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Opération « Mbata ya Bakolo ». Certaines opinions à Kinshasa tentent de la politiser sans preuve !


Par | Mardi 22 Avril 2014 | Lu 1548 fois | 1 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - Sous les déclarations des expulsés, certaines opinions, notamment les medias et hommes politiques surtout de l’opposition de la RDC, tentent de politiser cette opération « Mbata ya Bakolo ».



Lancée pour mettre hors d’état de nuire tous les délinquants et autres malfaiteurs de toute nationalité opérant à Brazzaville, cette opération connait une autre interprétation auprès de certains medias et hommes politiques de la RDC qui veulent politisée ladite opération.

Ayant une forte communauté en terme de nombre, environ 200 ressortissants de la RDC en situation irrégulière sur un total de 1700 interpellés ont été reconduits à la frontière à la faveur de l’opération « Mbata ya Bakolo » destinée à libérer le Congo de racaille, auteur souvent des actes répréhensibles et barbares. Cependant, l’on observe, à Kinshasa, à une politisation à outrance de cette opération lancée, le 4 avril dernier, à Brazzaville.

Un grand tapage médiatique et politique est observé dans la capitale de la RDC, au lendemain du rapatriement des ressortissants de la RDC en situation irrégulière en République du Congo. Pourtant, l’opération « Mbata ya Bakolo » lancée par les autorités congolaises n’a pas un caractère xénophobe. Il s’agit, comme l’a rappelé, le directeur général de la police, Jean François Ndenguet, de lutter contre le phénomène de grand banditisme.

C’est une opération normale que tout Etat, y compris la RDC, peut entreprendre dans le cadre de la sécurité des personnes et des biens. Comme on peut le constater, cette opération ne vise pas uniquement les ressortissants de l’autre rive, mais plutôt tous les étrangers qui ne remplissent pas les conditions de séjour en terre congolaise. En dépit des bavures constatées, ce qui est déplorable. Car il est ici question d’une œuvre humaine, et surtout d’une opération policière, les dérapages ne pouvaient pas manquer. Pour ce faire, la République du Congo qui entend mettre de l’ordre sur l’ensemble de ses 342 km carrés, question de se prémunir de l’insécurité, principalement du phénomène « kuluna » poursuit, sans ambages cette opération, tout en l’encadrant, afin de ne plus connaitre les situations déplorables, constatées à son début.

Personne n’a oublié les actes posés par les kata kata au nord Congo avec pour principale cible les femmes paysannes, qui voyaient leur appareils génitaux sectionnés pour des buts jusqu’à ce jour inexplicables. Les enquêtes policières réalisées ont prouvé que, ce sont les ressortissants étrangers qui en étaient les véritables commanditaires. A Pointe-Noire, c’est un sujet d’origine libanaise qui a scié les pieds d’une congolaise, qui sans doute ne fera plus usage de ces organes de locomotion. Les exemples sont légions et peuvent être étalés.

Pour ce qui est de la RDC, de nombreuses opérations de nettoyage des ressortissants étrangers en situation irrégulière et des bandits de grands chemins sont couramment organisées, sans que les pays concernés ne crient au scandale. D’ailleurs, c’est à la faveur de toutes ces initiatives que le phénomène « Kuluna » s’est exporté à Brazzaville avec ses multiples conséquences.

