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MARESHAL DJ. “Sans la capote, je serais déjà mort”


Par Usher Aliman/usheraliman@yahoo.fr | Samedi 30 Mai 2009 | Lu 990 fois | 1 Commentaire



MARESHAL DJ. “Sans la capote, je serais déjà mort”
On le connaît grâce au tube Séka Séka et à son passage dans l’orchestre de Pierrette Adams. Mais Mareshal DJ, c’est aussi un orphelin de père et de mère. Ce, depuis l’âge de dix ans. Avec toutes les difficultés inhérentes à cette situation.

Quand on se retrouve orphelin de père et de mère autour de l’âge de dix ans, il faut une sacrée dose de courage, de détermination, de chance pour ne pas mal tourner. Gérald Manianga, le père de Mareshal DJ, travaillait dans le sillage du pouvoir de Mobutu Sésé Séko au Congo Kinshasa quand la mort l’a fauché.

Deux ans après cette disparition, c’est la mère de Mareshal DJ, qui quittait ce monde. Dès lors, les six enfants du couple défunt sont livrés à eux-mêmes. Le petit Empy Manianga (c’est le nom à l’état civil de Mareshal DJ) alors âgé d’une dizaine d’années est contraint d’arrêter ses études, faute de moyens de subsistence. Il décide de donner dans la musique, sa passion depuis toujours… enfant travailleur, Empy chante à gauche, à droite pour gagner sa pitance. De cette expérience, il a tiré une bonne capacité de résistance à la galère, au manque d’argent. «La galère ne me fait pas peur, je la connais.» La galère justement, il décidé de l’affronter, de la traverser de son plein gré en 2004. Pour mener une carrière solo. Alors qu’il était musicien au sein des Katerpillars de Pierrette Adams et basé à Dakar, Chirac (c’est comme ça qu’on l’appelait chez Pierrette Adams) décide un matin de laisser tomber les atalaku pour venir tenter sa chance à Abidjan. Son compagnon d’échappée est un certain Oguy Solo. A leur arrivée, les deux Congolais louent une chambre au quartier Abri 2000 à Koumassi.

En attendant le succès, Oguy Solo et Mareshal DJ vivent de leur rêve et de quelques cadeaux que des nanas fortunées leur faisaient de temps à autre. «A Abri 2000, on se débrouillait comme on pouvait. Nous avions des copines qui s’occupaient de nous. Si je sors avec une fille dont les parents ont de l’argent, elle peut m’aider si je suis dans le besoin…» Le succès de Séka séka le sortira de cette position de «dépendance». Aujourd’hui, Mareshal DJ vit à Yopougon, quartier Maroc, «mais seul», tient-il à préciser. «Pour le moment, je préfère vivre seul parce que je ne suis pas encore stable. Je me cherche encore. Si je mets une femme chez moi et qu’après je ne peux pas la nourrir ou subvenir à ses besoins, c’est sûr que ça va créer des problèmes… »

Après son appartement, Mareshal s’était même offert une voiture. Mais au bout de quatre accidents de la route, dont l’un lui a laissé une cicatrice assez visible sur le front, Mareshal s’est résolu à vendre sa voiture.

Dans la plus grande discrétion, il essaie de se construire une maison pour trouver la stabilité qui lui manque depuis son jeune âge.

Lorsqu’on lui pose la question de savoir comment il gère son succès auprès de la gent féminine depuis le succès de Séka Séka, Mareshal répond assez franchement : «Les femmes, j’en ai connu beaucoup. Mais, je ne peux pas donner un chiffre. Ce qui est sûr, j’ai beaucoup tourné. Dans les tournées à l’intérieur du pays ou à l’étranger, nous faisons beaucoup de rencontres. Il y a des femmes qui peuvent s’occuper de toi parce que tu n’as pas les moyens… Mais si jusque-là, je suis encore vivant, c’est parce que je me préserve, je mets toujours une capote, je ne prends pas de risque. J’ai ma fille, Bibiche Manianga qui compte sur moi. Je dois être vivant pour m’en occuper. Sinon j’ai fait mon test de dépistage l’année dernière. Je voulais connaître mon statut. Et Dieu merci, tout va bien.»

Côté musique, après la fièvre du Séka Séka, le Congolais essaie de garder le rythme. Il vient de sortir un single, Bonjour Bonsoir, qu’il a produit lui-même. Avec ce disque, il espère garder un peu du vent que le tube Séka Séka lui a mis en poupe. A propos de ce bidon qui est devenu une espèce de marque de fabrique, Mareshal n’entend pas le faire disparaître «Mon gros ventre, ça me plait. Il me permet de mieux danser. En fait, je suis plus à l’aise avec ce ventre.»

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Vos commentaires:

1.Posté par FLO le 01/08/2009 12:41 | Alerter
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JE PENSE KE TON VENTRE T' a beaucoup aidé dans tes prestations; en tt k "seka séka'' c de la bombe;une musike ki fait danser en dormant.

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