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MC Koissy. “Je n’ai pas de tabou”


Par Par Stephie Joyce/ stephiejoyce1@yahoo.fr | Jeudi 26 Mars 2009 | Lu 2077 fois | 2 Commentaires



MC Koissy. “Je n’ai pas de tabou”
Ce jeudi, elle a 45 ans. C’est l’âge où on fait le bilan de sa vie. C’est ce que fait Marie Catherine Koissy, ex-mannequin, présentatrice télé, Directeur général de Cocody FM et actuelle Conseiller technique et chef du service communication du BNETD, ce 19 mars, jour de son anniversaire. De son histoire d’amour avec le footeux Sékou Bamba à ses relations particulières avec les hommes et les femmes en passant par le BNETD et sa complicité avec son patron Don Mello… Tout y passe. Voici une interview - vérité. Un vrai déballage !

• Tu es toujours aussi jeune. Aucune ride ! Quel est ton secret ?

- Cela doit être de famille, mais surtout, c’est une grâce de Dieu. Mais aussi de volonté, j’ai arrêté de m’abîmer la peau avec des produits éclaircissants, je ne bois pas exagérément d’alcool, je ne fume pas, je ne vais plus en boîtes de nuit car ça m’ennuie …Je crois aussi que j’ai de bons gènes. Et puis je suis positive dans la tête, je suis active, j’ai plein de projets, et je mets de l’énergie pour réaliser ces projets et m’épanouir. Je suis zen et voilà.

• Ce n’était pas forcément le même esprit, il y a une dizaine d’années…

- C’est clair ! Il y a des étapes dans la vie. A un moment, on est tous à la recherche de quelque chose. Je pense qu’à l’époque, je n’avais pas réglé un certain nombre de problèmes existentiels. Avoir la paix du cœur, trouver ma voie professionnellement, socialement, savoir si on va être mariée ou pas, comment on va vivre, seule ou non et l’assumer… Il y a beaucoup de choses que l’on reproche aux femmes seules. Tout ça fait peur, tourmente, fait qu’on s’agite, qu’on va dans tous les sens… Mais là, ça va, j’ai tout résolu. J’ai réalisé tous mes rêves.

• 45 ans, c’est beaucoup…

- (Rires). En tout cas, j’ai l’impression d’avoir 20 ans. Dans la tête, je suis restée jeune, fraîche et dynamique. Bon. C’est vrai que parfois, on se réveille le matin, on a un peu mal aux articulations, au dos, aux genoux, mais c’est normal. A cet âge-là, on commence à avoir de petits bobos (rires). Mais quand on est organisé, quand on sait ce qu’on veut, l’âge n’a plus d’importance. Mon style vestimentaire, ce n’est pas : «oh la la ! J’ai 45 ans ! Je dois faire dame respectable en complet pagne-maxi. Qu’est-ce que les gens vont dire quand ils me verront en jeans-baskets-casquette-polo, en short, en minijupe ?…» Non ! Je suis complètement «open». Je n’ai pas d’interdits, ni de restrictions et encore moins de tabous. Je me sens libre et je fais ce que j’ai envie de faire. Si je me sens à l’aise, c’est l’essentiel ?

• Quand on évoque ton nom, on se dit : «Voilà une femme à grand type». Ç’a changé aujourd’hui ?

- Moi-même, je suis une fille de grand type, issue d’une famille aisée ! Il faut le savoir. Mon pèr,e Marie-Bernard Koissy, était député de Bocanda, premier vice-président de l’Assemblée nationale pendant plus de vingt ans sous Houphouët Boigny, PCA de la Sicogi pendant une vingtaine d’années et ma mère une femme d’affaires, après avoir été sage-femme diplômée de Rennes en France. Ma famille n’était pas dans le luxe ostentatoire, mais on peut considérer que je suis ce qu’on appelle une fille de famille. J’aurais pu rester dans ce milieu de fils à papa et faire un beau mariage snob et ennuyeux. Mais non, justement, cet environnement de grands types ne m’attirait pas spécialement ! Sékou Bamba que j’ai aimé incroyablement n’était pas un grand type. Il ne gagnait pas grand-chose malgré son statut de star. Et pourtant, qu’est-ce qu’il m’a rendue heureuse pendant trois années ! Mon ex-mari que j’ai épousé il y a 10 ans (en 1999), il n’était pas un grand type non plus. Et pourtant on a eu des moments de bonheur dans une totale simplicité ! C’est vrai, j’ai connu des hommes, mariés ou non, et qui étaient de très «grands types». Et c’est génial de vivre une histoire d’amour avec un homme riche, généreux et prêt à tous les excès pour vous retenir ou vous avoir auprès de lui en vous couvrant d’amour, de cadeaux luxueux, d’argent. Dans le style : “prends le Concorde et retrouve-moi à New York, à Paris, à Genève, ou encore à Accapulco au Mexique sur l’une des plus belles plages du monde.”

