sont toujours flanqués de notre emblème et d’un code électronique.
Le MSD dispose de toutes les façons d’une liberté de penser et d’agir mais qui est toujours en harmonie avec les exigences de la cohésion de l’opposition.
Ce qui a toujours caractérisée notre action politique est la franchise, le courage de nos opinions. Le MSD n’a jamais fait partie du RMP.
Je me demande si cette race de gens médiocres est capable de faire en l’assumant publiquement ce que nous avons fait et subi dans notre action politique: les fameux « guiri » n’ont pas eu raison de nous alors tant mieux, seule la période actuelle justifiera la valse devenue i dentaire des politiciens congolais ? Nous ne mangeons pas de ce pain car si nous en avons besoin en nous adressons aux nôtres qui dirigent nous obtiendrons.
• Refuser de nous saborder dans le PCT ;
• Accepter de quitter ses fonctions pour ne pas rentrer au PCT ;
• Avoir le courage de dire non à son parent biologique pour des questions politiques ;
• Lutter avec ceux qui pendant que nous étions de l’autre côté passaient à la caisse ;
• Refuser l’assistance financière de ses parents pour ne pas se sentir en compromission avec les autres ;
• Supporter de voir cette race de gens qui souhaite votre amputation du pied se servir financièrement dans votre siège de campagne ;
• Etre interdit de quitter le territoire national pour des soins médicaux ;
• Voir son fils de trois ans être privé de passeport pour aller en vacances ;
• Totaliser 11 années assis à la maison sans travailler avec un salaire réduit d’autorité de moitié et payer à la guise de l’employeur ;
• Accepter de porter des épines sur la tête pour un dossier professionnel dont vous n’êtes en rien l’auteur ;
• Avoir fait la prison, subit des humiliations, la torture ;
• Avoir vu ses compagnons périr des suites des atrocités de prison ;
• Vivre des changements de textes à l’assemblée nationale juste pour ne pas permettre au MSD d’avoir un groupe parlementaire.
Auraient-ils tenus la dragée ?
Nous sommes à l’opposition pour ne pas plaire. Nous ne détenons pas la vérité absolue au MSD mais nous tenons notre parole et nous ne confondons pas la tribu avec notre positionnement politique.
N’en déplaise à ceux qui jouent des rôles pour nous emmener dans le combat actuel à nous éloigner des autres ou aux autres de s’éloigner de nous pour laisser le champ libre aux prétendants fonctionnaires de l’opposition.
Notre engagement à construire des ponts a toujours été présent dans notre action politique.
Nous avons au prix de beaucoup de sacrifice consentie par la défiance du pouvoir en place, créé les conditions pour que nos frères d’autres départements se sentent congolais qu’ils retrouvent la joie de vivre et d’appartenir à une nation.
Combien n’ont pas vu leurs maisons reconstruites, leurs réinstallations assurer une fois revenu dans leur pays.
La mémoire s’honore, la recherche de subsides peut se faire en ne ménageant pas les antis valeurs démocratiques.
Le MSD ne se fera pas dicter une politique mais, de la valeur intrinsèque des hommes et des femmes qui le compose, jaillira une semence utile à la nation par le respect de l’autre, la promotion des valeurs de progrès.
Au plus fort de la Guerre entre le Vietnam et les Etats Unis d’Amérique, pendant que les bombes au Napalm pleuvaient sur le Vietnam, le Duc THO et KINSINGER parlaient.
L’évangile nous démontre que la repentance nous met nous-même devant notre liberté, remet l’autre devant sa responsabilité, recrée la fraternité, rouvre l’action.
Elle ouvre a une vraie connaissance de soi indispensable à l’action et en particulier à la victoire.
Posons-nous donc d’abord ce principe que dans la repentance il s’agit que je reconnaisse d’abord mes fautes et celles de ma communauté afin de retrouver la liberté et de mieux cerner la responsabilité d’autrui il ne s’agit pas de déresponsabiliser l’autre.
Le MSD n’est pas imbu du syndrome des Philistins à savoir que seuls les autres ont tort et qu’il a toujours raison. Sans nous déculotter c’est avec celui que l’on se bat que l’on fera la paix demain. Ce n’est pas de cette manière que vous pourriez tuer le MSD. Le MSD ne sait pas danser la valse politique.

René Serge Blanchard OBA
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