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P.c.t (Parti congolais du travail) : Jacques Banangandzala a démissionné


Par La Semaine africaine | Mardi 18 Août 2015 | Lu 550 fois | 0 Commentaire

Ancien parlementaire et ancien président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication, Jacques Banangandzala a annoncé sa démission du P.c.t (Parti congolais du travail) où il était membre du comité central.



Jacques Banangandzala.
Jacques Banangandzala.
C’est au cours d’un point de presse qu’il a tenu, samedi 8 août 2015, à l’hôtel Saphir, à Brazzaville, qu’il l’a annoncé, en précisant qu’il a déposé sa lettre de démission auprès du secrétaire général Pierre Ngolo, le 4 août dernier. Mobile de sa démission? «Être en harmonie avec ma conscience démocratique», a-t-il dit.



Connue pour être l’une des figures du Parti congolais du travail, Jacques Bananganzala a décidé de prendre sa liberté. «Voici exactement trois ans que j’ai été libéré de ma position d’incompatibilité et me suis remis à faire la politique, notamment au sein du Conseil fédéral de Brazzaville. Force est de constater que mes attentes ont été déçues et la conviction qui m’anime, aujourd’hui, est que le P.c.t a, dramatiquement, reculé dans sa pratique quotidienne d’animation, de mobilisation, d’exercice de la démocratie en son sein et dans sa capacité à se tourner résolument vers l’avenir. En considération de ce qui précède, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’à compter de ce jour, je démissionne du Parti congolais du travail», a déclaré Jacques Banangandzala.
En démissionnant, l’ancien parlementaire a mis en avant sa position sur la question de la Constitution. Pour lui, le changement de la Constitution que prône le P.c.t est une révélation et non une prévision, eu égard aux principes préétablis. Il estime, en effet, que cette démarche n’est pas logique, car n’étant pas prévue dans la loi fondamentale. «Au terme de la Transition, le Congo, tirant les leçons de son histoire politique et institutionnelle tumultueuse, se dota d’une nouvelle Constitution, celle du 20 janvier 2002. Sans pression aucune, en toute responsabilité, les acteurs politiques décidèrent de mettre fin à des présidences à vie. Mieux, ils prirent l’importante décision de ne plus jamais remettre en cause l’alternance politique au Congo (…). Puis, à quelques mois de la fin du deuxième mandat du président de la République, donc l’approche de la tenue des nouvelles élections, survint, soudainement, une révélation selon laquelle la Constitution du 20 janvier 2002 doit être changée, malgré le fait que cette disposition n’est pas prévue dans la loi fondamentale. J’avoue que j’ai du mal à comprendre une telle logique politique», a-t-il dit, indiquant, en plus, que le dialogue national de Sibiti a épousé la même «démarche illogique».
Jacques Banangandzala a, en outre, rappelé la position qu’il défendait quand on élaborait le projet de l’actuelle Constitution. «Je m’interroge et je regarde le passé et l’avenir, souvent bien loin de la question en débat. J’avais la même attitude, lorsque les F.d.u, puis le C.n.t examinaient l’avant ou le projet de Constitution, aujourd’hui Constitution du 20 janvier 2002. Avec assez de témérité, je m’étais évertué à soutenir qu’il n’était pas bon de limiter le nombre de mandats et le plafond de l’âge des candidats. C’est curieux que les démocrates d’hier pensent, aujourd’hui, comme j’avais pensé à l’époque».

Espérance NDANGABALI
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