• Avec le statut de maîtresse ?

- Je n’aime pas le mot maîtresse. C’est tellement péjoratif sous nos tropiques ! Une maîtresse, c’est une femme entretenue par un homme. J’ai été l’amante d’hommes que l’on considère comme des grands types. Je le reconnais, mais pas maîtresse, non. J’aurais aimé me laisser aller d’ailleurs dans ce type de relation ! C’est pas mal d’être entretenue ?

• Prostituée de luxe ?

- Mais non ! C’est encore un mot péjoratif… Il y a dans la prostitution un côté «contrainte», un côté «pas de choix à faire» et surtout un lien avec l’argent que je n’aime pas du tout ! J’ai eu des amants fortunés qui m’ont aimée, gâtée de façon incroyable en m’offrant toutes les choses de marque, de luxe qui leur passaient par la tête, parce qu’ils le voulaient et que je courais retrouver aux quatre coins du monde avec beaucoup de bonheur et d’excitation sans qu’il y ait d’échange d’argent. Je ne demande jamais d’argent à un homme avec qui je sors. Ça n’a rien à voir avec la prostitution, je crois.

• Alors, c’est toujours le même rythme de vie en amour, aujourd’hui ?

- Je suis dans une phase particulière. Pas spécialement installée dans une relation où j’attends d’un homme qu’il vienne ou qu’il ne vienne pas me voir. Je vis dans une phase de réalisation personnelle et professionnelle. Mais mes besoins physiologiques sont assouvis pleinement.

• Avec qui ?

- Avec quelques amis (rires). Le nom n’a pas d’importance. Je ne veux pas faire la pub de quelqu’un.

• Ton patron, monsieur Ahoua Don Mello, fait partie de ce cercle d’amis ?

- Oh la la ! Je considère comme un sacrilège que de parler de ce grand monsieur dans une interview que je donne. Un grand penseur français disait : «Il ne faut pas toucher aux icônes, la dorure risque de vous rester sur les doigts.» C’est quelqu’un que je considère comme tel et je n’ai pas envie de manquer de respect à ce monsieur qui m’a donné la chance d’être à ses côtés parce qu’il me reconnaît des qualités intellectuelles, professionnelles. Vous savez, je n’ai pas choisi une profession simple et facile. Quand tu es responsable des relations publiques et de la communication d’une personne ou même d’une entreprise, tu deviens forcément, très proche d’elle et plus de la moitié de ton temps doit lui être consacré si tu veux être efficace, avoir des bons résultats aux stratégies proposées. Evidemment, tout cela crée une certaine complicité voire même une certaine amitié. Mais, n’occultez pas mon professionnalisme, je vous en prie ! Je suis au bnetd, j’ai un numéro matricule, je dirige le service communication avec professionnalisme, rigueur et fermeté. Mais comme on ne peut pas empêcher les gens de dire ce qu’ils veulent, bon… Seulement, je n’accepte pas qu’on me réduise à une relation amicale ou à la dentelle de Calais de mon tanga ! Ce ne serait pas juste…

• La proximité crée des liens…

- Oui et alors ? Au BNETD, mon boulot finit vers 22 heures et tant que mon patron n’est pas rentré chez lui, quelques agents de mon service et moi on ne part pas. Mon service est à sa disposition même le week-end où ça nous arrive d’organiser des sorties détentes, des repas d’affaires… J’ai une relation amicale et saine avec mon patron. C’est quelqu’un de bien... Il y a des hommes qui sont prêts à vous donner votre chance dans la vie afin que vous vous réalisiez professionnellement et socialement. Il n’y en a pas beaucoup malheureusement. Mais il y en a quelques uns. Et monsieur Don Mello en est un. C’est un vrai féministe ! Il est à la création de l’AIDEF (Association ivoirienne des droits des femmes) et Constance Yaï, la fondatrice, qui fait partie de son cercle d’amis, peut témoigner de sa moralité.

