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Clément OSSINONDE a glané pour vous la Congolaise de Brazzaville, Florelle MANDA Miss Entrepreneur - présentatrice à Radio Tropique FM et à Télé-Sud.
J’ai croisé le chemin de cette charmante dame il y a plusieurs années maintenant. A l’époque déjà, elle voulait être animatrice radio. Quelle a été ma surprise quand je l’ai revu plusieurs années plus tard et que j’ai vu que she made it, elle a accompli son rêve.
C’est donc tout naturellement que je partage avec vous le parcours de Florelle Manda.
Bonjour Florelle. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Florelle Manda est une jeune femme de 32 ans (apparemment je ne les fais pas loool, c’est ce qu’on me dit en tout cas) issue d’un métissage franco-sénégalais et congolais. C’est important pour moi de préciser cela car née dans le sud de la France, ayant grandi une partie de mon enfance au Congo, cette double culture est une richesse pour moi. J’en suis tout simplement fière.
Que fais-tu dans la vie ?
Je suis animatrice radio depuis 6 ans, en ce moment à l’antenne du lundi au samedi de 13h à 17h sur Tropiques Fm. La 1ère radio communautaire d’Ile de France. C’est un vrai bonheur de passer mes après-midi avec les auditeurs. En plus de cela, depuis juin 2011, je suis chroniqueuse dans l’émission tv Tantines diffusée sur la chaîne panafricaine 3A Télésud. C’est une matinale dynamique, conviviale, dans laquelle l’Afrique et sa diaspora sont mises à l’honneur tous les jours à 8h et à 15h.
Parles-nous de ton parcours
Après mes études en Arts du Spectacle et de Journalisme, j’ai très rapidement fais de la programmation musicale chez Trace Tv. Une réelle chance pour moi, qui suis une passionnée de musique.
Hors, cette idée de faire de la radio me trottait dans la tête depuis un moment. Encouragée par Fred Musa, animateur radio emblématique sur Skyrock, un jour je me suis lancée. Plus précisément, j’ai commencé par animer une émission musicale sur une webradio associative, Fréquence 3. Même si dans les débuts je n’étais pas spécialement satisfaite de ce que je faisais (perfectionniste la Florelle) j’ai su immédiatement que c’est ce que je voulais faire. Jusque là, pas vraiment de difficultés, dû sans doute au fait que j’évoluais dans une association.
Elles sont apparues lorsque j’ai commence à démarcher des radios FM. J’envoyais des maquettes partout, peu importe la taille ou la notoriété de la radio. Bien sûr, je n’avais pas beaucoup de réponses.
Est-il plus difficile en tant que femme noire d’ouvrir certaines portes dans le monde des médias ?
A mon sens, la plus grande difficulté n’est pas d’être une femme noire, mais d’être une jeune personne qui débarque de nulle part et qui n’a pas de réseaux dans ce milieu qui n’est pas facile d’accès de prime
abord. Je m’appelle Florelle Manda et si je ne m’abuse, mon nom n’a pas de connotations ethniques particulières. De plus on parle de radios donc dans un 1er temps, les personnes qui recevaient mes maquettes audios ne se doutaient pas que j’étais noire. Par ailleurs quand j’avais la chance de rencontrer des directeurs de programmes, ma couleur n’était absolument pas un problème. En revanche, mon manque d’expérience, oui, bien que tous étaient unanimes pour dire que j’avais une voix intéressante.
Ainsi, j’ai du démontrer que j’étais sur motivée pour faire ce métier. Tellement sur motivée que je suis allée jusqu’à faire mes armes á Tarbes, dans une locale de Fun radio. Une sacrée opportunité où j’ai beaucoup appris mais difficile car j’étais loin de chez moi pendant 3 ans.
Maintenant sur la question de la couleur de peau, il ne faut pas de mentir, dans les médias il n’y a pas beaucoup de noirs. Trop de lacunes encore à ce sujet en France. Et pourtant il y a tellement de personnes talentueuses. Il est temps que les choses changent et que les medias ressemblent à la société française. Cela avance petit à petit hors medias dit ethniques. Ils devraient prendre exemple sur Canal + ou France Télévisions.
