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« Poussière de ville ». Moussa Toure porte à l'écran le quotidien des enfants perdus de Brazzaville


Par | Jeudi 21 Mars 2013 | Lu 673 fois | 3 Commentaires



« Poussière de ville ». Moussa Toure porte à l'écran le quotidien des enfants perdus de Brazzaville
« Poussières de ville » est un documentaire de 49 minutes sur les enfants de la rue à Brazzaville. C’est l’histoire d’une rencontre entre le réalisateur sénégalais Moussa Touré et sept gamins congolais en 2001.

Il y a Makassela, Kabila, Brudei, Van, Gotran, Bonik et Raïssa, « les sept salopards » comme ils se surnomment. Leur âge varie entre 8 et 19 ans. Ils dorment dans la rue. La caméra de Moussa Touré commence à filmer les enfants au saut du lit, dans leur refuge du marché Total. Ce sont des histoires d’enfants perdus. Makassela lui a 13 ans. Il dort dans le marché depuis la guerre de 1997 qui a embrasé Brazzaville. Raïssa le grand, a 8 ans, il dort dans la rue parce qu’il abandonné l’école. Son père voulait qu’il y retourne. Au final, Raïssa a pris la poudre d’escampette.

La caméra de Moussa Touré suit avec tendresse ces enfants. Il n’y a pas de voyeurisme dans ce film. Mais une douce lumière tropicale et des sourires d’anges perdus. Pas d’images chocs, de gros mots, de drogue et de dealers non plus. Juste sept garçons qui ont tout l’air d’être une bande de joyeux lurons espiègles. Un regard engagé sur la misère sociale qui frappe nos grandes villes.

Le cinéaste sénégalais a tourné ce film au mois de juillet 2001 et c’est sa société les Films du crocodile, qui a assuré la production en grande partie. Moussa Touré est né en 1958 à Dakar, il commence très jeune sa carrière dans le cinéma en tant que technicien (électricien, assistant réalisateur), pour réaliser son premier court-métrage en 1987. Puis son premier long-métrage en 1991, Toubab Bi, primé de nombreuses fois. À ce jour, Moussa Touré a réalisé une dizaine de films, tous genres confondus. En 2002, il initie le Festival «Moussa invite» à Rufisque au Sénégal. Ce festival fait la promotion de documentaires africains réalisés par des Africains. En 2011, le FESPACO (Festival panafricain du Cinéma de Ouagadougou) lui confie la présidence du jury des films documentaires.

En 2012, c’est la consécration, il remporte le Tanit d’or au festival du film de Carthage en Tunisie pour « La pirogue », un drame sur l'immigration clandestine des Africains vers l’Europe.

CAROLE MANDELLO
carolemandello@starducongo.com
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Vos commentaires:

1.Posté par omer bitoum le 22/03/2013 15:07 | Alerter
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il n y a pas eu une grande reflexion sur la situation des enfants en detresse au sortir des nombreuses guerres que le congo a connu.l'heure est venue d'associer l'unicef/brazza et le gouvernement sur cette question extremement sensible. scolarite obligatoire, atteinte des omds( omd 3 je pense sur la scolarisation universelle), octroie des bourses d'etudes, construction d'orphelinat...au congo et a l'unicef de reflechir .

enfin que les gens ne repârtent plus dans les guerres.c'est bien d'applaudir une avancee des cobras des zoulous des ninjas...mais apres il y a des effets boomerangs. merci moussa.merci carole.

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