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Musique : Pourquoi Doudou Copa a chanté Pamelo Mounk’aJeudi 19 Janvier 2012 - 13:26
Capture d'écran
Un des fers de lance de la rumba congolaise, le chanteur Doudou Copa, ex-membre d’Extra Musica, évoluant en solo depuis près de huit années, a livré un concert V.i.p (le droit d’entrée était fixé à 30 000 F.Cfa), le samedi 14 janvier 2011, en soirée, dans la salle de banquet du Palais des congrès, à Brazzaville. En hommage à Pamelo Mounk’a (Yvon Mbemba Bingui, à l’état civil), ce chanteur qui a marqué d’une pierre blanche l’histoire de la musique congolaise, et qui a rendu l’âme, le 14 janvier 1996, dans la capitale congolaise, à l’âge de 51 ans. Un concert goupillé par Amarylis Communication et le label S3C, dont on ne peut, malheureusement, vous rendre compte, pour la simple et bonne raison que nous n’y avons pas été conviés. Mais, on peut, à contrario, vous dire un mot sur la conférence de presse animée par celui qu’on surnomme «De mi-amor», le vendredi 13 janvier 2011, dans un restaurant de la place, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de la ville-capitale. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs, au cimetière du centre-ville, sur la tombe de Pamelo, cet artiste hors pair, qui a fait la pluie et le beau temps des ensembles musicaux comme les Bantous de la capitale et Le Peuple.
Lors de son face-à-face avec les chevaliers de la plume et du micro, Doudou Copa a expliqué les raisons pour lesquelles il a jeté son dévolu sur Pamelo Mounk’a. Selon le chanteur, l’idée lui a été suggérée par Benoît Tchissimbi, présentateur de l’émission «Tam-Tam», sur Télé Congo. Qui, pour l’aider à assouvir ce dessein, lui avait remis un CD comprenant une vingtaine de chansons de Pamelo Mounk’a. «Quand j’ai écouté ces morceaux, je me suis dit, par rapport à ma voix aussi, que ça concorde et que, finalement, je suis sur les pas de Pamelo Mounk’a. Dès lors, je me suis dit, pourquoi donc, ne pas faire une soirée à son honneur. C’est pour cela que j’ai choisi de chanter mon père Pamelo Mounk’a», a expliqué l’artiste, qui a aussi reconnu avoir été énormément marqué par les textes et les mélodies de Pablito. Dont il a prévu, lors de son concert, de jouer un répertoire de quinze chansons: L’argent appelle l’argent, Bouala yayi mambu, Kamitina, Atipo, Congo, etc. Et pourquoi le choix de Doudou Copa, plutôt qu’un autre artiste? «J’ai, longtemps, travaillé avec Doudou Copa. La qualité artistique de Doudou est indéniable. Et celle qui correspond le mieux, je pense, au grand répertoire de Pamelo. Je pense que c’est vraiment l’artiste qu’il fallait pour interpréter un grand monument comme Pamelo Mounk’a. Je ne pouvais pas m’engager dans une telle aventure, avec un chanteur dont je ne suis pas sûr de ses qualités», s’est justifié Eddy Ngombe de la maison Amarylis Communication. Né en 1945, à Brazzaville, Pamelo a grandi dans le célèbre quartier de Poto-Poto (arrondissement 3), plus précisément dans la rue Batéké. Où, comme nombre de jeunes de son époque, il s’essaie à la musique, dans les années 60. Il évolue dans un groupe appelé CDEJ (Club des jeunes élégants), avec Foundoux Moulele et Jean Pierre Gombe. C’est en intégrant les Bantous de la capitale, en juin 1963, qu’il commence une véritable carrière de musicien chanteur et compositeur. En 1964, il quitte Les Bantous et va tenter sa chance à Kinshasa. Rien ne lui réussit et il rentre au bercail, jusqu’en 1972, année où Les Bantous éclatent. Pamelo, ensemble avec Mountouari Kosmos et Célestin Nkouka Célio, créent le Trio Cépakos. L’aventure ne dure que six ans, et revoilà Pamelo dans Les Bantous, en 1978. Pas pour longtemps, puisqu’à partir de 1981, il entame une carrière en solo qui lui réussit bien. C’est alors l’apogée de sa carrière de musicien. Sa célébrité dépasse les frontières du Congo et, même, de l’Afrique, car il se fait aussi connaître aux Antilles. «L’argent appelle l’argent», «Ce n’est que ma secrétaire», «Amour de Nombakelé» sont des titres phares de cette apogée. Mais, à partir de 1986, Pamelo réintègre Les Bantous, grâce à la médiation de l’ancien maire de Brazzaville, Jean-Jules Okabando. Le chanteur tente de lancer d’autres titres en solo, mais ses compositions ne connaissent plus le même succès. Jusqu’à ce que la maladie ait brisé sa carrière. Véran Carrhol YANGA Communication avant le concert du 14 janvierLa Semaine Africaine
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