J’ai croisé le chemin de cette charmante dame il y a plusieurs années maintenant. A l’époque déjà, elle voulait être animatrice radio. Quelle a été ma surprise quand je l’ai revu plusieurs années plus tard et que j’ai vu que she made it, elle a accompli son rêve.
C’est donc tout naturellement que je partage avec vous le parcours de Florelle Manda.
Bonjour Florelle. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Florelle Manda est une jeune femme de 32 ans (apparemment je ne les fais pas loool, c’est ce qu’on me dit en tout cas) issue d’un métissage franco-sénégalais et congolais. C’est important pour moi de préciser cela car née dans le sud de la France, ayant grandi une partie de mon enfance au Congo, cette double culture est une richesse pour moi. J’en suis tout simplement fière.
Que fais-tu dans la vie ?
Je suis animatrice radio depuis 6 ans, en ce moment à l’antenne du lundi au samedi de 13h à 17h sur Tropiques Fm. La 1ère radio communautaire d’Ile de France. C’est un vrai bonheur de passer mes après-midi avec les auditeurs. En plus de cela, depuis juin 2011, je suis chroniqueuse dans l’émission tv Tantines diffusée sur la chaîne panafricaine 3A Télésud. C’est une matinale dynamique, conviviale, dans laquelle l’Afrique et sa diaspora sont mises à l’honneur tous les jours à 8h et à 15h.
Parles-nous de ton parcours
Après mes études en Arts du Spectacle et de Journalisme, j’ai très rapidement fais de la programmation musicale chez Trace Tv. Une réelle chance pour moi, qui suis une passionnée de musique.
Hors, cette idée de faire de la radio me trottait dans la tête depuis un moment. Encouragée par Fred Musa, animateur radio emblématique sur Skyrock, un jour je me suis lancée. Plus précisément, j’ai commencé par animer une émission musicale sur une webradio associative, Fréquence 3. Même si dans les débuts je n’étais pas spécialement satisfaite de ce que je faisais (perfectionniste la Florelle) j’ai su immédiatement que c’est ce que je voulais faire. Jusque là, pas vraiment de difficultés, dû sans doute au fait que j’évoluais dans une association.
Elles sont apparues lorsque j’ai commence à démarcher des radios FM. J’envoyais des maquettes partout, peu importe la taille ou la notoriété de la radio. Bien sûr, je n’avais pas beaucoup de réponses.
Est-il plus difficile en tant que femme noire d’ouvrir certaines portes dans le monde des médias ?
A mon sens, la plus grande difficulté n’est pas d’être une femme noire, mais d’être une jeune personne qui débarque de nulle part et qui n’a pas de réseaux dans ce milieu qui n’est pas facile d’accès de prime
abord. Je m’appelle Florelle Manda et si je ne m’abuse, mon nom n’a pas de connotations ethniques particulières. De plus on parle de radios donc dans un 1er temps, les personnes qui recevaient mes maquettes audios ne se doutaient pas que j’étais noire. Par ailleurs quand j’avais la chance de rencontrer des directeurs de programmes, ma couleur n’était absolument pas un problème. En revanche, mon manque d’expérience, oui, bien que tous étaient unanimes pour dire que j’avais une voix intéressante.
Ainsi, j’ai du démontrer que j’étais sur motivée pour faire ce métier. Tellement sur motivée que je suis allée jusqu’à faire mes armes á Tarbes, dans une locale de Fun radio. Une sacrée opportunité où j’ai beaucoup appris mais difficile car j’étais loin de chez moi pendant 3 ans.
Maintenant sur la question de la couleur de peau, il ne faut pas de mentir, dans les médias il n’y a pas beaucoup de noirs. Trop de lacunes encore à ce sujet en France. Et pourtant il y a tellement de personnes talentueuses. Il est temps que les choses changent et que les medias ressemblent à la société française. Cela avance petit à petit hors medias dit ethniques. Ils devraient prendre exemple sur Canal + ou France Télévisions.