• …

- Dernièrement, j’ai été choquée d’ailleurs ! J’étais dans une assistance, je regardais le Journal Télévisé, un dimanche soir, quand les gens ont commencé à se moquer de la présentatrice (une de nos meilleures journalistes) parce qu’on la trouvait mal habillée… J’envoie un sms à la concernée en lui demandant la possibilité de la rencontrer pour échanger. Elle m’appelle, on parle, je lui dis que je l’apprécie bien et que je voudrais vraiment la voir. Et puis, des jours passent, elle ne m’appelle pas. Un jour, un ami (un homme respectable) me dit : «Tu es en train de draguer une jeune dame qui a paniqué…» …Je vous assure, j’ai eu mal. C’était sans arrière-pensée. Pour ma vie sexuelle, j’ai ce qu’il faut, livré à domicile même. Il y a même des embouteillages. Evoluons un peu…!

• Donc tu n’as pas dragué cette journaliste ?

- Non ! Ce n’était pas dans mes intentions.

• Mais…tu as déjà dragué une autre femme…

- Plusieurs. Oui, ça m’est arrivé.

• Quoi ?

- Cela m’est arrivé. Ecoute, je suis quelqu’un de particulier. Je veux dire «oui», j’aime bien les femmes… Il y a cette espèce d’ambivalence.

• Tu as déjà… fait l’amour avec une femme, alors ?

- Oui et alors ? T’as l’air choquée ? Ne t’en fais pas, je ne vais pas te sauter la dessus. Moi, au moins, je le dis haut et fort sans chercher à faire du mal à qui que ce soit ! Et je l’assume avec toutes les conséquences. Ça ne concerne que moi ; ni mes frères, ni mes sœurs, ni ma mère, ni mes amis, ni mes collaborateurs, ni mes employés, ni mes collègues. Personne ! Si on ne veut plus ou pas me fréquenter pour ça et qu’on a peur d’être indexé, renié, vilipendé … Eh bien, qu’à cela ne tienne, bon débarras ! Je n’ai pas besoin d’avoir de nouveaux amis, je ne cherche pas à berner un homme pour qu’il m’épouse en me faisant passer pour ce que je ne suis pas. Toutes celles qui sont bien mariées, mères de famille, apparemment respectables, allant tous les dimanches à l’église et pas nécessiteuses du tout, vous harcèlent secrètement parce qu’elles aussi sont des «ambivalences», mais des «ambivalentes» cachées ou refoulées ? Elles, elles sont fréquentables ? Alors tant mieux, Dieu vous bénisse ! Au lieu de se cacher, de cancaner, de faire courir des rumeurs, de se poser des questions sur mon degré de normalité et de chercher à m’exorciser… aujourd’hui, moi-même je vous le dis ! Cependant, détrompez vous je ne suis pas une obsédée du sexe. Je participe honnêtement au développement de mon pays en travaillant et c’est le plus important à retenir ?

• Parlons de ta vie professionnelle alors. Avec les émissions diverses à la télé, c’est fini ?

- Oui ! En dehors des productions liées à ma fonction au BNETD, c’est fini pour l’instant ! J’ai donné mon image au BNETD, en signant un contrat de travail clair. Désormais, je suis un agent du BNETD. Ce n’est plus la M C Koissy d’il y a huit ans. Je ne peux plus m’amuser à faire n’importe quoi.

• Heureuse ?

