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Miroir du passé. Les temps forts de l’athlétisme congolais


Par SDC, Starducongo.com | Mardi 17 Août 2010 | Lu 1480 fois | 0 Commentaire



Théophile Nkounkou
Théophile Nkounkou
Le rappel des hauts faits ayant marqué l’histoire du sport congolais, les cinquante dernières années, se poursuit et, cette fois, c’est pour tenter de lire le poids de l’athlétisme dans le rayonnement de ce sport.

L’athlétisme congolais a rarement déçu au cours des deux premières décennies. Grâce, surtout, aux établissements scolaires et l’armée, moules, par excellence, des grands athlètes de cette époque. La moisson de médailles remportées à cette époque résulte de la présence d’athlètes militaires et scolaires. Et de l’apport d’entraîneurs français, Claude Giorgi et Jean Claude Sorge, ayant marqué le plus les esprits.

Aux 1ers Jeux de l’Amitié, à Abidjan, en 1961, Henri Elendé donne au Congo sa première médaille d’or, obtenue au saut en hauteur, tandis que Pascal Mouassiposso récolte l’argent, au 400m plat. Elendé récidive, en 1963, aux 2èmes Jeux de l’Amitié, à Dakar. Ce sont-là, semble-t-il, les premières médailles de l’histoire de l’athlétisme congolais.

En décembre 1962, Bangui accueille la première Coupe des Tropiques. Footballeur doublé d’un parfait athlète, Maxime Matsima fait un bond de 14,34 m au triplesaut, ramenant une médaille d’or supplémentaire au pays, après l’or qu’il remporte avec l’équipe de football. Il double la mise (longueur et triple saut), en 1964, lors de la 2ème Coupe des Tropiques, à Yaoundé (Cameroun). Cette édition-là, l’athlétisme congolais pavoise: 21 médailles dans l’escarcelle, dont 8 en or, remportées, respectivement, par Yombé (100 et 200m messieurs), les relayeurs Iloy, Ekoté, Ngouandi et Nsenda (4x100m messieurs), Bernadette Loko (hauteur dames), Delphine Miyalou (Javelot dames) et les relayeuses Lucienne Galiba, Loufoua, Dandou et Loko (4x100m dames), ajoutées à celles de Maxime Matsima.

Les 1ers Jeux africains, en 1965, à Brazzaville, donnent lieu, également, à une moisson de médailles, quoique modeste: 2! Elles pendent aux cous d’Henri Elendé (argent, à la hauteur) et Jean-Prosper Tsondzabéka (bronze, à la perche). Ce dernier, détecté à Fort-Rousset, par un certain Claude Sorge, est promu à une belle carrière dans sa discipline.

Il y a rareté des compétitions internationales, ensuite. Mais, en 1972, nouvelle explosion de l’athlétisme congolais, au tournoi militaire d’Afrique centrale de Kinshasa, où Théophile Nkounkou (200m), François Ganongo (Poids et javelot), Obaya ‘’Obayoum’’ (800 et 1500 m), Noël Matouba (Disque) et Indomba (disque) sont couvets d’or. Dans la besace du Congo: 20 médailles, tous métaux confondus.

Il en va de même, du 13 au 23 juillet 1972, à la Coupe d’Afrique centrale qui servent d’éliminatoires pour les 2èmes Jeux africains de Lagos: 32 médailles, devant les terribles Camerounais. Aux 1ers Jeux d’Afrique centrale, en 1977, à Libreville: 26 médailles, dont 6 en or. Et aux 2èmes Jeux organisés par l’Angola, en juillet août 1981: 32 médailles, dont 6 en or (doublé de Nkounkou Théophile aux 100 et 200 m). Mais, la moisson est faible, du 18 au 30 avril 1987, à Brazzaville, lors des 3èmes Jeux d’Afrique centrale: 18 médailles, dont 4 en or.

Il semble, toutefois, que le temps fort de l’athlétisme congolais est sa place de demi-finaliste du relais 4x100m messieurs, aux Jeux Olympiques de Munich, en 1972.
Un relais de rêve constitué de Théophile Nkounkou, Nsana Nkounkou Madia, Louis Nkanza, Jean-Pierre Bassegela et Alphonse Yanga, autre footballeurathlète.

D’autres médailles importantes? Surtout celles du sprinteur Théophile Nkounkou, deux fois argenté, aux 1ers et 2èmes championnats d’Afrique (Dakar 1979 et Le Caire 1981). On aurait tant aimé parler, aussi, des succès de Henri Ndinga (2 médailles d’or), Kéritila et Kémengué, deux dames, tous aux 3èmes Jeux d’Afrique centrale. La liste est longue, longue…. Elle pourrait se terminer sur le jeune Célestin Mountsaboté (18 ans), venu de la Seine, pour offrir l’unique médaille du Congo aux 14èmes championnats d’Afrique, en juillet 2004, à Brazzaville. Elle est en bronze, celle gagnée au décathlon.
Depuis, l’athlétisme congolais est rentré dans le rang. Quoi qu’il en soit, cet athlétisme a constitué l’une des fondations les plus sûres de notre sport.

Jean ZENGABIO (La Semaine africaine)
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