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Quel ministre de l’économie et des finances pour la nouvelle République ?


Par La Semaine Africaine | Samedi 30 Avril 2016 | Lu 1091 fois | 2 Commentaires

Le président de la République, qui vient de lancer le grand chantier de la nouvelle République sur les voies de la rigueur dans le travail, la lutte sans merci contre la corruption, le changement des mentalités, a, semble-t-il, fort à faire avec l’actuel ministre des finances. Des scandales à répétition ont, d’une certaine manière, embrumé l’image de cet homme qui voulait faire croire qu’il était un financier de rigueur.



Le ministre Gilbert Ondongo
Le ministre Gilbert Ondongo
Les espoirs du père de la Nation sur cet universitaire ont été rudement mis à l’épreuve et il semblerait que la cupidité de notre argentier national a eu raison de l’espoir que le président de la République avait placé en lui.

Un véritable cocktail de dérives a été servi aux Congolais, venant de manœuvres désobligeantes et allant jusqu’à saper la bienveillante action gouvernementale du chef de l’Etat:
- la «Lettre du Continent» du 20 octobre 2011 évoquait la passe difficile de Gilbert Ondongo, après l’interpellation de son épouse à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle, le 1er octobre 2011, avec des valises d’argent liquide. Elle n’était pas hélas, à son premier forfait, car au début de la même année, elle a été interpellée à l’aéroport de Johannesburg, en Afrique du Sud, pour le même motif;
- en juin 2013, «Œil d’Afrique» a publié, quant à lui, un article sur «les conflits d’intérêts sous le cocotier»; il était question, ici, de l’implication du ministre des finances, selon plusieurs témoignages, dans «un deal avec une compagnie aérienne internationale desservant le Congo et un grand fournisseur de mobiliers de bureau, aujourd’hui leader en la matière sur la place de Brazzaville».
En effet, poursuit l’article, «pendant que le Congo travaillait pour son accession à l’Initiative P.p.t.e (Pays pauvre et très endetté), l’une des multiples conditions exigées par le Fond monétaire international était «la fin des monopoles dans l’attribution des marchés d’Etat». Mais, cela n’a pas empêché notre ministre des finances de passer outre. Une rumeur persistante, confirme le même article, fait état du don par ladite compagnie aérienne au ministre Ondongo, d’un immeuble de cinq étages au centre-ville et de conclure: «Depuis des années, la ligne Paris-Brazzaville-Paris est devenue la plus rentable de cette compagnie qui s’est longtemps employée à conserver le monopole sur la destination «Brazzaville»; pour ce faire, bénéficier des faveurs d’un ministre était primordial pour elle. Ce qui d’ailleurs justifie le cout élevé des tarifs sur Brazzaville».
Le même article renchérissait que le ministre Gilbert Ondongo aurait «dealé» avec cette même compagnie, en vue d’amener tous les officiels congolais se rendant en mission hors du pays, à voyager exclusivement par son moyen. La seule présentation de l’ordre de mission au Ministère des finances donnait immédiatement lieu à la délivrance d’un M.c.o (Miscellanous charge order), le plus souvent en classe affaire. Ce monopole aurait ainsi permis à cette compagnie aérienne de faire un bon chiffre d’affaires et au ministre de l’économie et des finances de se «retrouver».
- Enfin, le scandale du Portugal est venu porter le coup fatal à l’image et à l’honneur du président de la République qui doit se sentir hautement trahi par celui qui s’était livré à une opération de charme lors de sa nomination. Dans un discours, on dirait ampoulé, en vue de séduire le chef de l’Etat, notre ministre déclarait «qu’il n’accepterait pas que les recettes de l’Etat échappent désormais au Trésor public» et avait également juré «qu’il irait en guerre contre tous les «macros» et «profito-situationistes» patentés qui demandent des exonérations fantaisistes, afin de se remplir les poches et escroquer l’Etat. «Aucun franc ou centime appartenant à l’Etat ne sera laissé ni à la traîne, ni à la disposition d’un quelconque prédateur ou réseau mafieux local». Ce fut quasiment le contraire qui nous a été servi.
Comme le rapporte, le 7 février, Luis Rosa du journal «Observator» du Portugal: «…Ce matin, Paulo Santana Lopes avait avoué, lors de son interrogatoire à la Cour centrale d’instruction criminelle, avoir commis des crimes de corruption au Congo, mais pas au Portugal, en ajoutant, selon le même journal, que l’immeuble (comme une villa de luxe à Quinta da Marinha) et de grandes quantités de «cash» qui ont été saisies et des documents à ordre appartiennent au ministre des finances de la République du Congo, Gilbert Ondongo». On fait état de huit millions d’euros en liquide soigneusement cachés dans ladite villa.