- J’ai fini par trouver le bonheur, je suis plus calme, plus posée, moins exigeante avec la vie et avec les gens. J’ai trop attendu que les autres me rendent heureuse. Mais finalement, je me rends compte qu’il n’y a que moi qui peux me rendre heureuse. Mais, j’ai trimé pour en arriver à cette conclusion. Finalement, pour être heureuse, il ne faut pas grand-chose : ne pas crouler sous le poids de l’argent, des choses futiles et inutiles, et un nombre pléthorique d’amis qui n’en sont pas. Rentrer le soir, voir maman avec qui je vis, qui m’attend pour manger, prendre mon fils dans mes bras, offrir des cadeaux à mes proches, donner la possibilité à des gens d’évoluer professionnellement et socialement, permettre à des personnes nécessiteuses d’avoir le minimum vital sans en faire la publicité dans les médias… c’est ça du bonheur !

• Un peu plus haut, tu disais de Sékou Bamba qu’il a eu un rôle important dans ta vie et qu’il t’a rendue heureuse… C’est vrai ?

- Vrai ! J’ai bravé mes parents pour lui. Ils ne voulaient pas de cette relation ! On me prédestinait à un fils de famille et moi je préférais aller à Adjamé dans sa modeste famille. Safroulaye ! C’est quel enfant ça ? Mais j’adorais ! Je me souviens qu’une personnalité m’a dit un jour : «Tu manques de panache ! Comment tu peux aller dans la poubelle ? Personne ne voudra plus jamais sortir avec toi, tu te dévalorises. Mets-toi avec quelqu’un de bien, comme toi.» Moi, je garde de beaux souvenirs de cette relation : premier orgasme, premières émotions dans les tribunes d’un stade de foot, où, quand il jouait et marquait des buts, le public l’acclamait et il me cherchait dans la tribune et me faisait un signe… Personne ne pouvait me dire quoi que ce soit de négatif sur lui. La première fois que je l’ai présenté à mes parents, ils étaient atterrés (Sékou et moi, on se moquait d’eux sous cape, tellement ils étaient coincés) mais ils n’ont pas osé m’interdire cette relation de peur de déclencher une crise d’hystérie chez moi et de ne plus me revoir.

• Ensuite ?

- Mon père est tombé malade et trois à quatre mois avant sa mort, il m’a appelée pour me dire qu’il ne voulait pas que j’épouse Sékou parce qu’il n’était pas ce qu’il me fallait. Je lui ai dit : «papa, je l’aime, et si tu n’arrêtes pas cette conversation, je vais me fâcher». Mais notre couple n’a pas tenu. Sékou me frappait, me trompait, m’humiliait constamment. Je me suis fait violence pour prendre la décision de le quitter, c’était une question de vie ou de mort.

• …

- Mais, on est restés très proches… Je l’ai vu pendant sa maladie et ç’a été dur. Je l’aidais, en souvenir et en reconnaissance de tout ce qu’il m’avait apporté dans le passé. C’est dommage qu’il y ait eu des blocages et qu’il n’ait pu évoluer en Europe comme il le souhaitait. Il aurait pu avoir une carrière formidable. C’est un gâchis ! A sa mort, tous ces souvenirs sont remontés …la vie est parfois injuste pour certains ! J’ai oublié tout ce qu’il m’a fait de mal pour ne garder que le meilleur de lui. Que son âme repose en paix !

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Vos commentaires:

1.Posté par leslie de cote d ivoire le 10/04/2009 12:38 | Alerter
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c vrai ce kel dit , moi je suis mariée , enfants , chretienne, tjs à l eglise diamnche ( j aime JESUS CHRIST , aprce que c le seul qui m aime sans conditions), mais j avoue que je suis pas tres heureuse en menage , et comme elle j aime bien les femmes ...
mais j assume pas , même si j en ai connu une et que j ai arreté .
ne jugeons pas les gens , parce que finalament l essentiel c l amour du prochain et l equilibre . j aimerais l avoir , cette dame comme coach dans la vie ...je vous vois venir , pas pour le sexe svp , mais c une femmme qui en a dans la tete , belle en plus.
grande soeur , je voudrais meme que tu m envoies un email

2.Posté par Dembélé le 18/04/2009 12:59 | Alerter
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Femme réaliste, qui sait ce qu'elle veut! elle a grandi point de vue audace et c'est admirable même si la société voit ça mal; j'aimerais echanger, discuter le plus souvent avec elle; aidez-moi à obtenir son mail, ses contacts; véritable admirateur de mc koissy.

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