Selon le porte –parole de la police congolaise, Jules Moukala Tchoumou, un total de 1764 ressortissants avaient été interpellés dont des Tchadiens, Ivoiriens, Sénégalais, Rwandais et Camerounais pour séjour irrégulier. Concernant les sujets de la République démocratique du Congo (RDC), 1.337 ont été arrêtés pour séjour irrégulier alors que 200 seulement d’entre eux ont été reconduits à la frontière. Un simple calcul permet de dire le contraire de ce que déballent les média de la RDC, qui ont commencé à traiter les autorités congolaises de tout. Actuellement, il ya des hommes d’affaires Kinois, des kinoises mariées, en situation régulière, qui vaquent normalement à leurs occupations en terre congolaise. Et d’ailleurs pour preuve, la traversée entre ces deux villes s’effectue normalement comme de coutume.
Par ailleurs, le point de cette opération fait par les autorités policières de la République du Congo fait ressortir d’autres arrestations pour vente et consommation de chanvre. Il s’agit de 150 ressortissants de la RDC (pris dans les fumoirs) et 11 Congolais de Brazzaville ; pour viol, 17 sujets de RDC et 3 Congolais de Brazzaville; pour tentative de braquage d’un taxi, 1 Congolais de la RDC ; pour détention illégale d’armes de guerre, 12 personnes (RDC et ressortissants de la République centrafricaine) ; pour détention d’armes blanches, 112 ressortissants de RDC et 3 du Congo-Brazzaville ; pour violence et voie de fait sur agents, 40 sujets RDC et 2 Congolais du Congo-Brazzaville. Face à ces menaces contre la paix et la quiétude des citoyens la République du Congo ne pouvait que remplir ses missions traditionnelles : assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.

Confusion dans le chef de certains députés de la RDC

Il n’est nullement question de politiser cette affaire, il n’y a aucun nuage entre le ciel congolais et kinois. Les propos de certains députés kinois qui veulent mettre de l’huile au feu, en l’occurrence de Martin Fayulu, qui a traité le Congo de « petit Congo-Brazza » ridiculisant la RDC de plus de 70 millions d’habitants, sont plus qu’aberrants et sont de nature à compromettre les relations de bon voisinage existant entre les deux pays, qui, apparemment ont une histoire qui se confonde.

Pour tout dire, l’humiliation des ressortissants de la RDC dont parle le député Martin Fayulu n’aura force de loi que, si l’opération « Mbata Ya Bakolo » n’a eu pour seule cible que les Kinois de la RDC.

Et d’ailleurs, le porte-parole du Gouvernement de la RDC, Lambert Mende Omalanga l’a confirmé que ce n’est qu’aucune opération de contrôle et non de chasse au congolais de la RDC.

Rencontre diplomatique sur la question

Le 18 avril dernier, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience M. Raymond Tshibanda, ministre de la RDC des Affaires étrangères, coopération internationale et de la Francophonie. Au cœur de leurs entretiens, l’affaire des expulsions des ressortissants de la RDC du territoire de la République du Congo a été au centre de leurs échanges en vue d’une solution compatible avec le caractère privilégié des relations qui doivent exister entre deux pays dont les capitales sont les plus rapprochées du monde.

De nos jours, les relations entre les deux pays, en général et entre les deux villes, en particulier sont au beau fixe.

Sephora Nzenze
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Vos commentaires:

1.Posté par Eric Church NAWAMONAWO le 25/04/2014 13:20 | Alerter
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De l’opération « MBATA YA BAKOLO » et des imprécations irrationnelles
subséquentes de nos voisins