Paulo Santana Lopes est le frère d’un ex-premier ministre portugais. Il a été arrêté en même temps que José Veiga, patron d’une société installée au Congo. Interrogé avant lui par la justice portugaise, il aurait, selon la chaîne de télévision portugaise C.m.t.v, avoué et livré José Veiga. Paulo Santana Lopes a donc admis, devant le juge Carlos Alexandre, la corruption au Congo, mais pas au Portugal.
La chaîne de télévision C.m.t.v a suivi pas à pas les mouvements de l’opération «Rota do Atlantico» jusque devant les grilles de la résidence du ministre des finances du Congo, Gilbert Ondongo. Celui-ci l’aurait reçu en échange d’un marché de près d’un milliard d’euros, confie le même journal. Aujourd’hui, pour aider à la manifestation de la vérité, notre ministre des finances devrait, en principe, répondre devant une haute cour de justice congolaise, pour avoir complètement abandonné à son triste sort, Monsieur José Veiga, suites aux accusations portées contre lui par la justice portugaise. Une attitude bien peu amicale auprès de celui qu’il a certainement et fraternellement appelé «cher ami». Mais, le peuple n’est pas dupe.
Ce qui pourra paraître assez surprenant pour tout citoyen lambda, c’est le silence très prononcé de ces O.n.g de lutte contre la transparence qui n’ont point daigner laisser couler une seule goutte de salive pour demander au parquet de la République de s’autosaisir de la question, mais qui, pourtant, se livrent avec un malin plaisir à l’instrumentalisation du scandale de «Panama papers», comme s’il était illégal de posséder un compte dans un paradis fiscal. Ces pseudo-coalitions, à l’instar de «Publiez-Ce-que Vous-Payez» du Congo-Brazzaville, devraient se garder de se livrer à une telle manœuvre, car elles-mêmes n’ont jamais communiqué sur les principales sources de leur financement et encore moins sur l’usage des fonds qu’elles reçoivent. Cette complaisance un peu coupable du gouvernement leur donne trop de zèle. Elles crieront à coup sûr au complot, lorsque le même parquet s’autosaisira sur les questions financières les concernant, étant donné que les différents rapports des fonds qu’elles reçoivent sont souvent renvoyés vers les donateurs. Encore qu’il faut s’interroger sur la morale des actions multiples de leur principal donateur. Ce grand milliardaire qui essaie de conforter sa richesse dans la spéculation et non dans des investissements utiles dans l’économie réelle.
Et si cette curieuse détermination de ces O.n.g à la solde des fossoyeurs de la stabilité du Congo n’était qu’un coup dans un coup ourdi par certaines personnalités du milieu interne, en vue de déstabiliser un homme qui serait en train de gagner depuis un moment en visibilité quasi honorable? Pourquoi se taire sur une somme de huit millions d’euros thésaurisée dans une villa en Europe et se dire scandalisées par l’ouverture d’un compte dans un paradis fiscal qui, sans conteste, demeure une opération quasi-ordinaire à laquelle se livrent même les citoyens supposés honnêtes de la planète?
Les animateurs de ces O.n.gs, devenus pour la plus part opposants systématiques du pouvoir de Brazzaville au profit des forces étrangères, n’ont jamais fait prévaloir l’alternance en leur sein. Ils y sont depuis qu’ils ont 25 ans. On leur compte aujourd’hui environs 45 et 50 ans d’âge, ils sont aux mêmes postes, nourris par ces forces extérieures qui orientent leur travail. Pour cette seule raison, ils ne sont ni crédibles, ni sérieux pour notre pays. Si donc le parquet devrait ouvrir une enquête, elle devra commencer par un audit réel de leurs propres comptes dont on ne sait malheureusement rien.
L’homme à l’origine de cette petite cabale a été lui-même condamné, il y a quelques années, à un an d’emprisonnement avec sursis pour détournement de fonds, abus de confiance et faux en écriture privée. Son action à la tête de cette campagne est sans fondement. C’est un petit esprit instrumentalisé et emporté comme une petite feuille morte par le vent de la naïveté et de d’insolence. Ce n’est point un défenseur des droits de l’homme, mais un petit agent des forces du mal qui essaie de survivre pour n’avoir pas pu terminer ses études de droit.
Le peuple congolais qui a renouvelé sa confiance au président de la République, attend de ce dernier des actes forts dans le choix de ses nouveaux collaborateurs, pour un gouvernement résolument tourné vers le travail et le développement réel du pays. Car sur la «route vers le développement», la tolérance zéro sera à jamais de mise.

Alex NGOULOU
KOMBO
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Vos commentaires:

1.Posté par isidore aya de makoua le 30/04/2016 11:49 | Alerter
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2.Posté par isidore aya de makoua le 30/04/2016 14:05 | Alerter
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