Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel : Clément Mierassa s’est lancé dans la défense de la Constitution


Par La Semaine africaine | Lundi 16 Juin 2014 | Lu 441 fois | 0 Commentaire

Le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel, une plate-forme regroupant des associations, des syndicats, des partis politiques et des individualités et qui s’oppose au changement de la constitution, a organisé, mardi 10 juin 2014, au C.i.o (Centre interdiocésain des œuvres), à Brazzaville, une conférence de presse pour réitérer son refus à la révision ou au changement de la loi fondamentale.



Clément Miérassa. DR
Clément Miérassa. DR
Pour ces leaders, dont Clément Miérassa, principal orateur, la constitution actuelle garantit à notre pays l’alternance démocratique et que le président de la République, Denis Sassou Nguesso, en tant que garant du bon fonctionnement de l’Etat, doit saisir cette «opportunité pour quitter le pouvoir en 2016 et léguer à la postérité un Etat de droit».

Plate-forme citoyenne pacifique et non-violente, selon ses membres, le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel a choisi la date du 10 juin, qui marque la fin de la Conférence nationale souveraine de 1991 et qui est consacrée à la journée de réconciliation nationale, pour tenir sa conférence de presse. «Les acquis de la Conférence nationale souveraine ont été repris dans les constitutions du 15 mars 1992 et du 20 janvier 2002, à travers le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat, la limitation des mandats présidentiels considérés comme intangibles, conformément à l’article 185, alinéa 2», ont fait constater les membres de ce mouvement qui s’oppose au changement de constitution. «La majorité a lancé et tenté d’imposer un faux débat sur le changement de la constitution dans le seul but de donner un troisième mandat au président de la République, en 2016», ont-ils souligné.
Les membres et leaders de ce mouvement justifient donc la création de leur plate-forme en réponse au débat «qui nous est imposé et au regard des arguments fantaisistes avancés en faveur du changement de la constitution du 20 janvier 2002», ont-ils fait savoir. Pour eux, le président de la République, dans son projet de société, n’a pas prévu de modifier ou de changer une constitution avant le terme de son mandat; «qu’il doit se tenir au serment prêté qui l’engage à respecter et à défendre ladite constitution; qu’aucune procédure prévue par les dispositions constitutionnelles relatives à la modification ou au changement ne renvoie à des consultations populaires des jeunes et sages qui seraient de nature à valider un changement; que les articles 57, 58 et 185 sont assez clairs et laissent entrevoir une sortie constitutionnelle du président de la République au terme de son dernier mandat présidentiel. Tout forcing qui irait à l’encontre de l’article 185 qui est le principal verrou que l’on veut faire sauter doit être considéré comme un coup d’Etat constitutionnel que les forces vives de la nation ne sauraient accepter».
Fort de cela, cette plate-forme se propose d’être le garant de la défense et du respect des règles communément admises dans le cadre de cette constitution. Par conséquent, elle a marqué son adhésion à la déclaration de la 22ème assemblée régionale des parlementaires francophones, tenue à Brazzaville, du 25 au 27 mai 2014, qui souligne que «l’instrumentalisation des constitutions est à proscrire».
Aussi, dénonce-t-elle «l’instrumentalisation des populations à travers les prétendues rencontres citoyennes organisées par le président de la République, lors de ses descentes dans les départements, rencontres au cours desquelles des textes rédigés dans des officines du pouvoir et remis à des soi-disant sages, sont lus en public comme pour traduire la volonté des populations d’exiger du président de la République le changement de la constitution et son positionnement comme candidat pour un troisième mandat, en 2016».

Cyr Armel YABBAT-NGO
Lu 441 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer

Politique