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Motse Akanati, styliste modéliste, peintre, créatrice de bijoux, parfumeuse : L’esthète veut relancer ses activités dans son Congo natal


Par | Vendredi 2 Septembre 2011 | Lu 2209 fois | 1 Commentaire



Motse Akanati, l’une des fiertés de la culture congolaise.
Motse Akanati, l’une des fiertés de la culture congolaise.
D’origine congolaise, Motse Akanati est une styliste modéliste, peintre, créatrice de bijoux, parfumeuse mondialement connue, basée à Paris. Où elle se révèle, dans les années 80, comme la plus jeune créatrice de mode d’Afrique. Et se fait connaître par son premier défilé de mode, le 9 avril 1983, à l’ambassade du Congo. Avant de lancer, avec succès, en 1988, à Brazzaville, les pagnes ratés de la défunte usine textile Impreco, à partir de sa boutique sise ex-hôtel Cosmos. Dans la même foulée, elle défile à Sofia, en Bulgarie, dans un palace. En 1990, elle fonde l’Institut de mode Motse Akanati. Malheureusement, la guerre que le Congo connaît, en 1997, lui porte un sérieux coup: toutes ses réalisations sont détruites. L’esthète congolaise veut relancer ses activités sur la rive droite du fleuve Congo.

Sur les motivations de son come-back, Motse Akanati soutient: «Je suis basée à Paris, mais je voudrais, aussi, avoir des activités ici, comme auparavant. Parce que je pense que mon pays d’origine a besoin de moi…J’aimerais bien faire profiter mon savoir-faire en matière de création à la nouvelle génération, parce que, qu’on le veuille ou pas, moi, je fais partie de la génération 89-90, les générations se succèdent, et puis, là, je reviens, je me rends compte qu’il y a des choses qui se sont passées ici, qui sont vraiment positives et j’aimerais bien apporter ma pierre à l’édifice, et puis, quand même, enseigner ma créativité aux compatriotes qui s’y intéressent, parce que je vois vraiment que des gens ont un esprit de créativité, mais qu’il faut développer; il ne faut pas le laisser dormir, il faut le faire exploser. Et donc, en revenant au pays, aussi, je veux me rattacher à la terre qui m’a donné naissance, surtout, aider la jeune fille, par rapport à sa position en tant que mère, en tant qu’une personne qui a quelque chose à donner à une autre. Vous savez, les mamans enfantent, et moi, j’aimerais bien faire enfanter à cette nouvelle génération un nouvel esprit de créativité, donner un élan nouveau et puis, peut-être, pourquoi pas, les amener au niveau international avec mon peu de savoir...Je pense que le contact avec mes compatriotes a été positif, ce qui m’a motivée de revenir. Donc, je sens qu’il y a un besoin d’un savoir-faire que je vais apporter».

Signe de sa ferme volonté de relancer ses activités dans son pays natal: l’ouverture, à l’hôtel du Boulevard, de la boutique Motse Akanati Créations. L’artiste caresse, aussi, le dessein de relancer son institut de mode éponyme. Où elle dispensera des cours de stylisme, de modélisme et de coupe en atelier à main levée.

Motse Akanati, qui a, à son tableau de chasse, une flopée d’expositions, à travers le monde, compte, également, partager à ses compatriotes son savoir-faire dans la peinture, la création de bijoux et la parfumerie. Dans le dernier domaine cité, la créatrice a, dans sa besace, quatre produits: Kimia n°1, lancé à l’Unesco, le 18 mars 2007; Kimia n°2, lancé à Paris et à New York, en 2008; Jubilé (2009-2010), créé pour célébrer le cinquantenaire des indépendances africaines. Et, cette année, pour accompagner la municipalisation accélérée dans le département de la Cuvette-Ouest, elle a largué «Ewo».

«J’invite toutes les personnes qui veulent s’inscrire pour apprendre le stylisme, le modélisme, l’initiation à la parfumerie, à venir s’inscrire à l’hôtel du Boulevard, à partir du mois de septembre», tel est le message de Motse Akanati à ses compatriotes qui voudraient bien profiter de son ingéniosité. Elle qui a, aussi, un pied dans l’humanitaire: elle est présidente-fondatrice, en 2004, de l’A.i.s.c.m (Association internationale Sarepta Club monde). Une association qui s’occupe des orphelins et des veuves, qu’elle projette d’implanter au Congo.

Véran Carrhol YANGA (La Semaine Africaine)


Contact de l’artiste:

Tél.: 06 619 73 54/04 413 31 36

E-mail: motse.akanati@gmail.com
motse.akanati@laposte.net
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1.Posté par dario le 08/02/2012 08:54 | Alerter
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