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Pour la relance du football congolais

Une remise en cause s’impose


Par G.M. | Vendredi 24 Octobre 2008 | Lu 982 fois | 0 Commentaire

Le football congolais, notamment masculin, n’a plus rien à se mettre sous la bottine, sur le continent. Une saison vient de se terminer, encore, sur un constat d’échec et d’amertume.



Des Diables-Rouges tristes et abattus: Ondama Nguessi, Delvin Ndinga, Mouaya Pitchou, Prince Oniangué, Christel Kimbembé et Willy Endzanga.
Des Diables-Rouges tristes et abattus: Ondama Nguessi, Delvin Ndinga, Mouaya Pitchou, Prince Oniangué, Christel Kimbembé et Willy Endzanga.


Clubs et sélections nationaux ont été, tour à tour, débarqués des compétitions africaines. Ainsi, mauvais résultats après mauvais résultats, ce football semble frappé par la fatalité de l’échec. Que faut-il faire pour enrayer cette dramatique spirale et permettre aux passionnés du ballon rond congolais de goûter, après une interminable traversée du désert, aux joies des victoires?

Les échecs du football congolais ne sont pas un fait nouveau. Beaucoup avaient même tiré la sonnette d’alarme, afin d’essayer de réveiller ceux qui se complaisent dans l’insouciance.
L’on s’était consolé, avec raison d’ailleurs, de l’envolée victorieuse des Diables-Rouges juniors, cuvée 2007, champions d’Afrique . On avait applaudi, tout en s’interrogeant sur l’avenir. La réponse est venue cette année: la quintuple débâcle qui torture, apitoie, énerve et, peut-être, interpelle les férus congolais de football.

De toutes ces éliminations, il convient, donc, maintenant, d’en tirer les leçons. C’est, il nous semble, l’affaire des techniciens, des pontes fédéraux et des responsables sportifs à divers degrés.
L’élite du football n’est plus compétitive, on le sait. A quoi cela est-il dû? Quelle est la situation de cette élite? Jusqu’où notre football a-t-il reculé? Bref, de quoi souffre-t-il? C’est à toutes ces questions et tant d’autres qu’on devrait tenter d’apporter une réponse, des réponses, car le sujet est vaste et les problèmes nombreux et divers. Quant à nous, simples observateurs, on ne peut s’empêcher de faire quelques observations que voici:

1. Les pontes fédéraux ont cru être investis de la mission de rechercher des résultats immédiats, oubliant l’essentiel: réfléchir sur l’avenir d’un football congolais bien malade et trouver des solutions pour son développement. Pourtant, leurs proclamations officielles mettaient l’accent sur la prise en main, notamment, du football des jeunes, la recherche des financements, la refonte des compétitions de l’élite, etc. Rien ne s’y fait. Et, d’aucuns affirment que la Fédération congolaise de football s’est muée en une triple agence de voyage, de production de devis pour les compétitions internationales et de confection des contrats juteux.

2. Notre football est en retard d’une guerre à cause, entre autres, de la faiblesse de nos structures, de l’absence des supports économiques, et, également- là c’est plus grave- de l’insuffisance qualitative et quantitative de dirigeants et de techniciens compétents pour assurer autant la gestion de la fédération et des clubs, l’encadrement des jeunes au niveau de la détection, de l’orientation et de l’initiation, que de la formation de l’élite compétitive.

3. Ce football mérite, donc, un traitement de choc. En attendant, il faut passer, sans tarder, à une structuration des compétitions, par niveaux, dans les ligues. Et dégager une élite nationale, capable, à long terme, de tenter de rattraper les autres nations.

4. Les compétitions des juniors, cadets et minimes devraient renaître, pour assurer, bon an mal an, la relève des générations...

La Fédération a du pain sur la planche. Mais, il ne suffit pas de charger son comité exécutif, seul, de tous les péchés d’Israël, comme dirait Carioca. Quelle serait, avait-il écrit, la part de responsabilité de tous ceux qui gravitent autour de lui, dans l’organisation du football national? Simple giron d’enregistrement ou partie prenante dans l’élaboration de la politique de football, si elle existe réellement? Par ailleurs, que pensent les pouvoirs publics de la situation actuelle de notre sport, en général? Celui-ci frôle la faillite: son introduction à l’école et à l’université a fait long feu, sa pratique dans les milieux extra-scolaires, au niveau de la masse dans les quartiers, les villages, etc. est limitée en raison de l’insuffisance des infrastructures, la pénurie des moyens matériels et financiers est manifeste. Si l’Etat est bénéficiaire des sacrifices consentis par les dirigeants bénévoles des associations sportives, pourquoi répugne-t-il à leur allouer une subvention, ne le cachons pas, notamment aux clubs de l’élite footballistique?

Il faut pousser la réflexion, une réflexion sincère, courageuse, dépourvue de toute démagogie. Cela passe par une profonde remise en cause des convictions, par les uns et les autres. L’avenir du football congolais en dépend. Le débat est ouvert.

Lasemaineafricaine
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