Prolégomènes
Est-ce qu’un Etat qui exerce sa pleine souveraineté a besoin de s’encombrer des interprétations dont font les députés et autres intellectuels des pays voisins de cette prérogative régalienne ?
Notre pays a souffert naguère des méfaits des kata-kata (sujets étrangers) dans la partie septentrionale, des exactions des citoyens libanais accueillis chez nous, des ressortissants tchadiens ou autres centrafricains et récemment des kulunas (coupeurs de routes assassins violeurs et voleurs à mains armées) qui nous sont venus de Kinshasa. Nous les avons tous traités conformément à la législation nationale en matière d’immigration sans que cela n’appelle des interprétations illogiques.
En quoi le cas de nos voisins du Congo-Kinshasa devrait poser problème ? Disséminés sur l’ensemble du territoire national, en véritable colonie de peuplement, les Congolais-RDC s’illustrent chez nous par le vol à la tire, le vol à main armée (armes blanches ou fusils d’assaut), le grand banditisme, le pillage effréné, la prostitution à outrance, les rixes spectaculaires, les mœurs dépravées, la pseudo-évangélisation tarifée. Au demeurant, nos voisins ont la triste réputation de montrer une bien sombre image de leur pays et d’eux-mêmes à l’étranger (Paris, Bruxelles, Johannesburg, Londres, Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso, Impfondo…). Ils n’ont donc qu’à s’en prendre à leur propre turpitude et truculence. La logique est seule et unique. On est Homo sapiens, selon que dans la vision du monde et des choses de chacun de nous nous nous en approprions, mais surtout que nous l’approchons.
La gouvernance dans la gestion des Etats commande une maitrise efficiente de la problématique de sécurité. Celle-ci implique que tout Etat est responsable de la sécurité de ses citoyens. Suivant la logique indivisible de ses prérogatives régaliennes, la gouvernance commande la maitrise des mouvements de populations, l’assurance de la sécurité pour les populations, la maitrise des mouvements migratoires. C’est de cette façon que l’on gère logiquement l’Etat.
A titre de rappel, tout le monde (nos voisins compris) convient que l’on ne rentre pas en France, en Belgique comme dans un moulin. (JMK qui a, selon ses propres aveux, été refoulé maintes fois de France pourrait le témoigner). Nous ne sommes pas frères qu’avec eux. Nous le sommes également avec les Gabonais, les Angolais et les Camerounais. Cependant, les Congolais ne rentrent pas dans ces pays comme veulent, mais en se conformant aux lois sur l’immigration de ces pays.
Au Gabon par exemple, un Ombamba Congolais rendant visite à son cousin Ombamba Gabonais doit détenir un sauf-conduit. Il est ailleurs tenu de se présenter au poste de gendarmerie le plus proche dès son arrivée sur le territoire gabonais. Au demeurant, la gendarmerie gabonaise ira s’assurer de sa domiciliation et veiller à son rapatriement du territoire gabonais à la date indiquée fin de séjour. C’est cela la logique, pas autre chose. La proximité ne nous donne pas le droit aux uns et aux autres d’élire domicile chez le voisin, de s’y incruster et de s’illustrer par le vol éhonté, la prostitution ostentatoire, les bagarres intempestives, les assassinats, le vol à main armée, l’opposition flagrante et violente en bandes organisées à la force publique du pays hôte, par l’exportation du grand banditisme pourtant décrié chez soi (le phénomène Kuluna est décrié par les populations victimes de Kinshasa et par les autorités civiles et militaires de la rive gauche. La force publique RDC est naguère au demeurant allée en guerre contre les Kuluna. Il est incompréhensible que nos voisins se montrent solidaires de ses bandits à mains armées quand souverainement à Brazzaville la force publique les traque).
D’après le Maréchal Mobutu, cité en direct par un des éminents Gouverneurs de province de la RDC dans au moins deux des chaines TV de Kinshasa, « Le Zaire » et par extension les « Zairois » (entendre les Congolais RDC) "sont ingérables ou difficilement gérables". Pourquoi leur gestion doit-il incomber au Congo voisin ?
Des parlementaires, des grands intellectuels et autres journalistes profèrent ces jours-ci, des imprécations à notre encontre plutôt que d’analyser les faits en toute sérénité. Des propos dignes de la querelle des clochers du genre : « Nous les avons hébergés chez nous pendant leur guerre ; c’est un tout petit pays ; ils auront vite fait de manquer d’huile et de tomates (JMK dixit)… » sont simplement dénués de bons sens et d’une bassesse indicible.
