Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Premier congrès extraordinaire du M.c.d.d.i : Non au changement de Constitution et présentation d’un candidat en 2016


Par Lasemaineafricaine.net | Samedi 11 Avril 2015 | Lu 322 fois | 0 Commentaire

«Dans la cohésion et la discipline, allons au congrès de clarification, détermination, d’unité et de confiance», tel était le thème du premier congrès national extraordinaire du M.c.d.d.i (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) qui s’est tenu du 3 au 4 avril 2015, au palais des congrès, à Brazzaville. Sous le patronage du secrétaire général, Guy-Brice Parfait Kolélas, qui a placé ce congrès comme un rendez-vous «de clarification, de détermination, d’unité et de confiance».



Guy-Brice Parfait Kolelas
Guy-Brice Parfait Kolelas
A l’issue de ce congrès qui a réuni 1250 délégués venus de tous les départements, le M.c.d.d.i a réaffirmé sa position, en disant «non» au changement de la Constitution et en optant pour la révision constitutionnelle. De même, le parti fondé par Bernard Bakana Kolélas a décidé de présenter son propre candidat à l’élection présidentielle de 2016, mais ce candidat n’a pas encore été désigné. Enfin, le M.c.d.d.i a réaffirmé son attachement à l’alliance avec le P.c.t (Parti congolais du travail) et a adopté une motion de soutien au président de cette alliance.

La cérémonie d’ouverture était marquée par la présence de plusieurs leaders politiques, aussi bien des partis de la majorité présidentielle que de l’opposition. Ainsi, le secrétaire général du P.c.t et président par intérim de la majorité présidentielle, Pierre Ngolo, les présidents Bernard Mbatchi (R.d.p.s), Jean-Claude Ibovi (M.d.p), Michel Mampouya (P.s.v.r), Nicéphore Fylla Saint-Eudes (P.r.l), Anguios Nganguia-Engambé (P.a.r), Clément Mierassa (P.s.d.c), Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’U.pa.d.s, Juste Mondelé, secrétaire général du Club 2002-P.u.r, les représentants de nombreux partis, (R.d.d, U.d.r-Mwinda, U.d.r.c, Up, Cadd, Must, M.a.r, Rc, U.f.d, Pulp, C.n.r, M.c.r, Convergence citoyenne, M.s.d, A.f.d.c, J.s.f, etc). Parmi les individualités, on peut citer les députés José Cyr Ebina, Anicet Gomas, l’ancien député Jean-Paul Matsima, Anatole Ibombo, etc.
Comme à pareille occasion, les militants étaient mobilisés en grand nombre. Dans la cour du palais des congrès, six groupes folkloriques rivalisaient d’ardeur, pour assurer une ambiance de fête. Dans la salle, les congressistes et leurs invités ont été égayés par les notes de l’artiste-musicien Clotaire Kimbolo «Douley» avec ses chansons appelant à l’unité, à la cohésion, à la fraternité, la paix, etc.
A côté de la tribune trônait un portrait géant du président-fondateur du M.c.d.d.i, Bernard Bakana Kolelas. L’entrée en salle du secrétaire général du M.c.d.d.i a été fortement ovationnée par les militants en liesse.
«La crise politique congolaise est une crise de confiance entre acteurs politiques congolais et non une crise des institutions régies par la Constitution de 2002. Cette crise de confiance est née: 1-du non-respect des accords politiques; 2-du non-respect des consensus politiques; 3-de la mauvaise gouvernance électorale; 4-des frustrations des uns et des autres, privés des victoires politiques perdues suite à des manœuvres politiciennes; 5-du divorce entre une population désabusée, qui déserte les urnes et une classe politique qui, pour seul argument, distribue à tout va des billets de banque pour asseoir une corruption qui gangrène le tissu politique national. La liste des maux qui minent le tissu politique congolais est longue, nous ne saurons nous y attarder, ici. Sinon que, simplement, demander d’aller à l’essentiel, qui est le respect des textes de la République, des textes acceptés par nous-mêmes, que nous ne voulons pas appliquer, mais que déjà, on veut changer», a dit Guy-Brice Parfait Kolélas, dans son discours d’ouverture.
L’ordre du jour de ce congrès, qui s’est tenu après les congrès départementaux qui se sont déroulés du 21 au 23 mars 2015, comportait une seule affaire portant sur la détermination de la position du parti sur quelques questions politiques majeures liées à l’actualité politique nationale. Le M.c.d.d.i s’est prononcé pour le non changement de la Constitution. Car, selon les congressistes, le changement de la Constitution correspondrait, dans le contexte politique actuel au Congo, à «une violation collective et flagrante des statuts et de la Constitution». En conséquence, ils se sont prononcés, unanimement, pour le «non» au changement de la Constitution. Ils sont seulement favorables à la révision de la Constitution.
S’agissant de la présentation des candidats, en 2016, les congressistes ont également décidé, à l’unanimité, que le parti doit avoir un candidat, en 2016, afin de défendre, devant le peuple congolais, son projet de société.
Au sujet des alliances politiques, les congressistes recommandent au bureau exécutif national de négocier, en temps opportun, des accords politiques avec d’autres partis politiques.
A propos du maintien de l’alliance P.c.t-M.c.d.d.i, elle demeure comme il est indiqué socle de l’unité nationale, cependant, il est impérieux de relire cette alliance, pour y garantir la prise en compte effective des intérêts du M.c.d.d.i, ils ont recommandé au bureau exécutif de tout mettre en œuvre pour cela. Les congressistes ont adopté une «motion de remerciements au président de l’alliance M.c.d.d.i-P.c.t, Son Excellence Denis Sassou-Nguesso», mais ils ont fait une recommandation sur «la renégociation des termes de l’alliance». Ils ont aussi confirmé la recommandation du bureau exécutif national sur «l’institution d’une commission nationale vérité, réconciliation, justice et paix».
A l’unanimité, ils sont réaffirmé leur confiance sans faille au secrétaire général du M.c.d.d.i, Guy-Brice Parfait Kolélas, pour conduire le M.c.d.d.i sur son élection présidentielle en 2016.

Pascal-Azad DOKO
Lu 322 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer

Politique