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Michel Houellebecq s'offre (enfin) le Goncourt 2010 : Le sacre d'un auteur “rebelle” et “dérangeant”


Par SDC, Starducongo.com | Dimanche 14 Novembre 2010 | Lu 503 fois | 1 Commentaire



Michel Houellebecq
Michel Houellebecq
C'est à un écrivain différent et dérangeant, à l'écriture simple et savante, provocateur, déroutant et dérouté, un auteur d'une ironique cruauté que les années auraient assagi qu'est revenu le Prix Goncourt 2010. Régulièrement nominé depuis dix ans, notamment avec «Les particules élémentaires» (1998) et «La possibilité d'une île» (2005), Michel Houellebecq a remporté le plus prestigieux prix littéraire français. « Enfin », pouvait-on lire dans la presse hexagonale.

L'enfant terrible de la littérature française a été couronné pour son cinquième roman, «La carte et le territoire», une autofiction assez différente des précédentes œuvres au point que certains observateurs dans le milieu littéraire se sont laissé dire que l'œuvre de cet «inrockuptible» de_la littérature se serait assagi pour faire la paix avec l'humanité. Ne trouvant pas l'ironique cruauté qui a fait la particularité de l'écrivain, son dernier roman semble avoir perdu en tonalité.

Dans cet ouvrage salué quasi-unanimement par la critique, « Houellebecq éreinte l'art, l'amour, l'argent, les «people», ironise sur la campagne française et met en scène avec sadisme son assassinat. Quand bien même il n'hésiterait pas à y mettre en scène son propre assassinat », pouvait-on lire dans la presse française au sujet de «La carte et le territoire».
L'écrivain français vivant le plus connu à l'étranger, évincé du Goncourt en 1998 et 2005, prend ainsi sa revanche dès le premier tour par 7 voix contre 2 à Virginie Despentes pour "Apocalypse bébé" (Grasset).

«C'est une sensation bizarre mais je suis profondément heureux. Il y a des gens qui ne sont au courant de la littérature contemporaine que grâce au Goncourt, et la littérature n'est pas au centre des préoccupations des Français, donc c'est intéressant», a déclaré à la presse le lauréat dont on dit qu'il a su apporter un souffle provocateur et ironique au roman français. Ce sacre récompense par la même occasion les éditions Flammarion qui n'avaient plus reçu ce prestigieux prix depuis trois décennies. En effet, la dernière fois qu'un livre publié chez Flammarion s'est vu attribuer cette récompense en 1980.

ALAIN BOUITHY
Lu 503 fois


Vos commentaires:

1.Posté par Raphaël Zacharie de IZARRA le 16/11/2010 17:36 | Alerter
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HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"

Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.

Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.

Houllebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.

Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.

Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.

L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houllebecq est le plus fameux de ses représentants.

De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.

Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houllebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.

Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.

Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de nabot.
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Complément de l'article
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Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :

Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?

Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.

J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.

J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.

http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html

Raphaël Zacharie de IZARRA

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