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Pénurie de carburant à Brazzaville : Les chauffeurs obligés de veiller devant les stations d’essence


Par | Mardi 16 Juin 2015 | Lu 585 fois | 2 Commentaires

Brazzaville, (Starducongo.com) - Les chauffeurs de taxi, de bus et de voitures dites personnelles, sont confrontés depuis plus d’une semaine à une pénurie de carburant aux pompes des stations et de manière automatique, des réservoirs des véhicules qui se trouvent dans l’obligation de passer des nuits aux alentours des stations d’essence avec le risque de perdre des pneus ou autres accessoires. Ce n’est malheureusement pas la première semaine de cette pénurie car la situation a lieu de manière récurrente.



Le spectacle a un effet frappe l’œil. De longues files de voitures, dans la plupart des cas, des voitures de couleur verte, c’est-à-dire, des taxis et des bus, attirent l’attention en ce que les chauffeurs ne cherchent plus à se garer décemment. Ils occasionnent des arrêts gênants à volonté pour mettre de leur côté ceux qui ont encore quelques litres et qui roulent, l’œil rivé sur le tableau de bord.
Dans ce film à rebondissement, aucune bouche ne s’ouvre pour dire aux consommateurs ce qui se passe. Dans la rue cependant, on évoque le nombre de voitures qui ne cesse de croitre et le nombre insuffisant de stations services. D’autres tournent leurs regards vers la société de distribution.

Des journées perturbées

Cette situation perturbe énormément le quotidien des citoyens. Les chauffeurs de taxi qui veillent et qui réussissent à avoir quelques litres de carburant font de la surenchère. Le prix de la course de taxi varie selon la distance et la direction. Elle est taxée entre 1000 et 1500 FCFA la journée et 2000 à 3000 francs CFA la nuit. Certains marchent ou se soumettent aux caprices des chauffeurs d’autobus qui raccourcissent les itinéraires. Les arrêts de bus sont bondés.
«Cela fait longtemps que je marche avec cet enfant malade et tous les taxis refusent de nous prendre, estimant que nous habitons trop loin. Pour le bus, c’est la guerre. J’ai tout à l’heure réussi à embarquer mais sans lui. J’ai été obligé de descendre et je suis obligé de le porter sur mon dos», a confié un homme d’une cinquantaine d’années amorçant la descente de la rue Mbochi, venant du CHU de Brazzaville.
Des propriétaires de voitures évitent de rouler et n’utilisent leurs voitures que pour quitter la maison. Une fois qu’ils sont au centre-ville, ils optent pour la marche ou pour de courtes courses de taxi pour leur déplacement. D’autres usagers se cotisent pour s’acheter un bidon de 25 litres d’essence ou de gas-oil. Des bidons sont aussi transportés sur des motos pour espérer tomber sur une livraison.
La raison de cette hausse du prix de la course de taxi est pendante sur les lèvres des chauffeurs qui trouvent là une occasion en or pour se remplir les poches. Ils répondent rapidement qu’il n’y a pas de carburant dans la ville. Certains chauffeurs ayant des problèmes d’éducation estiment qu’ils n’ont pas de temps à perdre avec des usagers qui négocient et démarrent sans autre forme de procès.
Dans les stations services, les pompistes ont aussi trouvé le moyen de renforcer leur salaire mensuel. Ils prélèvent un montant selon la demande de l’acheteur. Le client qui veut acheter pour 10 000 FCFA doit laisser des plumes à hauteur de 1000 FCFA pour ne recevoir que le carburant de 9000 FCFA.
Ces pompistes ont vite fait de mettre en place un autre système de vente parallèle de carburant. Ils ont des jeunes gens appelés Kadhafi, qui viennent prioritairement acheter à la pompe avec des bidons et vont revendre à quelques mètres de la station. Le prix de l’essence à la pompe est de 595 FCFA contre 1000 FCFA le litre auprès de ces revendeurs à la solde des pompistes.
Le carburant n’est pas la seule denrée en pénurie dans la ville. Le gaz butane fait aussi courir ceux qui en ont besoin. Ainsi, les coffres des voitures qui sont habitués à transporter des bidons vides pour la recherche de l'eau servent maintenant pour le transport des contenants du gaz.

Florent Sogni Zaou
sognizaou@starducongo.com
Lu 585 fois


Vos commentaires:

1.Posté par Mona Lisa le 16/06/2015 20:55 | Alerter
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A quand la démission du ministre responsable de la distribution de l'essence pour ce grave manquement a ses fonctions? Comment peut-on évoluer dans un pays ou l'on manque de ce genre de biens de 1ere nécessité et dont nous sommes producteurs? Pas d'eau potable, pas d'electricite, plusieurs familles, plusieurs enfants manquent de nourriture et d'habitats decents. Quelle folie?

2.Posté par COCO le 20/06/2015 15:39 | Alerter
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Situation ubuesque pour un pays producteur de pétrole !! que fait la CORAF? la S.N.P.C. ? Et dire que monsieur 17% veut encore briguer un autre mandat à la tête du pays en modifiant la constitution que lui même a taillé à sa mesure, avec de telle gestion des produits de premières nécessités , le Congo continu sa descente aux enfers ! IL n'y avait pas d'eau ,ni d'électricité dans un pays qui draine le un tiers de l'eau du monde, et voilà que manque maintenant le pétrole produit qui fait les 70% des exportations Congolaises !!! C'est le comble de l'idiotie des gouvernants !!!

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