Equipe émission Tantines, 3A Télésud
Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui veut devenir animateur radio?
Je lui demanderai déjà s’il est sûr de vouloir faire ce métier, car ce n’est pas évident quand on débute et je sais de quoi je parle. On peut être vite découragé. Il faut s’accrocher et croire en ses rêves. Je ne sais pas pourquoi mais je croyais en moi, en mon potentiel, même sachant que je ne connaissais pas ce métier et que je ne côtoyais pas non plus d’animateurs radio. Et cette confiance en soi est très importante, ne serait-ce que pour qu’un responsable d’antenne vous fasse confiance.
J’ajouterai qu’il ne faut pas avoir peur de travailler encore et encore, de recommencer, de se tromper. D’être humble, d’écouter les conseils des plus aguerris et d’en faire bon usage. Un jour mon responsable d’antenne de Fun radio Tarbes m’a dit : ‘’tu sais on ne fait que de la radio, on ne sauve pas des vies’’. Parfois on veut tellement bien faire qu’on se met une pression folle. Prendre du plaisir est essentiel.
Quelles personnalités t’inspirent et pourquoi?
La tout de suite je pense à Ophah Winfrey, que je trouve extraordinaire. Son parcours et sa réussite me font rêver. Elle a un tel poids dans la société américaine, qu’elle influence même la vie politique. Récemment on lui a même décerné un oscar pour l’aide qu’elle apporte aux artistes. C’est fou non!?!!
En France il y a Claudy Siar, car en tant qu’homme des médias, donc avec une voix qui porte, il n’a jamais hésité à dire que ce qu’il pensait à travers son militantisme. Militantisme que l’on retrouve bien souvent dans ses émissions tv et radio, ce qui est assez rare pour un animateur. Je l’admire également pour son impressionnante force de travail. C’est un vrai entertainer car animateur tv, radio, producteur et patron de radio.
Je suis très admirative également du parcours de Edwige-Laure Mombouli, ancienne directrice des relations publiques chez NRJ et actuelle présidente du Rice (Réseau International des Congolais de l’Exterieur). On la connait très peu, enfin le grand public, mais les professionnels de la communication savent parfaitement qu’elle est a l’origine d’événements importants comme les NRJ Music Awards entre autres. Partie de rien, c’est à sa force de travail, sa motivation qu’elle a réussi a être une femme influente de la communication.
Quel est à ce jour ton plus grand accomplissement (celui dont tu es le plus fière) ?
A l’heure actuelle en toute modestie, je suis assez fière de mon parcours, dans le sens où j’ai toujours réussi à aller au bout de mes envies. J’ai voulu faire de la radio, j’y suis parvenue. J’ai voulu tester la télévision et j’y suis parvenue aussi. Bien sûr avec les obstacles que cela implique. Et j’espère que cela continuera ainsi pour la suite car en tant que grande rêveuse et ambitieuse, j’ai d’autres envies en tête loool.
Je suis également très fière d’avoir pu participer au dernier Fespam 2011 à Brazzaville (j’ai animé la cérémonie d’ouverture aux côtés de Robert Brazza) même si malheureusement l’événement n’a pas eu lieu jusqu’au bout.
Quels sont tes projets à venir?
En radio, en plus de ce que je fais déjà sur Tropiques, j’aimerai aussi y animer une émission musicale de divertissement. A bon entendeur !
En télévision, j’ai envie de tellement de choses, comme par exemple rejoindre l’équipe de Touche Pas à Mon Poste. Je suis fan de Cyril Hanouna aussi. (A bon entendeur encore) Et puis j’ai un projet d’émission qui j’espère se concrétisera bientôt.
Un dernier mot pour toutes ces femmes qui hésitent à sauter le pas et à vivre de leur passion ?
Je leur dirai que sauter le pas fait peur effectivement mais lorsque c’est pour concrétiser ses rêves, il ne faut pas hésiter une seconde. Foncez ! Contrairement à la génération de nos parents, on peut faire ce que l’on aime. C’est une chance, il faut en avoir conscience.
Merci Florelle d’avoir pris le temps de partager ton expérience avec nous.
