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Patrimoine culturel : le projet de valorisation du port des esclaves de Loango en site touristique se concrétise


Par Adiac-congo.com | Mercredi 20 Novembre 2013 | Lu 495 fois | 0 Commentaire

Dans ce cadre, Jean-Claude Gakosso, ministre de la Culture et des Arts, a effectué une visite de travail ce mardi au site historique du port d’embarquement des esclaves situé à Loango, sous-préfecture du département du Kouilou, où sera érigée une Cité africaine des arts et de la mémoire (Citam)



Le ministre s’est ensuite entretenu avec Jean-Michel Wilmotte, un grand architecte reconnu mondialement, actuellement en séjour de travail à Pointe-Noire, qui se chargera de la réalisation de ce projet d’importance continentale et universelle. L’Unesco l’a en effet reconnu comme patrimoine mondial. Après avoir fait l'état des lieux, l’architecte a confié : « Cette côte de la pointe indienne est absolument magnifique. Le site est dans un état parfait, la végétation est très belle, il y a aussi cette symbolique des trois manguiers qui est sur place. Ce qui est intéressant, c’est le terrain : il est un peu en aplomb de la mer. On peut imaginer d’avoir un bâtiment très fort, très puissant qui sera en suspension au-dessus de la mer, le site s’y prêtra bien. C’est un lieu qui est chargé de symboles. C’est un sentiment très fort et très noble de vouloir créer une sorte de mémorial pour raconter l’histoire pour les jeunes générations et aussi pour les personnes qui viendront de partout pour voir le point de départ de leurs ancêtres. »

Le projet de valorisation du port d’embarquement des esclaves de Loango, est sur le point de se concrétiser, 11 ans après la pose de la première pierre par le président de la République, en 2002. Le site qui a été abandonné pendant ces années, a fait l’objet de plaintes et de plaidoyers. Aujourd'hui, la visite du ministre fait suite à celle du président de la République, en juin dernier, pour marquer sa volonté de valoriser le débarcadère d’esclaves et de réhabiliter le phare de Loango. « Pendant toutes ces années, nous avons mûri le projet. Notre réflexion est à son terme, nous pouvons passer à l’étape de sa réalisation », a indiqué le ministre lors de son échange avec Fidèle Dimou, préfet du Kouilou, qui l’a reçu au siège de la préfecture avant la visite.

Selon le ministre, le projet sera réalisé en partenariat avec les musées de Gorée (Sénégal), Ouidah (Bénin) et un musée de Cuba. Cela, grâce à l’implication de l’Unesco. « Il fallait que notre projet prenne corps avant de passer aux partenariats », a expliqué le ministre, avant d’ajouter : « Une fois le projet réalisé, on verra affluer des touristes. Il faut développer les conditions d’accueil. Ceux qui viendront, s’ils sont bien accueillis, en parleront aux autres qui eux aussi viendront. » Pour solliciter le concours des mannes dans la réalisation du projet, les sages de Buali ont fait un rituel pendant la visite du site. Ceci, à la satisfaction du ministre qui a confié : « Je suis persuadé qu’avec ce rituel que vous venez de faire et l’implication du président de la République, tout se passera très bien. »

Le port d’embarquement d’esclaves situé à environ 30 kilomètres de la ville de Pointe-Noire, dans la baie de Loango, est un patrimoine de valeur historique qui a vu partir, pendant le commerce d’esclaves développé par les Portugais à partir du 16e siècle, près de deux millions d’Africains du Congo et d’autres pays d’Afrique (RDC, Angola, Bénin, Cabinda). Ces esclaves arrivaient par la route des caravanes ou route des esclaves, qui subsiste jusqu’alors. Outre cette route, sur le site se dressent encore les trois manguiers symbolisant le comptoir. Quant à la stèle symbolisant le départ des caravanes, elle git toujours sur le sol. Cela depuis des années. Selon Samuel Mabanza, directeur départemental des archives et du patrimoine du Kouilou, le site reçoit régulièrement des touristes.

Pour ce qui est de l’érosion marine qui menace le port, Jean-Michel Wilmotte a assuré : « Il suffit de stabiliser par le végétal. Les bambous ont des racines très denses et solidifient le sable et la terre. » L’architecte promet de réaliser un chef d’œuvre à cet endroit, un repère architectural, un élément symbolique très puissant pour le Congo. Selon lui, les travaux de construction de la Cité africaine des arts et de la mémoire de Loango débuteront l’année prochaine.

Le ministre a effectué sa visite de travail en compagnie de Jean Aka Evy, directeur général de la Culture, et de Jean Omer Ntady, directeur des musées, monuments et sites historiques.

Lucie Prisca Condhet N’Zinga
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