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Littérature : les jeunes de la fondation Calissa Ikama bénéficient de la formation d'écrivains américains


Par Brazzaville-Adiac | Vendredi 24 Février 2012 | 14:59 | Lu 823 fois



Un des ateliers de littérature.
Un des ateliers de littérature.
En marge de leurs activités officielles, les auteurs américains en séjour au Congo ont animé à la villa Washington, un atelier d'écriture destiné aux jeunes Congolais de la fondation Calissa Ikama

Cette formation qui s'inscrit dans le cadre du projet de la fondation, est un élément catalyseur pour tous les jeunes, dont le but ultime est d'amener ces jeunes à produire des œuvres littéraires. « Ce programme devrait avoir comme point de chute, la production d'un magazine littéraire. Quand les enfants écrivent, ils sont lus par les autres enfants du même âge. Le fait de les amener à écrire est donc une manière de les préparer à avoir un lectorat futur », a déclaré l'un des responsables de la fondation Calissa Ikama.

Ce programme, qui a commencé avec les écrivains américains, devrait se poursuivre dans les différents centres utilisés par la fondation, dont certains installés dans les établissements scolaires et d'autres au niveau du siège de la fondation.

Pour Hunt Laird, écrivain américain, formateur, romancier, traducteur et critique, cette formation a été une expérience très forte. « Nous avons parlé des ateliers d'écriture, un système très répandu aux États-Unis qui n'existe pas encore au Congo ni en Europe. Nous sommes donc venus modeler ce système. Cela a été une expérience incroyable et j'ai trouvé des jeunes talentueux avec lesquels nous avons écrit des poèmes extraordinaires », a-t-il indiqué.

Hilary Ngounda, 15 ans, élève en classe de 3e au collège Clé, voue une passion pour le roman. Elle pense que cet atelier est le bienvenu, parce qu'il permet à chaque enfant de développer ses qualités, de vivre sa passion et de réussir à écrire un livre et surtout, de finir celui de Calissa Ikama. « Nous sommes en train de nous préparer pour le concours « Sur les traces de Calissa Ikama ». C'est une fille qui a exceptionnellement écrit à l'âge de 13 ans. J'ai 15 ans aujourd'hui et compte faire à peu près ce qu'elle a fait si ce n'est plus. En lisant Calissa Ikama, j'ai été transporté vers d'autres mondes. Mon rêve est de gagner ce concours puis d'écrire un roman par la suite », a-t-elle avoué.

Carlo le Pacha Kinzenzé, 20 ans, étudiant en 2e année à la faculté de droit de l'université Marien-Ngouabi, partage cet avis. Il s'est dit très motivé par ce genre d'initiatives qui permettent aux jeunes écrivains en herbe de pouvoir développer leurs talents mais aussi d'être en contact avec des personnes ayant déjà écrit et peuvent les aider dans cette perspective. « Je m'intéresse à beaucoup de genres, précisément la poésie, pour laquelle le poète est une personne qui exprime un monde indécis que d'autres ne perçoivent pas. S'agissant de Calissa Ikama, elle était une jeune fille passionnée par la littérature, qui est un bel exemple pour moi ; vu l'âge auquel elle a publié son roman, elle a poussé beaucoup de jeunes à faire comme elle », a expliqué Carlo le Pacha Kinzenzé.

Ces jeunes apprenants ont écrit des textes qui ont ébloui les formateurs. C'est le cas de Princilia Ibara-Bouanga, 16 ans, qui a écrit un texte sur la nature, dans lequel, elle montre l'ingratitude de l'homme : « Chaque fois que j'observe la nature je suis inspirée ; chaque fois que j'observe la nature je pleure, car je suis triste quand je vois l'homme détruire cette nature ; chaque fois que j'observe la nature je me sens ingrate, car, elle m'a donné son air et moi je suis incapable de la récompenser après tout ce qu'elle a fait et continue de faire pour moi. »

Gertie Yandoua, 17 ans, témoigne : « J'adore la lecture, c'est pour moi un autre monde, lire m'épanouit, me détend, me fait voyager dans un univers propre à moi, me met en contact avec ceux que j'aime ; j'adore la musique parce qu'elle éveille en moi des sensations très fortes qui me font oublier mes angoisses et me donnent de l'espoir et du courage. »

Notons que cette formation a une connotation avec le concours « Jeunes talents sur les traces de Calissa Ikama ». Huit jeunes ont fait l'objet d'une exposition qui s'est déplacée dans les écoles. Et la majorité des jeunes a adhéré au projet à partir de cette exposition.

Bruno Okokana
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