Il m’est -à contrario- loisible de rappeler que le temps qu’a duré le conflit armé entre le pouvoir de Kinshasa et le MLC dans le haut Congo-RDC, le département de la Likouala (RC) a accueilli une importante colonie de nos frères de RDC avec une école spéciale gérée par le HCR à Impfondo pendant des années (j’ai moi-même rencontré in situ et eu une brève conversation avec les inspecteurs d’académie venus de Kinshasa rayonnants de reconnaissance). La même ville d’Impfondo héberge encore actuellement les déplacés du conflit tribal pour la terre dans le haut RDC dont la première vague de rapatriements volontaires s’est déroulée récemment. Alors est-il intellectuellement et moralement décent de nous rappeler les bienfaits consentis au cours des 50 dernières années au profit des uns et des autres ? JMK a même du oublier que nous avons sur notre sol le plus grand port en mer profonde d’Afrique centrale juste à 400 kilomètres d’autoroute ?
L’honnêteté intellectuelle commande que nos frères d’en face reconnaissent qu’ils n’offrent toujours pas une image reluisante de leur pays à l’étranger. Là est la fesse de l’affaire.
Les kulunas, la prostitution à grande échelle à Brazzaville, Pointe-Noire Oyo, Ouesso, Impfondo, Dolisie ne les honorent pas ; le grand banditisme et le vol hardi qui les caractérisent devraient commander un mea culpa et une profonde introspection plutôt que l’invective contre le voisin. Par ailleurs, il est clairement établi que Brazzaville, ou toute autre localité du Congo ne sont des provinces de la RDC pour que les voisins s’arrogent le droit du sol afin de s’établir sur tout le territoire du Congo à discrétion.
Nous sommes deux Etats souverains. Tant que ce qui ne les gêne pas nous gêne, nous porte préjudice, nous dérange, notre Etat est en droit de rétablir l’ordre, la discipline, les bonnes mœurs, la paix par la reconduite aux frontières des délinquants et des irréguliers. Nous en voudrions à notre Etat s’il ne nous assure ce droit à la paix et à la tranquillité au nom du copinage ou autres alliances matrimoniales saugrenues.
Nous nous réjouissons cependant de la présence chez nous, des citoyens étrangers intègres, régulièrement établis (condition sine qua none)du point de vue des lois sur l’immigration, originaires de la RDC, médecins, professeurs, ingénieurs admis à la fonction publique congolaise depuis belle lurette (enseignants à Brazzaville et à Pointe-Noire pour les plus connus), des étudiants, des travailleurs du pétrole à Pointe-Noire, de petits artisans non enclins aux troubles publics (coiffeurs, maçons, ferrailleurs, mécaniciens, chauffeurs…), des anonymes tels ces quatre (4) enfants connus de moi, arrivés à Pointe-Noire à 12 ans non accompagnés de leurs parents. Ils ont depuis grandi sur la place de la gare sous la "Voute des Artistes" en vendant de l’eau de la borne-fontaine publique du rond-Point Nelson Mandela aux voyageurs ou en cirant les chaussures des passants. (L’un d’entre eux travaille aujourd’hui comme frigoriste à SportAfric- Pointe-Noire, marié et assimilé ; les autres se sont fait les poches et sont probablement rentrés de leur propre gré dans leur bled d’origine au Bas-Kongo ou ailleurs).
Les exemples sont légion des citoyens de la RDC intégrés dans notre société et qui vivent chez nous en toute quiétude et sans histoire et sans jamais être effarouchés outre mesure. Je ne cite pas tous les anonymes d’Impfondo à Pointe-Noire, dans toutes les gares du CFCO, dans toutes les grandes villes, toutes les localités moyennes, dans nos villages, etc…
Quand bien même nous sommes un tout petit pays de 2 000 000 d’habitants (un député RDC dixit), nous avons droit au respect et à la souveraineté. Aurions-nous fait appel à une colonie de peuplement pour nous aider à peupler notre territoire. Pourquoi donc ne vont-ils pas étendre leur hégémonie au Rwanda voisin qui est au demeurant de loin plus petit pays que le nôtre?
Quand bien même nos capitales sont les plus rapprochées du monde, rien ne nous empêche de nous montrer courtois et respectueux des règles d’immigration qui relèvent au demeurant du droit international.
Toutes les grandes villes du Congo, toutes les localités comptent une présence massive d’étrangers Ouest-africains, Rwandais, Camerounais, libanais, Chinois et Congolais-RDC qui y vivent avec nous en harmonie et en toute intelligence. Cependant, nous nous réservons le droit de dénoncer et de stigmatiser à l’occasion tout comportement déviant de nos hôtes, fussent-ils voisins immédiats. Cela ne devrait pas appeler des imprécations insipides à notre encontre. Le fond du problème est ailleurs réfléchissons y.

Ne Kongo Waverila





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