Je lui demanderai déjà s’il est sûr de vouloir faire ce métier, car ce n’est pas évident quand on débute et je sais de quoi je parle. On peut être vite découragé. Il faut s’accrocher et croire en ses rêves. Je ne sais pas pourquoi mais je croyais en moi, en mon potentiel, même sachant que je ne connaissais pas ce métier et que je ne côtoyais pas non plus d’animateurs radio. Et cette confiance en soi est très importante, ne serait-ce que pour qu’un responsable d’antenne vous fasse confiance.
J’ajouterai qu’il ne faut pas avoir peur de travailler encore et encore, de recommencer, de se tromper. D’être humble, d’écouter les conseils des plus aguerris et d’en faire bon usage. Un jour mon responsable d’antenne de Fun radio Tarbes m’a dit : ‘’tu sais on ne fait que de la radio, on ne sauve pas des vies’’. Parfois on veut tellement bien faire qu’on se met une pression folle. Prendre du plaisir est essentiel.
Quelles personnalités t’inspirent et pourquoi?
La tout de suite je pense à Ophah Winfrey, que je trouve extraordinaire. Son parcours et sa réussite me font rêver. Elle a un tel poids dans la société américaine, qu’elle influence même la vie politique. Récemment on lui a même décerné un oscar pour l’aide qu’elle apporte aux artistes. C’est fou non!?!!
En France il y a Claudy Siar, car en tant qu’homme des médias, donc avec une voix qui porte, il n’a jamais hésité à dire que ce qu’il pensait à travers son militantisme. Militantisme que l’on retrouve bien souvent dans ses émissions tv et radio, ce qui est assez rare pour un animateur. Je l’admire également pour son impressionnante force de travail. C’est un vrai entertainer car animateur tv, radio, producteur et patron de radio.
Je suis très admirative également du parcours de Edwige-Laure Mombouli, ancienne directrice des relations publiques chez NRJ et actuelle présidente du Rice (Réseau International des Congolais de l’Exterieur). On la connait très peu, enfin le grand public, mais les professionnels de la communication savent parfaitement qu’elle est a l’origine d’événements importants comme les NRJ Music Awards entre autres. Partie de rien, c’est à sa force de travail, sa motivation qu’elle a réussi a être une femme influente de la communication.
Quel est à ce jour ton plus grand accomplissement (celui dont tu es le plus fière) ?
A l’heure actuelle en toute modestie, je suis assez fière de mon parcours, dans le sens où j’ai toujours réussi à aller au bout de mes envies. J’ai voulu faire de la radio, j’y suis parvenue. J’ai voulu tester la télévision et j’y suis parvenue aussi. Bien sûr avec les obstacles que cela implique. Et j’espère que cela continuera ainsi pour la suite car en tant que grande rêveuse et ambitieuse, j’ai d’autres envies en tête loool.
Je suis également très fière d’avoir pu participer au dernier Fespam 2011 à Brazzaville (j’ai animé la cérémonie d’ouverture aux côtés de Robert Brazza) même si malheureusement l’événement n’a pas eu lieu jusqu’au bout.
Quels sont tes projets à venir?
En radio, en plus de ce que je fais déjà sur Tropiques, j’aimerai aussi y animer une émission musicale de divertissement. A bon entendeur !
En télévision, j’ai envie de tellement de choses, comme par exemple rejoindre l’équipe de Touche Pas à Mon Poste. Je suis fan de Cyril Hanouna aussi. (A bon entendeur encore) Et puis j’ai un projet d’émission qui j’espère se concrétisera bientôt.
Un dernier mot pour toutes ces femmes qui hésitent à sauter le pas et à vivre de leur passion ?
Je leur dirai que sauter le pas fait peur effectivement mais lorsque c’est pour concrétiser ses rêves, il ne faut pas hésiter une seconde. Foncez ! Contrairement à la génération de nos parents, on peut faire ce que l’on aime. C’est une chance, il faut en avoir conscience.
Merci Florelle d’avoir pris le temps de partager ton expérience avec nous.

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