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Obigo, le père du cri « Atalaku » s’est éteint


Par AEM | Lundi 18 Février 2013 | Lu 847 fois | 0 Commentaire



Obigo, le père du cri « Atalaku » s’est éteint
On le savait malade depuis le deuxième semestre de l’année 2012, mais, il avait la certitude qu’en 2013, il pourrait encore oeuvrer pour la valorisation de la culture congolaise. Mais hélas, Gabriel Finger’s Obigo est décédé le dimanche 3 février 2013 à Kinshasa, plongeant ainsi dans la consternation ses milliers d’admirateurs. C’est dans sa résidence située sur l’avenue de l’Équateur n°5 dans la commune de Kintambo que beaucoup de structures musicales de la capitale congolaise allaient quérir leur sève vivifiante. L’histoire retiendra que c’est lui qui est l’inventeur du mot « atalaku » qui désigne aujourd’hui les animateurs des orchestres congolais et africains depuis quelques années déjà.

C’est dans la commune de Kintambo qu’est née la vague « atalaku » qui n’était au départ qu’un cri d’animation lancé en « kikongo » par le vieux Obigo, ce cri étant la compression de la phrase « Ah tala ku » (Regarde ici). Ce cri sera alors popularisé au sein de Zaïko Langa Langa à l’initiative de Jossart Nyoka Longo qui venait de recruter deux « bana Kintambo » : Nono Munzuluku et Bébé avant que Ditutala, Enkokota, Djouna Mumbafu ne rejoignent d’autres orchestres de Kinshasa. Depuis, chaque groupe musical congolais tant moderne que traditionnel compte en son sein au moins un « atalaku », un animateur.

Obigo et ses amis Sabou Ley et Celé Celio étaient de très bons danseurs mais aussi des chorégraphes inspirés et des créateurs de spectacles. Quand les orchestres venaient se produire à Kintambo, on faisait recours à eux. C’est ce trio qui chauffait la salle. Gaby Lita Bembo avec son « Stukas Boys », Dona Mobeti avec son « Cavacha », Mopero wa Maloba avec son « Shama-Shama » en avaient tiré le plus grand bénéfice. Quand il allait sur la piste de danse, ce trio égayait le public avec ces cris que le public reprenait en choeur : « ah tala ku, tala ! atala ku mama, tala ! zekete zekete, zekete danse ! Ma liya oh, ma liya oh, zekete, zekete ». L’on se souviendra d’ailleurs que tous ces cris s’étaient retrouvés dans le répertoire de Zaïko Langa Langa.

À l’époque, en dehors du groupe « Bana Odéon », il y avait une autre structure musicale dans la commune de Kintambo qui s’appelait « Efanzobila » avec le cri « swede ». Ce groupe avait pour meneur l’incontournable Sabou Doré alias Dodo Pirate. qui jouait merveilleusement la percussion. Souvent, en jouant, il ne cessait de lancer le cri « swede » qui était un signal pour dire à ses musiciens qu’en cas de fatigue ou débordement, il leur fallait se retirer « swede » donc se retirer en douce. |

Kingunza Kikim Afri (AEM)
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